Gaston Dujarric

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Décès
Vers 1936 [?]
Nom de naissance
Jacques Guillaume DujarricVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
G. DugastonVoir et modifier les données sur Wikidata
Gaston Dujarric
Biographie
Naissance
Décès
Vers 1936 [?]
Nom de naissance
Jacques Guillaume DujarricVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
G. DugastonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Jacques Guillaume Dujarric dit Gaston Dujarric, né le à Périgueux et mort vers 1936, est un capitaine au long cours, écrivain, journaliste et éditeur français. Il utilisa également le pseudonyme de G. Dugaston.

Fils de Georges Joseph Dujarric, négociant, et de Catherine Guillomet, originaire d'Excideuil et fille de bijoutier[1]. En avril-, il est reçu à Rochefort au brevet de capacité au long cours[2].

Il se fait ensuite appeler « Gaston Dujarric », pour signer des fictions courtes, à partir de , dans La République illustrée. À compter de , il collabore à La Grande Revue Paris et Saint-Pétersbourg, dirigée par Arsène Houssaye et Armand Silvestre. Il fait une entrée en littérature remarquée avec Autour du mystères (1891), un conte versant dans l'occultisme, thème qui prendra une certaine importance dans sa production littéraire.

En , il est nommé secrétaire de rédaction aux Notes diplomatiques et consulaires dirigées par Paul-Frédéric Lefebvre-Roncier (1846-1905). Fin 1893, il fonde la Revue générale internationale scientifique, littéraire et artistique (chez Ollendorff)[3], à travers l'Institut international scientifique littéraire et artistique, afin de diffuser les travaux des savants, écrivains et artistes de tous pays et faire connaître les productions françaises à l'étranger[4].

Entre et 1896, il est le rédacteur en chef de La Géographie, revue générale des sciences géographiques. Il collabore également durant cette période au Petit Parisien.

Pour le moment, il exploite la veine des récits de voyage, livre des témoignages sur son activité de long court, et se passionne pour le continent africain, en lien avec l'entreprise coloniale française, adoptant un discours d'explorateur se voulant lucide. Il est brièvement le directeur de publication du Mouvement colonial : revue générale d'exploration et de colonisation entre et , cependant qu'en , il prend la direction de la Revue de l'islam jusqu'en 1903, prenant le titre d'islamologue[5]. Il est aussi un des premiers contributeurs de La Revue encyclopédique Larousse.

Le , il épouse, à la mairie de Paris 7e, Blanche Maria Leseure[6] ; parmi les témoins, Paul Jeantet[7]. Ce dernier, proche de Camille Flammarion, collabore, avec Dujarric, à la revue La Photographie française (1896), qui ne semble pas avoir duré plus d'une année.

Vers 1902, il se rapproche de la Librairie des Mathurins (Paris), fondée par Girard et V. Villerelle[8] ; Dujarric, qui absorbe cette maison, se lance alors dans l'édition d'ouvrages. Cette activité va durer une dizaine d'années. Il fonde sa propres structure sous le nom de « Dujarric & Cie », au 59 de la rue des Saints-Pères, pour terminer sous le nom de « G. Dujarric, éditeur », au 45 de la rue Saint-Placide (1909). Le catalogue offre un mélange de récits de voyage, de textes un peu érotiques, de poésie, d'essais sur le théâtre, de biographies historiques, etc., sans ligne éditoriale claire : cet éclectisme est aussi le reflet de la personnalité de Dujarric.

Il réapparaît à partir de 1917-1918, cette fois sous le nom de « G. Dugaston », exploitant un véritable filon littéraire, avec parfois un coauteur et de façon assez frénétique, la veine du livre pratique, usuel et de loisir grand public, grâce à la complicité des éditions Albin Michel : la magie, le spiritisme, l'astrologie, le langage des fleurs, mais aussi l'art de s'exprimer, de lire les signes du visage ou de rédiger des lettres ; de tels livres lui permettent de connaître un grand succès public, puisqu'ils sont réimprimés tout au long des années 1920 et 1930 sous diverses couvertures — et certains le sont même encore de nos jours, sous le nom de Dujarric : il est possible, étant donnée la cadence de publication, que ce nom cache en réalité une entreprise d'auteurs en société, un collectif, piloté par lui et son épouse[9].

Sa date de décès reste hypothétique : fin 1935, il résidait au 18 rue Littré (Paris 6e, avec son épouse Jeanne, née en 1869)[10].

Écrits publiés

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI