Gabriel de Lautrec
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| Naissance |
Béziers, |
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| Décès | (à 71 ans) |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | Français |
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| Genres |
Œuvres principales
- La Vengeance du portrait ovale
Gabriel de Lautrec, né le à Béziers et mort le , est un romancier, poète, traducteur et humoriste français.
Gabriel de Lautrec est un cousin du peintre Henri de Toulouse-Lautrec, mais il n'entretenait avec lui que des rapports distants[1]
Il est le disciple oublié d'Alphonse Allais. Chroniqueur, traducteur et poète, il fut aussi un franc rigolo.
Il apparaît à Paris en 1889, svelte et élégant, portant monocle, il est vicomte, et fume le cigare. Répétiteur dans un lycée parisien, il fréquente les brasseries littéraires du Quartier latin et fait la rencontre d'Alphonse Allais au Chat noir, le cabaret montmartrois. Il obtient sa licence ès lettres et publie le recueil de Poèmes en prose (1898) qui lui ouvre les portes du Tout-Paris littéraire.
Gabriel de Lautrec tient salon à Passy où il reçoit Jean Lorrain, Willy, Jean de Tinan, Alfred Jarry, Oscar Wilde et Paul Verlaine. Il avait rencontré ce dernier « un soir, devant un café, naturellement, rue Soufflot. Un homme de cinquante ans, fatigué, traînant la jambe, mais fier. Et une vraie tête de faune. » À la mort du poète, Gabriel de Lautrec veille son corps. Il avouera dans ses mémoires avoir dérobé une mèche de ses cheveux.
Parmi ses titres de gloire, il faut noter la fondation en 1930 de l'Académie de l'humour avec Curnonsky et Courteline.
Il a également traduit des contes de Mark Twain, qu'il a fait précéder d'un essai sur l'humour.
Il est évoqué par Roland Dorgelès dans Au beau temps de la Butte, Paris, Albin-Michel, 1963, pp.178-181, mais aussi par Maurice Magre, dans Pourquoi je suis bouddhiste, éditions Dire, 2000, pp.43-47.
En 1929, Lautrec prend sa retraite de professeur de latin à Marseille puis revient à Paris, malade et dépité. Il n'a pas connu de véritable consécration. Candidat malheureux à l'Académie française en 1923, il obtient la Légion d'honneur en 1936.
Œuvres
- Poèmes en prose (1898)
- Les Roses noires (1906)
- "Histoire d'un inconnu" (Akademos, )
- Monsieur de Crac (1913) (Pierre Lafitte & Cie éditeurs - ill. de R. de la Nézière)
- André Foy, Joseph Hémard (1920), éditions Galerie Montaigne, Paris
- Le Serpent de mer (1922)
- La Vengeance du portrait ovale (1922 ; rééd. 1997 dans la coll. « L'Alambic », L'Esprit des Péninsules)
- Souvenirs des jours sans souci (1938)