Gare de Masta
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| Masta | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | Belgique |
| Commune | Stavelot |
| Section | Masta |
| Coordonnées géographiques | 50° 24′ 30″ nord, 5° 58′ 08″ est |
| Caractéristiques | |
| Ligne(s) | 45, Waimes à Trois-Ponts |
| Voies | 0 |
| Quais | 0 |
| Historique | |
| Mise en service | |
| Fermeture | |
| modifier |
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La gare de Masta est une ancienne gare ferroviaire de la ligne 45, de Waimes à Trois-Ponts située à Masta, sur le territoire de la commune belge de Stavelot, dans la Province de Liège en Région wallonne.
Établie à 330 mètres d'altitude[1], la gare de Masta était située au point kilométrique (PK) 12,0 de la ligne 45, de Waimes à Trois-Ponts entre la halte de Meiz et la gare de Stavelot. Jusqu'en 1918, elle était la dernière gare avant la frontière entre l'Allemagne et la Belgique.
Historique
La ligne de Waimes à Malmédy, alors en territoire allemand, est mise en service le en tant qu'embranchement de la ligne des Fagnes (Vennbahn). Son prolongement vers Stavelot, située depuis 1867 sur la ligne de chemin de fer de la jonction Grand Ducale (Pepinster - Spa - Trois-Ponts - Gouvy - Luxembourg), semblait aller de soi mais le gouvernement belge déclinait les propositions en ce sens émanant de Berlin, en raison des craintes de prêter le flanc à une éventuelle invasion allemande.
En dépit d'un accord international et de l'achèvement de la section entre Malmédy et la frontière dès 1909, l’État belge retarde les travaux de son côté et convient d'un tracé tortueux, sans grand effort pour atténuer le relief, aux ponts et talus trop faibles pour tolérer le poids des trains de fort tonnage[2] ; le tunnel à la sortie de Stavelot est quant à lui doté de chambres de mine. La section de Stavelot à la frontière allemande est inaugurée le [3] et la ligne comporte une gare à Masta[2], alors le dernier arrêt avant la frontière.
Masta a alors le statut de halte, administrée depuis Stavelot[2], et la ligne est parcourue par des trains secondaires.
Les précautions lors de la construction de la ligne se montreront payantes puisqu'elles contraindront l'occupant à réaliser une ligne entièrement nouvelle, de Recht à Vielsalm, afin de disposer d'un chemin de fer apte au trafic intense des transports de troupes et de matériel militaire ; l'armée échouera cependant à mener à bien la destruction du tunnel de Stavelot.
À l'issue de la Première Guerre mondiale, Malmédy est rattaché à la Belgique et l'ensemble de la Vennbahn est exploitée par les Chemins de fer belges. La SNCB met fin au trafic des voyageurs entre Stavelot et Waimes le [3]. Le bâtiment de la gare est finalement démoli en 1973[4].
La ligne ferme aux marchandises en 1983, rouvre entre 1989 et 2006 pour divers trafics marchandises avec quelques années d'inactivité ; les rails sont finalement retirés en 2008 et un chemin du réseau RAVeL est implanté sur la ligne en 2010.
