Geneviève Jeanningros naît dans les années 1940 dans un petit village du Doubs. Elle est la nièce de sœur Léonie Duquet, qui lui transmet son engagement religieux. Après l'assassinat de cette dernière en 1977 et la reconnaissance officielle du corps en 2005, sœur Geneviève, dorénavant dans une congrégation religieuse, adresse une lettre à Jorge Mario Bergoglio afin de l'enterrer dans l'église Santa-Cruz[1], symbole de la mémoire des victimes de la dictature militaire des années 1970 et 1980[2]. En 2013, lorsque ce cardinal devient le nouveaupape, elle déclare que «cela est merveilleux, voilà un pape pour les pauvres»[1]. Elle est invitée à cette occasion à Rome pour assister à une Messe papale[3], puis s'installe dans le Latium, non loin de la capitale, dans la pauvreté et l'aide aux plus démunis[4]. À plusieurs reprises, en 2018[4] et 2024 notamment, elle reçoit la visite officielle du pape. Ces rencontres font dire d'eux par la presse qu'ils entretiennent une réelle «amitié de longue date»[5]. Lors des funérailles du pape François en , elle est autorisée à se recueillir près de la dépouille du pape, devenant la seule non-cardinal admise au transfert du corps[6],[7],[8].
12«Pape François: le pontife, sœur Geneviève et les fantômes de la dictature argentine», Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
↑Fanny Uski-Billieux, «Qui est sœur Geneviève Jeanningros, cette religieuse française qui a reçu la visite du pape François?», La Croix, (lire en ligne, consulté le ).