Gayané
une des trois saints les plus représentatifs de l'Église apostolique arménienne
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Gayané ou Gaïané (en arménien Գայանե) est une vierge « romaine » martyrisée avec ses compagnes en 301 en Arménie. Avec saint Grégoire l'Illuminateur et sainte Hripsimé, sainte Gayané est une des trois saints les plus représentatifs de l'Église apostolique arménienne[1].
| Gayané | |
Reliquaire de sainte Gayané sous l'autel de l'église Sainte-Gayané, Etchmiadzin. | |
| Sainte, martyre | |
|---|---|
| Date de naissance | IIIe siècle |
| Lieu de naissance | Empire romain |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Vagharchapat, royaume d'Arménie |
| Vénérée par | Église apostolique arménienne, Église catholique romaine, Église orthodoxe |
| Fête | 4 juin (arméniens), 29 septembre (catholiques) 30 septembre (orthodoxes) |
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Biographie
Agathange est la principale source historique au sujet de l'histoire de Gayané, Hripsimé et de leurs 40 (ou 32[2] ou 35[3]) compagnes, qualifiées de vierges romaines mais plus vraisemblablement originaires de l'une des provinces orientales de l'Empire[4]. Selon la légende, l'empereur romain Dioclétien aurait succombé à la grande beauté de Hripsimé, causant la fuite de l'abbesse Gayané[5] et des siennes en Arménie ; le roi arménien Tiridate IV aurait à son tour convoité Hripsimé et, devant son refus, aurait fait mettre à mort tout le groupe en 301[4]. Il est cependant plus probable qu'il ait pris cette décision à la suite de la dénonciation par le gouverneur de la province dont provenaient les vierges[6]. Gayané est torturée et décapitée[3].
Toujours selon Agathange, le roi aurait alors été transformé en sanglier jusqu'à sa conversion au christianisme par saint Grégoire l'Illuminateur[5]. Le Christ serait ensuite apparu au saint et lui aurait indiqué l'endroit du martyre de Gayané, où Grégoire fait alors élever un martyrium[7], détruit au VIIe siècle et remplacé par l'actuelle église Sainte-Gayané d'Etchmiadzin[8].
- Intérieur de Sainte-Gayané.
Culte
Gayané et ses compagnes sont les premiers martyrs chrétiens d'Arménie[9]. Leur culte se développe principalement à partir du VIIe siècle[10], avec notamment la construction d'édifices religieux le long de leur périple vers Vagharchapat, comme à Varagavank[11].
Sainte Gayané est commémorée plus de 8 semaines après Pâques (le 9 juin en 2009) par l'Église apostolique arménienne[12].
Son nom, commun en Arménie, est utilisé pour le personnage principal du ballet éponyme d'Aram Khatchatourian.