Gelles

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Gelles
Gelles
L'église Saint-Georges de Gelles en 2014.
Blason de Gelles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Intercommunalité Communauté de communes Dômes Sancy Artense
Maire
Mandat
Jean-Luc Tourreix
2026-2032
Code postal 63740
Code commune 63163
Démographie
Gentilé Gellois
Population
municipale
921 hab. (2023 en évolution de −5,73 % par rapport à 2017)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 13″ nord, 2° 45′ 50″ est
Altitude Min. 690 m
Max. 1 044 m
Superficie 47,53 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Clermont-Ferrand
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Orcines
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Gelles
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Gelles
Liens
Site web mairie-gelles.fr

Gelles (/ʒɛl/) est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Gellois et les Gelloises.

Localisation

Elle se situe dans la région naturelle des Combrailles, à la limite du parc naturel régional des volcans d'Auvergne.

Gelles est limitrophe de neuf autres communes dont une, Olby, par un simple quadripoint.

Géologie et relief

Puys

  • Puy de Banson - 1 044 m
  • Puy de Boucaud - 1 035 m
  • Puy des Bruyères - 889 m
  • Puy des Chabannes - 802 m
  • Puy Chalus - 776 m
  • Puy de Lauradoux - 952 m
  • Puy de Neuffont - 964 m
  • Puy de la Vialle - 955 m

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 119 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 9,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 026,1 mm[7],[8]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −25 °C, atteinte le [Note 1].

Statistiques 1991-2020 et records station GELLES (63) - alt : 784 m, lat : 45°45'12"N, lon : 2°47'57"E (à 3,3 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de chaleur (°C)
date du record
19,8
28.01.24
22,9
26.02.19
24
31.03.21
28,2
13.04.24
30,7
22.05.22
36,9
29.06.19
37
31.07.20
37,8
18.08.12
33,9
04.09.23
31,1
01.10.23
25,1
08.11.15
21
03.12.1985
37,8
2012
Température maximale moyenne (°C) 5,8 6,7 10,5 13,2 17,5 21,3 23,6 23,7 19,5 15,2 9,5 6,5 14,4
Température moyenne (°C) 2,3 2,6 5,6 8 11,9 15,6 17,6 17,5 13,8 10,5 5,7 3 9,5
Température minimale moyenne (°C) −1,2 −1,5 0,8 2,9 6,4 9,9 11,6 11,4 8,1 5,7 1,9 −0,5 4,6
Record de froid (°C)
date du record
−25
09.01.1985
−20,2
07.02.12
−19,8
01.03.05
−7,2
22.04.1991
−3
01.05.1984
−1,5
02.06.1975
2
17.07.00
1
02.08.1976
−2,2
22.09.1977
−8,5
25.10.03
−12,5
22.11.1998
−17,5
02.12.1980
−25
1985
Précipitations (mm) 84 75,7 72,3 86,2 89,4 92,9 86,7 81,3 83,3 82 98,6 93,7 1 026,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
41,1
06.01.1982
47,3
13.02.1990
50
01.03.07
54,3
26.04.1998
49,7
03.05.1977
69,9
26.06.22
61,3
27.07.19
76,4
27.08.25
53,9
14.09.21
58,8
02.10.1973
68,4
04.11.1994
40
23.12.1973
76,4
2025
Source : « Fiche 63163001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
5,8
−1,2
84
J
6,7
−1,5
75,7
F
10,5
0,8
72,3
M
13,2
2,9
86,2
A
17,5
6,4
89,4
M
21,3
9,9
92,9
J
23,6
11,6
86,7
J
23,7
11,4
81,3
A
19,5
8,1
83,3
S
15,2
5,7
82
O
9,5
1,9
98,6
N
6,5
−0,5
93,7
D
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Urbanisme

Typologie

Au , Gelles est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[9].

Elle est située hors unité urbaine[10]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[10]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (76,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58,4 %), forêts (21,2 %), zones agricoles hétérogènes (16,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,9 %), zones urbanisées (1,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,9 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Outre le bourg de Gelles, la commune est composée de 28 hameaux : Augère, Banson, les Boucheaux, Brigaudix, Commeaux, la Croix, Hyvon, Labbas, les Madras, Magnol, la Miouze, Monges, le Montel, Mont la Côte, la Narse, Neuffont, Pidouze, la Prade, les Quintins, Rochette, Say, Say-Soubre, Tracros, Vareilles, la Vendeix, la Vergne, Villatiers, Villevieille.

Histoire

Au Moyen Âge, le hameau de Banson était le siège d'une seigneurie mentionnée à la fin du XIIe siècle. Le château fort de Banson, implanté à 500 m environ au nord-ouest du hameau, comportait une enceinte flanquée de quatre tours circulaires avec leur mâchicoulis et un fossé. Pendant la guerre de Cent Ans, il a été occupé par des routiers de 1360 à 1375, date à laquelle ils en ont été chassés par Louis II de Bourbon. Le dernier seigneur de la maison de Banson, Érard, lègue en 1434 le fief et le château à un parent, Guillaume d'Aubusson. En 1674, François d'Aubusson, écuyer, seigneur de Banson et de La Mallerée de Cébazat, habite le château de Banson, il a servi dans les mousquetaires du roi et est alors capitaine d'une compagnie d'infanterie dans le régiment de Champagne. Du château fort, il ne reste que les vestiges de deux tours arasées ainsi qu'une salle basse. Une maison de maître a été établie sur le site au XVIIIe siècle.

Politique et administration

Découpage territorial

La commune de Gelles est membre de la communauté de communes Dômes Sancy Artense[10], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Rochefort-Montagne. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[14]. Jusqu'en 2016, elle faisait partie de la communauté de communes de Rochefort-Montagne[15].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement d'Issoire depuis 2017[Note 3], à la circonscription administrative de l'État du Puy-de-Dôme et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[10]. De 1801 à , elle faisait partie du canton de Rochefort-Montagne[18].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Orcines pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[10], et de la troisième circonscription du Puy-de-Dôme pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[18].

Élections municipales et communautaires

Élections de 2026

Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2026 est de 15.

Chronologie des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1815 1830 Antoine Roy, dit Jean   Juge de paix du Canton de Rochefort-Montagne (1804-1830), puis expert-géomètre. Brièvement destitué comme légitimiste pendant la brève période des Cent-Jours[19].
1892 1898 Gilbert Gaillard   Maire de Clermont-Ferrand (1880-1884)
Député du Puy-de-Dôme (1883-1889)
Sénateur du Puy-de-Dôme (1889-1898)
         
1977 2001 Georges Gourdy    
mars 2001 avril 2014 Alain Faure    
avril 2014
(réélu en 2020)
Luc Gourdy[20]   Retraité
5e vice-président de la communauté de communes de Rochefort-Montagne (2014-2016)[21]
en cours
(au )
Jean-Luc Tourreix[22]    

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[24].

En 2023, la commune comptait 921 habitants[Note 4], en évolution de −5,73 % par rapport à 2017 (Puy-de-Dôme : +1,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7471 4971 9261 7462 0181 9701 9251 9391 925
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8661 8151 8631 8561 9012 0381 8631 7851 743
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6841 6431 6381 4691 4151 4071 3821 3011 199
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 1651 1271 0471 025983911917915909
2015 2020 2023 - - - - - -
945940921------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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