En , Gaspard Lesage-Senault, alors administrateur du directoire de Lille, est élu député du département du Nord, le sixième sur douze, à la Convention nationale[1]. Il ne saurait être confondu avec son collègue homonyme Denis-Toussaint Lesage, député d'Eure-et-Loir.
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution. Il déclare lors du deuxième appel nominal relatif à l'appel au peuple[2]:
Comme nous avons été envoyés pour secourir la République et non pour susciter la guerre civile, je dis non [...].
Il précise lors du troisième appel relatif à la peine à infliger au roi[3]:
Un juge national, un citoyen libre, ne peut pas ne pas condamner le tyran à mort. Je demande qu'il soit exécuté dans les vingt-quatre heures.
En brumaire an IV (), sous le Directoire, Gaspard Lesage-Senault est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le )[8].
Opposé au coup d'État du 18 Brumaire, il est déporté en Charente-Maritime et reste à l'écart sous le Premier Empire. Frappé par la loi de 1816 contre les régicides, il meurt en exil en Belgique.
↑Françoise Brunel, «Les derniers Montagnards et l'unité révolutionnaire», Annales historiques de la Révolution française, vol.229, no1, , p.385–404 (DOI10.3406/ahrf.1977.1009, lire en ligne, consulté le )