Gare de Villecresnes
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94440 Villecresnes
| Villecresnes | |
La gare de Villecresnes avant 1923. | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | France |
| Commune | Villecresnes |
| Adresse | Avenue Foreau 94440 Villecresnes |
| Coordonnées géographiques | 48° 43′ 35″ nord, 2° 32′ 04″ est |
| Gestion et exploitation | |
| Code UIC | 87114538 |
| Services | fermée |
| Caractéristiques | |
| Ligne(s) | Paris-Bastille à Marles-en-Brie |
| Altitude | 81 m |
| Historique | |
| Mise en service | |
| Fermeture | 1994, détruite |
| modifier |
|
La gare de Villecresnes est une ancienne gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Bastille à Marles-en-Brie (dite aussi ligne de Vincennes), située sur le territoire de la commune de Villecresnes, dans le département du Val-de-Marne, en région Île-de-France.
Mise en service en 1875 par la Compagnie des chemins de fer de l'Est, elle est fermée en 1953 par la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) ; son bâtiment voyageurs est détruit en 1994.
Établie à 81 mètres d'altitude, la gare de Villecresnes est située au point kilométrique (PK) 27,980 de la ligne de Paris-Bastille à Marles-en-Brie, entre les gares fermées de Limeil et de Mandres.
Histoire
Mise en service (1875)
La gare de Villecresnes, est ouverte par la Compagnie des chemins de fer de l'Est, sur la ligne de Paris-Bastille à Marles-en-Brie (dite aussi ligne de Vincennes), lorsqu'elle met en service, la section de Boissy-Saint-Léger à Brie-Comte-Robert le [1],[2].
Fermeture provisoire (1939)
Le , le tronçon peu fréquenté entre les gares de Boissy-Saint-Léger et Verneuil-l'Étang est fermé à tout trafic[3] et la gare est temporairement fermée.
Fermeture définitive (1953)
Au début de l'année 1953, la SNCF annonce, que pour des raisons économiques, elle a décidée de supprimer, le , le seul train de voyageurs qui relie Paris à Villecresnes. Il part pour Paris le matin à 6 h 45 et revient à Villecresnes le soir à 19 h 45. Cela signifie la fermeture de la gare de Villecresnes au service des voyageurs, la ligne restant ouverte au service des marchandises. La gare terminus, du service voyageurs, de la ligne de Verneuil à l'Etang devient la gare de Boissy-Saint-Léger. Cette décision provoque une mobilisation pour s'y opposer d'autant que outre les usagers de Villecresnes la gare est également utilisée par ceux de Marolles-en-Brie, Santeny, Brie-Comte-Robert, Mandres et Servon. La mobilisation compte plusieurs centaines d'ouvriers soutenus par leurs municipalités. Les opposants font six rencontres avec la SNCF, mais cette dernière reste sur sa position. Un « comité de défense » est créé avec le soutien trois mille banlieusard[4],[5]. Le :
« Quand le train de 6 h 42 arriva en gare de Villecresnes une centaine de personnes étaient assises sur les rails. Le comité de défense avait choisi ce lieu pour rendre compte de son action à ses troupes. Les cents voyageurs, qui avaient pris place dans le train aux haltes précédentes, descendirent des wagons et se joignirent à ce groupe de la révolte. Ce fut une scène des plus pittoresques. La locomotive sifflait, le chef de gare agitait son drapeau. En vain, les deux cents voyageurs ne reculaient pas d'un pouce. L'un d'eux avait tiré de sa serviette une pétition que chacun signait à tour de rôle. Au bout de dix minutes, le chef de gare essaya de parlementer : toutes les gares me téléphonent, dit-il. On se demande quelle catastrophe s'est produite. Le réseau entier est bloqué. Remontez dans les wagons, je vous en prie... Le téléphone sonne encore. Que vais-je répondre ? (...)[4] »
. Ce n'est qu'après la dernière signature apposée sur la pétition que les voyageurs sont remontés dans leurs wagon. le mécanicien annonçe le départ du train par un sifflet de la machine qui commençe à rouler à 6 h 42. Cela entraine des retards pour quinze trains de banlieue à leur arrivée à Paris et environ 5 000 voyageurs ne sont pas arrivés à l'heure de l'embauche. Une plainte pour « entrave à la circulation des trains » est déposée par la SNCF. Lors d'une dernière entrevue avec le chef de cabinet du ministre des transports chacun reste sur sa position : le déficit de la SNCF contre les problèmes posés aux travailleurs parisiens habitants de six communes. Les autorités annoncent la mise en place de cars en remplacement des trains[4].
La gare est définitivement fermée au trafic voyageurs lors de l'arrêt de ce service le sur la section de ligne au-delà de la gare de Boissy-Saint-Léger[6],[7].
Disparition de la ligne et de la gare (1994)
La section de la ligne entre la gare de Villecresnes, au PK 28,500, et celle de Santeny - Servon, au PK 31,500, fermée au trafic depuis le , est déclassée le [8].
Le bâtiment d'origine de la gare de Villecresnes est détruit en 1994[9] deux ans avant la mise en service de la ligne de Villeneuve-Saint-Georges à la bifurcation de Moisenay (LGV) qui passe en souterrain à hauteur de l'ancienne gare, sous la coulée verte[10].
Après le train
Durant les années 1980, la municipalité entre en conflit avec l'État au sujet de la création de la ligne TGV sur le tracé de l'ancienne ligne. La municipalité est écoutée et une tranchée couverte de 2 703 mètres est construite [11]; comme à Villecresnes le train passait dans une vallée encaissée (comme actuellement à Vincennes) sauf au niveau de l'ancienne gare, ceci permit de créer une coulée verte entre le bois de la Grange et le mont Ézard[12].
- Site de la gare en 2012 : « coulée verte »
Projet de bus à haut niveau de service (BHNS)
La volonté régionale de préserver le caractère agricole et naturel du secteur sud-est du Val-de-Marne ne permet pas le prolongement du RER A. Une telle infrastructure favoriserait, le développement de l'urbanisation selon la Régie autonome des transports parisiens (RATP). En contrepartie, le projet de schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF), prévoit dans sa phase 2 (2011-2020) un projet de transports collectifs en site propre (TCSP) le long de la RN 19, qui relierait les villes de Maisons-Alfort à Brie-Comte-Robert, en passant par Boissy-Saint-Léger, Santeny et Villecresnes[13][Passage à actualiser].
