Gaston Cauvet

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Naissance
Douai (France)
Décès (à 89 ans)
Birmandreïs (Algérie)
OrigineFrançais
AllégeanceDrapeau de la France France
Gaston Cauvet
Gaston Cauvet
Capitaine Cauvet à In-Salah en 1902.

Naissance
Douai (France)
Décès (à 89 ans)
Birmandreïs (Algérie)
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Affaires indigènes
Grade Chef de bataillon
Distinctions Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur

Le commandant Gaston Cauvet, né le à Douai et mort le à Birmandreïs en Algérie, est un officier, explorateur, photographe, écrivain et peintre français. Il vécut quasiment toute sa vie en Afrique du Nord.

Origine et jeunesse

Gaston Édouard Jules Cauvet descend d’une famille méridionale : son arrière-grand père fut député du Var. Il est le fils de Rose Émilie Deusy (1830-1899) et de Joseph Cauvet[1] (1818-1877), Polytechnicien, officier d’artillerie et officier de la Légion d’honneur. Il a un frère et une sœur : Louise Julie (1865-1930) et Adolphe (1862-1958), également officier d’artillerie et chevalier de la Légion d’honneur.

Formation

Admis en 1878[2] à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (promotion "Zoulous"), qu’il suit notamment avec son ami François-Henry Laperrine, il en sort en 1880[3] avec le grade de sous-lieutenant.

Carrière militaire et vie saharienne

Gaston Cauvet commence sa carrière militaire en 1880 au sein du 23ᵉ régiment de ligne. L’année suivante, il est affecté aux Affaires indigènes (appelées aussi service des Bureaux arabes) en Algérie, où il servira jusqu’en 1907.

Il est tour à tour adjoint stagiaire de deuxième classe à Bou-Saâda (1882-1883), Chellala (1883-1885), Ghardaïa, Ouargla (1885-1886) et Médéa (1886-1888). Il est l'adjoint du lieutenant Le Châtelier lors de son passage à Ouargla. Par la suite, il est nommé adjoint stagiaire de première classe à Ghardaïa[4] de nouveau, à El Goléa[5],[6] (1888-1890) et à Bou-Saâda de nouveau (1890-1891). Il est nommé par la suite chef d'Annexe à Chellala[7] (1891-1892), chef de Bureau arabe à Ghardaïa et Bou-Saâda[8] (1892-1895), chef d'Annexe à Laghouat (1895-1896), encore à Ghardaïa (1897-1900) et à El Oued[9] de 1900 à 1902.

À compter de 1902, Cauvet est chef d'Annexe à In Salah[10] et premier commandant de la compagnie méhariste saharienne du Tidikelt, structure créée par le commandant Laperrine la même année[11]. C’est dans cette dernière localité qu’il joue un rôle central dans la consolidation du contrôle français sur les confins sahariens. Durant cette période, il acquiert une connaissance approfondie des populations nomades, de leur langue, de leur organisation sociale et de leur environnement. Sa maîtrise de l’arabe, du tamacheq et du berbère lui permet de nouer des liens étroits avec les chefs locaux, facilitant ainsi la médiation et l’exercice de l’autorité coloniale. En 1902, il organise et commande de manière autonome le contre-rezzou du Hoggar mené par son adjoint le lieutenant Cottenest, qui aboutit à la victoire française le lors du combat de Tit[12],[13]. Cette expédition, conduite à 1 700 km de la base arrière, est considérée comme un exploit logistique et militaire remarquable. Entre 1903[14] et 1905, alors commandant de la région de Touggourt, il organise et dirige également une mission scientifique dans le massif du Tassili des Ajjers, franchissant notamment Djanet[15], à une époque où cette région restait largement inexplorée par les Européens. L'objectif était de prolonger la mission d'exploration d'Henri Duveyrier. Enfin, durant son séjour à Touggourt, Cauvet achève les recherches d'eau commencées dans le Gassi-Touil de l'Ighargar par son prédécesseur, le commandant Pujat.

Il devient commandant supérieur du cercle de Bou-Saâda en 1906[16],[17]. Atteint par des fièvres persistantes contractées lors de ses séjours à Ouargla et Touggourt, Gaston Cauvet demande à être mis à la retraite en 1907[18] pour raisons de santé.

Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il reprend du service entre 1914 et 1919 en tant que commandant[19],[20] du territoire militaire de Touggourt, avec résidence à Biskra[21]. À ce poste, il coordonne les opérations de surveillance et de sécurité dans la région, dans un contexte marqué par les tensions aux frontières sahariennes.

Fin de vie

Retiré à Birmandreis[22], il se consacre à l’écriture[23],[24], à la peinture et à des études approfondies sur le Sahara, portant sur la faune, les populations touarègues et berbères, l’architecture traditionnelle et l’hydrologie. Il meurt dans sa villa de Birmandreis, à l’âge de 89 ans.

Grades successifs

  • 1880 : sous-lieutenant
  • 1885 : lieutenant
  • 1892 : capitaine
  • 1903 : chef de bataillon[25]

Récompenses et distinctions

Publications

  • Les Marabouts. Petits monuments funéraires et votifs du Nord de l'Afrique (1923)
  • Le Chameau :
    • Tome 1 : Anatomie, physiologie, races, extérieur. Vie et mœurs, élevage, alimentation, maladies. Rôle économique (1925)
    • Tome 2, Histoire, religion, littérature, art (1926)
  • Les Berbères en Amérique. Essai d'ethnocinésie préhistorique. Nomenclature et examen des tribus homonymes des deux rives de l'Atlantique. Part des Berbères dans le peuplement de l'Amérique (1930)
  • Les origines de Tarascon et la Tara (1931)
  • Notes sur le souf et les souafa (1934)
  • Le djebel amour - impressions et souvenirs de voyage (1935)
  • Le pays des Atarantes (1935)
  • Le dromadaire de l'Oued Itel (1938)
  • Le raid du lieutenant Cottenest au Hoggar (1945)

Bibliographie

Notes et références

Sources

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