Gare de Saint-Didier-sur-Arroux
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58170 Saint-Didier-sur-Arroux
| Saint-Didier-sur-Arroux | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | France |
| Commune | Saint-Didier-sur-Arroux |
| Adresse | Bousson 58170 Saint-Didier-sur-Arroux |
| Coordonnées géographiques | 46° 50′ 47″ nord, 4° 06′ 26″ est |
| Gestion et exploitation | |
| Exploitant | Fermée |
| Services | TER Bourgogne-Franche-Comté |
| Caractéristiques | |
| Ligne(s) | Nevers à Chagny |
| Voies | 3 |
| Quais | 2 (disparues) |
| Altitude | 300 m |
| Historique | |
| Mise en service | |
| Fermeture | 1952 |
| modifier |
|
La gare de Saint-Didier-sur-Arroux est une gare ferroviaire française disparue de la ligne de Nevers à Chagny, située sur la commune de Saint-Didier-sur-Arroux, dans le département de la Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Elle est mise en service en 1867 par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) et désaffectée en 1952. Le bâtiment a disparu et il demeure seulement une trace des quais.

Établie à 300 mètres d'altitude, la gare de Saint-Didier-sur-Arroux est située au point kilométrique (PK) 98,072 de la ligne de Nevers à Chagny, entre la gare ouverte de Luzy et celle ouverte d'Étang-sur-Arroux. En direction de Luzy, s'intercale la gare fermée de Millay[1]. Saint-Didier est la première gare passée après la frontière avec la Nièvre[2].
La gare comptait trois voies[3].
La gare est isolée, éloignée de 2 km du bourg, au sud[4], et à quelques kilomètres du bourg de Poil (Nièvre), au nord. Elle est située en bordure de l'étang de Bousson, de 87 hectares[5], et de l'autre côté à l'orée d'un petit bois[3].
Histoire
La gare de Saint-Didier-sur-Arroux est mise en service le par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section de Cercy-la-Tour à Montchanin, de sa ligne de Nevers à Chagny[6].
Le portail web patrimonial du Parc naturel régional du Morvan indique que le chemin de fer est « un axe stratégique pour l'industrie comme pour les passagers : [...] il déssert les usines du Creusot, et fait la liaison avec le PLM (Paris-Lyon-Marseille) à Chagny »[5]. Le livre d'or de la commune de Saint-Didier, un récit collectif conservé par la municipalité, raconte l'importance de la gare dans l'industrie et l'élevage de bovins[5] ; il évoque le développement de commerces autour de la gare, des expéditions de bestiaux pour approvisionner les boucheries de Paris et Lyon et des expéditions de bois[7].
| Image externe | |
| Photographies de la vie de la gare et de l'usine de manganèse, extraite du Livre d'or, saint-didier-sur-arroux.fr. | |
Durant ses dernières années d'activité, la gare sert de débouché à la réouverture de la carrière de manganèse par la Société de manganèse de Saint-Prix, à la Boula[8]. Le Livre d'or situe à 1948 l'année de fondation d'une usine de traitement à proximité de la gare : « De la carrière, le manganèse est amené par camion à l’usine où il subit diverses transformations selon l’emploi auquel il est destiné. Le manganèse pur ou bien mélangé à de la sciure de bois est chargé directement sur wagon à l’aide de trémies[7]. » La carrière et l'usine (aujourd'hui rasée) seront fermés au cours des années 1990[8],[9].
La gare est fermée en 1952 ; celle de Millay à proximité l'est dans le même temps[5].
