En , Gabriel Faye, alors administrateur de la Haute-Vienne, est élu député du département, le sixième sur sept, à l'Assemblée nationale législative[1]. Il vote en faveur de la mise en accusation de Bertrand de Molleville, ministre de la Marine[2], et du marquis de Lafayette[3].
La monarchie française s'effondre à la suite de l'insurrection du 10 août 1792. En septembre, Faye est réélu député de la Haute-Vienne, le cinquième sur sept, à la Convention nationale[4]. Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il se prononce pour la détention durant la guerre et le bannissement à la paix et vote en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution. Il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[5] et en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[6]. Sur motion de Jean-Pierre-André Amar, au nom du Comité de Sûreté générale, il est décrété d'arrestation en ainsi que les autres députés ayant protesté contre les journées du 31 mai et du 2 juin[7]. Il est libéré et réintégré à son poste de député en frimaire an III ()[8].