Galerie Ravenstein
galerie à Bruxelles, Belgique
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La galerie Ravenstein (en néerlandais : Ravensteingalerij) est une galerie couverte marchande située dans le centre de la ville belge de Bruxelles, réalisée dans les années 1950. Elle occupe l'emplacement du palais Granvelle, palais construit vers 1555 et qui fut détruit en 1931.
| Galerie Ravenstein | |
Galerie Ravenstein. | |
| Création | 1958 |
|---|---|
| Géographie | |
| Commune(s) | Bruxelles |
| Quartier(s) | Mont des Arts |
| Coordonnées | 50° 50′ 41″ nord, 4° 21′ 30″ est |
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La galerie débute au nord-ouest de la rue Cantersteen ainsi que par un passage souterrain provenant de la gare de Bruxelles-Central. Au sud-est, la galerie débouche sur la rue Ravenstein, en face de l'entrée principale du Palais des Beaux-Arts (Bozar) et de la courte rue Baron Horta qui mène au parc de Bruxelles.
Historique
Victor Horta prévoit déjà en 1925, de lier sa gare Centrale par des passages couverts aux quartiers des environs, mais son projet ne se réalise pas[1].
La galerie Ravenstein forme une connexion entre la ville basse (côté nord-ouest) et la ville haute (côté sud-est). Elle est finalement construite de 1954 à 1958 en style international par «L’Immobilière Electrobel» d'après les plans des architectes Alexis et Philippe Dumont. Outre la galerie proprement dite, elle comporte un parking souterrain de deux niveaux et deux ailes de bureaux à quatre étages[2].
La galerie est au début prévue pour 81 magasins[2]. Elle est traversée par 70 000 navetteurs par semaine[3], mais « il s'agit davantage de flux piétons que de flux clients »[4]. Elle a pourtant trouvé un clientèle fidèle : les fonctionnaires de bureaux avoisinants. Le chanteur Arno raconte les années 1980 :
« Nous suivions, pendant une semaine, tous les habitués, principalement des fonctionnaires. Au matin la plupart entre eux allait directement du comptoir au bureau. Ou à la maison, en « congé de maladie », pour cuver leur ivresse. Ça ne s'arrêtait jamais, sauf le week-end, là, tout était fermé. »
— Arno, interview en 2006[3]
Il y a de l'HoReCa pour le repas de midi, des cafés pour le soir, et le vendredi soir, on danse. Pour changer la situation, la ville prend le groupe immobilier Robelco à bord, en 2001. En 2005, ce groupe pousse les cafés vers la sortie, pour diversifier l'offre. La galerie doit devenir, pour le promoteur, une « attraction commerciale, au niveau du BOZAR et du Mont des Arts »[5],[6]. Des nouveaux magasins ouvrent - et ferment à nouveau. La grande librairie Libris s'y tient de 2007 à 2009[4].
En 2018, plusieurs espaces commerciaux sont occupés par des bureaux, il y a toujours de l'horeca pour la pause de midi, et les deux anciens cafés des fonctionnaires qui ont survécu[7].
Caractéristiques
La galerie proprement dit, longue de 80 m et de 7,1 m d'ouverture couverte par une voûte en berceau mène à une rotonde couverte par une coupole de 23 m. Voûte et coupole sont construites en dalle de verre enrobées dans du béton armé[8]. Des escaliers au tour de la rotonde font franchir le dénivelé entre les deux entrées. Les rampes des escaliers sont d'un style typique de l’époque de l’exposition de 1958, au même titre que les poignées des portes et les mosaïques du sol[9].
Les porches d'entrée, sont couverts de peintures des vents, des constellations, des Éléments et d'Apollon par Ado Baltus[2],[10].
Une sculpture d'Olivier Strebelle, l'Enlèvement d'Europe, y avait été placée dans le bassin qui a jadis remplacé le Groote Pollepel (en français : « grande cuillère »). En 2006, le bronze a mystérieusement disparu. Depuis cette disparition, cette fontaine au bassin en mosaïque est inutilisée.
- Entrée nord-ouest.
- Entrée nord-ouest.
- Vue axiale.
- La coupole.