Georg August Schweinfurth
botaniste germano-baltes (1836-1925)
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Georg August Schweinfurth, né le à Riga et mort le à Berlin, est un botaniste, ethnologue et explorateur germano-balte.
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Georg Schweinfurth |
| Nom de naissance |
Georg August Schweinfurth |
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Explorateur, collectionneur scientifique, collectionneur zoologique, dessinateur, africaniste, naturaliste, collectionneur de plantes, zoologiste, botaniste, anthropologue, ptéridologue, géologue |
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| Abréviation en botanique |
Schweinf. |
Il est connu pour ses recherches botaniques et ethnographiques en Afrique centrale, en Afrique du Nord-Est et dans la péninsule Arabique.
Biographie
Formation et premiers travaux
Georg August Schweinfurth étudie à l'université de Heidelberg, à l'université Louis-et-Maximilien de Munich et à l'université Humboldt de Berlin. Il se spécialise dans la botanique et la paléontologie[1].
Il est chargé de classer les collections rapportées du Soudan par le baron Adalbert von Barnim et le médecin Robert Hartmann. Ce travail l'amène à s'intéresser aux régions du nord-est de l'Afrique[1].
En 1863, il entreprend un voyage sur les côtes de la mer Rouge, puis se rend à Khartoum. Il collecte des spécimens végétaux dans les territoires correspondant au Soudan et à l'actuelle Érythrée, avant de revenir en Europe en 1866[1].
Exploration de l'Afrique centrale
Les résultats de ses premiers travaux suscitent l'intérêt de la fondation Alexander von Humboldt de Berlin, qui lui confie en 1868 une mission scientifique dans l'intérieur de l'Afrique[1].
Depuis Khartoum, Schweinfurth remonte le Nil Blanc et pénètre dans la région du Bahr el-Ghazal. Accompagnant des marchands d'ivoire, il traverse des territoires habités par les Djour, les Dinka, les Bongo et les Zandés, alors désignés dans certaines publications européennes sous le nom de « Niam-Niam »[1].
Il atteint ensuite le territoire des Mangbetu. Le , il découvre l'Uele, alors appelée Welle dans les récits européens. Il établit que cette rivière n'appartient pas au bassin du Nil, mais suppose à tort qu'elle se dirige vers le lac Tchad. Des explorations ultérieures montrent que l'Uele rejoint le Mbomou pour former l'Oubangui, affluent du fleuve Congo[2].

Au cours de cette expédition, Schweinfurth recueille des informations sur les populations, les langues, les pratiques sociales, la faune et la flore de l'Afrique centrale. Ses descriptions des Mangbetu comprennent des récits de pratiques anthropophages rapportées ou observées au cours de son voyage[3].
Il rencontre également des membres du peuple Aka, alors désignés par les explorateurs européens sous le nom d'« Akka ». Ses observations contribuent à confirmer auprès des savants européens l'existence de populations de petite taille en Afrique centrale[4].
Le récit de cette expédition paraît en allemand sous le titre Im Herzen von Afrika, puis en anglais sous le titre The Heart of Africa et en français sous celui d’Au cœur de l'Afrique[5].
Séjour en Égypte et nouvelles expéditions
En 1873 et 1874, Schweinfurth accompagne Gerhard Rohlfs au cours d'une expédition dans le désert Libyque. Il s'installe au Caire en 1875 et participe à la création de la Société khédiviale de géographie, devenue par la suite la Société de géographie d'Égypte[6].
Il poursuit ses recherches botaniques, géologiques et ethnographiques en Égypte, en particulier dans la vallée du Nil et dans la région du Fayoum. Avec l'alpiniste et géologue Paul Güssfeldt, il explore également certaines régions de la péninsule Arabique.
Schweinfurth revient vivre à Berlin en 1889. Il effectue encore plusieurs voyages dans la colonie italienne d'Érythrée en 1891, 1892 et 1894.
Il meurt à Berlin le , à l'âge de 88 ans.
Travaux scientifiques et ethnographiques
Les travaux de Schweinfurth portent sur la botanique, la géographie, l'ethnographie et l'étude des cultures matérielles africaines. Il rassemble de nombreux spécimens végétaux et objets ethnographiques au cours de ses voyages.
Son ouvrage Artes Africanae, publié en 1875, présente des objets et des productions artisanales provenant de plusieurs populations d'Afrique centrale. Il contribue à faire connaître en Europe les arts et les techniques de ces sociétés[7].
Une partie de ses archives et de sa documentation consacrées à l'Afrique centrale est conservée par le Musée royal de l'Afrique centrale à Tervuren[8].
Publications
- The Heart of Africa: Three Years' Travels and Adventures in the Unexplored Regions of Central Africa from 1868 to 1871, 1873.
- Im Herzen von Afrika, Leipzig, 1874, deux volumes.
- Au cœur de l'Afrique : 1868-1871, voyages et découvertes dans les régions inexplorées de l'Afrique centrale, Paris, Hachette, 1875, deux volumes.
- Artes Africanæ: Illustrations and Descriptions of Productions of the Industrial Arts of Central African Tribes, 1875.
- Georg Schweinfurth et Paul Ascherson, « Primitiæ Floræ Marmaricæ », Bulletin de l'Herbier Boissier, volume 9, Genève, septembre 1893, p. 433-546[9].
Postérité
L'abréviation botanique normalisée Schweinf. est utilisée pour désigner Georg Schweinfurth comme auteur dans la nomenclature botanique.
Plusieurs espèces végétales portent son nom, parmi lesquelles :
- Canarium schweinfurthii ;
- Psiadia schweinfurthii ;
- Thunbergia schweinfurthii.
Ses travaux géographiques et ses expéditions en Afrique centrale ont fait l'objet de plusieurs études historiques[10].