Gazorgah

From Wikipedia, the free encyclopedia

Le mausolée de Gâzorgâh ou lieu de la purification dit aussi mausolée de Khawâdjâ Abdallâh Ansârî est un complexe funéraire et un sanctuaire situé à quelques kilomètres de la ville d'Hérat, en Afghanistan.

Faits en bref Type, Fondation ...
Gazorgah
portail
Présentation
Type
Fondation
Dédicataire
Style
Architecte
Qavam al-Din Shirazi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Commune
Coordonnées
Géolocalisation sur la carte : Afghanistan
(Voir situation sur carte : Afghanistan)
Fermer

L'aura dont bénéficie Khawâdjâ Abdallâh Ansârî, désigné guide de sa cité, fait que le mausolée est choisi comme lieu d'inhumation par des personnages importants.

Le monument fait l'objet de nombreuses réfections y compris par une aide internationale dans les années 1970, et les dégradations, y compris dans la période récente avec le contrôle par les Talibans, ont été heureusement limitées. C'est encore « un des plus importants monuments » du pays selon Bernard Dupaigne.

Localisation

Le mausolée est situé 4 kilomètres au nord-est de la ville de Hérat[1].

Histoire

Le site se déploie autour du tombeau de Khawâdjâ Abdallâh Ansârî (1006-1089), écrivain, poète et théologien soufi. Très réputé de son vivant, sa tombe est vénérée après sa mort[2]. Le site devient un « endroit vénéré et sacré », où des personnages importants se font enterrer[3]. Le site se couvre d'édifices fastueux par la volonté des souverains timourides[2]. Shahrokh fait bâtir l'enclos funéraire en 1425 et le fondateur de l'empire moghol Babur le visite[2] en 1506[4]. L'ensemble architectual fait l'objet de restaurations en 1493, 1499, 1562 et 1605[2].

Arthur Conolly visite Gazorgah en 1830[2]. Plus tard, Habibullah Khan, souverain afghan de 1901 à 1919, procède à des restaurations et ajouts[4]. Entre 1976 et 1979, le site est restauré par l'UNESCO. Les travaux se poursuivent durant l'occupation de la région par l'armée soviétique durant la Guerre d'Afghanistan (1979-1989)[4].

L'endroit est réputé pour la prière et la méditation, les pèlerins considèrent que les arbres situés dans l'enceinte du sanctuaire possèdent des vertus médicinales[5]. Un if centenaire était situé non loin de la tombe et vénéré par la population, il a été coupé par les Talibans qui considéraient cette vénération comme païenne[6].

Des restaurations ont été menées au cours de la période récente[C'est-à-dire ?] sous l'égide de l'Aga Khan Trust for Culture (en).

Architecture

L'édifice mesure 49 mètres sur 44 mètres. Une cour de 29 mètres sur 55 mètres est située à côté, et munie d'un porche sur chaque côté[3]. Le vestibule comporte un « jardin de paradis » peint au XIXe siècle[3]. Devant l'entrée de l'édifice, la statue en marbre d'un chien, et sur la façade, un passage de la sourate 18 gravé[7], avec un sens mystique de la représentation de l'« être physique couché dans la mort sur le seuil de l'Autre Monde, face à la Caverne des âmes »[3]. Cet élément a été dissimulé par le responsable du site pour échapper à la vindicte des Talibans en 1995[4].

La tombe du poète est située dans un portail ogival de 30 mètres de hauteur[8]. Une colonne de marbre blanc de 5 mètres de haut environ datée de 1454 est située à proximité[6].

La cour accueille de nombreuses sépultures avec des pierres tombales de marbre blanc, dont celle de l'émir d'Afghanistan Dost Mohammad Khan, mort en 1863. Le complexe conserve une pierre tombale sculptée, en marbre noir, datant de 1496 pour l'émir timouride Husayn Bayqara mais qui servit à un de ses fils décédé avant lui[6], et aussi plusieurs pierres tombales des XVIIe et XVIIIe siècles dont certaines sont des réutilisations d'anciens monuments funéraires du XVe siècle[9].

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI