Genèse (vieux saxon)

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La Genèse est un poème biblique rédigé en vieux saxon retraçant l'histoire du Livre de la Genèse datant de la première moitié du IXe siècle. Trois fragments sont conservés dans un manuscrit de la Bibliothèque du Vatican, Palatinus Latinus (1447). La Genèse et le Heliand (poème épique basé sur le Nouveau Testament dont un fragment est également inclus dans le manuscrit de la Genèse) constituent les seuls documents majeurs de poésie en Vieux-Saxon. C'est également la base du poème anglo-saxon connu sous le nom de Genèse B.

Le Palatinus Latinus 1447 est un manuscrit composé de divers fragments de texte dont les plus anciens ont été datés de l'an 813 de notre ère et sont attestés par des preuves internes produites à l'abbaye de St. Alban devant Mayence[1]. Les fragments de la Genèse sont le produit de trois mains différentes si l'on en croit les preuves paléographiques de la fin du IXe siècle[2].

La Genèse et Heliand semblent être tous deux rédigés dans une langue littéraire artificielle[3] et peuvent donc être placés dans le contexte d'une période relativement brève entre environ 819 et la mort de Louis le Pieux en 840, à l'époque où la tradition poétique saxonne originelle décrut lentement et où les Carolingiens cherchèrent à intéresser les Saxons au christianisme récemment convertis de force après les guerres de religion. La Genèse fut rédigée après Heliand (elle y fait référence[4]) par des érudits à l'abbaye de Fulda, un centre franc en bordure du territoire saxon, et par d'autres à l' abbaye de Werden, au centre de la région saxonne[5].

Reconstruction et découverte hypothétiques

En 1875, en préambule à la publication d'une édition de Heliand, Eduard Sievers soutint dans une monographie dédiée aux deux poèmes que les lignes 235 – 851 de l’œuvre constituaient à l' origine un poème distinct qu'il nomma « Genèse B » pour le distinguer du reste, la Genèse A. Selon Sievers, il s'agissait d'une version adaptée en anglo-saxon d'un poème perdu, originellement rédigé en vieux saxon et correspondant au poème de la Genèse mentionné dans la préface latine du Heliand. Son intuition a été confirmée en 1894 lorsque Karl Zangemeister (en), professeur de philologie classique à l'Université de Leipzig, trouva et identifia les fragments lors d'une visite à la Bibliothèque du Vatican[6]. Des photographies furent réalisées et la première édition du poème en vieux-saxon, de Zangemeister et Wilhelm Braune et avec une introduction de Rudolf Kögel (de), fut achevée à la fin de l'année[7]. Sievers révisa son hypothèse originale selon laquelle un même poète était à l'origine du Héliand et de la Genèse[8].

Texte, poème anglo-saxon et sources possibles

Éditions

Notes et références

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