Galvanotypie

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Comparaison : gravure sur bois à gauche, et cliché galvanotype à droite (États-Unis, 1840).
Publicité d’une entreprise de galvanotypie (electrotype) aux États-Unis, 1894.
Gravure sur bois reproduite par galvanotypie (illustration de M. Fitzgerald pour Carmilla de Le Fanu, 1872).
Atelier de galvanotypie du New York Herald, 1902.

La galvanotypie (de Galvani, et type, forme d’impression en relief) est un procédé de reproduction à l'identique d'un modèle original, une application de la galvanoplastie, dans le domaine de l’imprimerie. Elle permet d’obtenir par électrolyse des moulages métalliques pour fabriquer des formes imprimantes en relief, appelées clichés ou stéréotypes, ou des formes en creux comme pour la gravure au burin, en taille-douce ou à l’eau-forte.

La galvanoplastie se développe au début du XIXe siècle avec les travaux de l’Italien Luigi Valentino Brugnatelli et surtout de Moritz Hermann von Jacobi à Saint-Pétersbourg, qui propose en 1837 le nom de galvanoplastie, en hommage à Galvani. Jacobi réalisera par ce procédé les sculptures de la cathédrale Saint-Isaac de Saint-Pétersbourg. De son côté, la même année, Thomas Spencer poursuit les mêmes recherches en Angleterre. En France, la maison Christofle utilise industriellement la galvanoplastie.

Le domaine de l’imprimerie ne manque pas de s’y intéresser. Avec le développement des journaux et des livres, la composition des textes par le procédé inventé par Gutenberg et la demande en illustrations sont difficilement satisfaits. Il s’agit de multiplier les formes imprimantes des textes, des images, ou des deux combinés, au moyen de stéréotypes obtenus par moulage. La galvanoplastie offre des possibilités infinies grâce à sa précision. La mince plaque de cuivre obtenue est remplie au dos de plomb typographique, puis montée sur bois à hauteur de papier. Firmin Didot l’utilise en 1848 pour imprimer le billet de cent francs provisoire[1], avec l'aide d'Anatole Hulot, lequel sera employé par Jean-Jacques Barre pour imprimer le premier timbre français, le vingt centimes noir, grâce au même procédé.

Techniques

Notes et références

Voir aussi

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