Gaston Duhesme
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| Gaston Duhesme Guillaume Jean Marie Gaston Duhesme | ||
Le Comte Gaston Duhesme en petite tenue, par Disdéri | ||
| Naissance | à Paris |
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| Décès | à Versailles (à 72 ans) |
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| Origine | ||
| Arme | Cavalerie | |
| Formation | École spéciale militaire de Saint-Cyr | |
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1853 – 1898 | |
| Conflits | Guerre franco-allemande de 1870 | |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur | |
| Autres fonctions | Inspecteur général de cavalerie | |
| Famille | Famille Duhesme | |
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Guillaume Jean Marie Gaston, comte Duhesme, né le 21 juillet 1833 à Paris et mort le 29 août 1905 à Versailles est un général français du Second Empire et de la IIIe République[1].
Né le à Paris, il entre à l'École impériale spéciale militaire le (promotion de Turquie) et en sort deux ans plus tard avec la grade d'officier[2].
Nommé sous-lieutenant le , il est affecté au 6e régiment de chasseurs avec lequel il va tenir garnison à Lunel, Carcassonne et Sarreguemines.
Il participe à la campagne d'Italie et à l'occupation de ce pays du au . Le , il est fait comte à la suite du décès de son père[3].
Promu lieutenant dans le même régiment le , il suit les cours de l'École de cavalerie de Saumur du au .
Capitaine en 1863, il épouse, le , Jeanne-Louise-Amélie Niel, fille du maréchal[4].
Envoyé le en Algérie, avec son régiment, il le quitte aussitôt pour occuper les fonctions d'officier d'ordonnance du général de Ladmirault, sous-gouverneur général de l'Algérie et chef d'état-major général du 7e corps d'armée, puis de son successeur, le général Durrieu.
Nommé officier d'ordonnance de son beau-père, le maréchal Niel, alors ministre de la Guerre, le , il rentre en France le pour prendre sa fonction[5].
Fortement poussé dans sa carrière militaire par ces supports prestigieux, il est nommé chef d'escadrons le , et affecté au 2e régiment de hussards.
Durant la guerre de 1870, sous les ordres du colonel Carrelet, le 2e hussards appartient à la 1re brigade (général de Montaigu) de la division de cavalerie (général Legrand) du 4e corps (général de Ladmirault). Dès le , il participe à une forte reconnaissance en Allemagne. Il est ensuite engagé au combat de Boulay le , de Borny le , à la bataille de Mars-la-Tour le , où il participe à la grande charge contre le 13e régiment de dragons prussiens, et à celle de Saint-Privat le [5].
Après cette dernière, enfermé avec l'armée dans Metz, le 2e hussards contribue à plusieurs sorties, et se signale notamment à Sainte-Barbe le , à Servigny le et à Sainte-Ruffine le .
Après s'être distingué dans ces opérations le chef d'escadrons Duhesme est nommé chevalier de la Légion d'honneur le [6]. Son régiment étant compris dans la reddition de la place de Metz, le , il est fait prisonnier et interné en Allemagne.
Rentré en France le , il retrouve son régiment reconstitué et participe aux opérations de répression de la Commune de Paris du au . Il va ensuite prendre garnison à Saint-Germain, à Pont-à-Mousson et à Toul.
Lieutenant-colonel en 1874, il est affecté au 12e régiment de hussards, créé l'année précédente, et tient successivement garnison à Saint-Germain, au camp de Rocquencourt, à Dinan et à Rennes.
Promu colonel le , il reçoit le commandement du 8e régiment de dragons, à Valenciennes[5].
Nommé général de brigade le , il prend le commandement de la 1re brigade de cavalerie à Lille, où il est promu officier de la Légion d'honneur le . Le , il passe au commandement de la 3e brigade de cuirassiers à Paris, puis, le , il devient inspecteur général du 2e arrondissement d'inspection permanente de cavalerie.
Promu au grade de général de division le , il est maintenu dans son emploi d'inspecteur général jusqu'au et reçoit, le , le commandement de la 5e division de cavalerie.
A cette fonction, il ajoute celles de membre du comité technique de la Cavalerie le et d'inspecteur général, du 11e arrondissement de cavalerie en 1895, 1896 et 1897 et du 6e arrondissement en 1898.
Placé au cadre de réserve le , il est maintenu en activité jusqu'au suivant, date de la fin de sa mission d'inspection. Il est alors commandeur de la Légion d'honneur depuis le [5].
Il meurt le à Versailles[2].