George Catlin

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George Catlin
George Catlin par William Fisk (1849).
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Litchfield Law School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Putnam Catlin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Mary "Polly" Catlin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Clara Bartlett Gregory Catlin (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Mouvement
Genres artistiques
signature de George Catlin
Signature.

George Catlin (Wilkes-Barre, Pennsylvanie, 1796 - Jersey City, New Jersey, 1872) est un artiste-peintre américain spécialisé dans la représentation des Autochtones de l’Amérique ainsi que de leurs us et coutumes.

Premières années

George Catlin est né le à Wilkes-Barre[1], en Pennsylvanie, au sein d’une famille aisée[2]. Il s'intéresse à l'art dès son plus jeune âge, mais son père le pousse cependant à faire des études de droit auprès du juriste Tapping Reeve (en) à Litchfield dans le Connecticut et Catlin est admis au barreau en 1818[3].

En 1821, il abandonne une brillante carrière d'avocat pour se consacrer à sa passion, et s'installe comme peintre portraitiste à Philadelphie. Cependant, la concurrence est rude et il peine à s'attirer les faveurs du public et de la critique[4]. En 1824, Catlin rencontre le chef sénéca Red Jacket et obtient l'autorisation de réaliser son portrait[5]. Il esquisse alors le rêve de réaliser une série de peintures historiques sur les peuples autochtones d'Amérique du Nord afin de laisser un témoignage de leurs us et coutumes avant qu'ils ne disparaissent[5].

Portrait de Clara Bartlett Gregory Catlin par George Linen.

Catlin épouse Clara Gregory le puis le couple part s'installer à New York[6]. Cette même année, il réalise les portraits d'une délégation de Winnebagos se rendant à Washington mais n'obtient pas plus de succès[6].

Voyages dans l'Ouest

Décidé à aller peindre les Amérindiens directement sur leur lieu de vie, Catlin part en 1830 pour Saint-Louis dans le Missouri. Là, il fait la rencontre de William Clark, surintendant des affaires indiennes en poste à Saint-Louis, qui l'autorise à l'accompagner à Prairie du Chien dans l'actuel Wisconsin où il doit négocier un traité avec les Sioux, Sauk et Fox, Omahas, Iowas, Otos et Missouris[7]. À son retour, il peint son premier tableau d'Amérindiens de l'Ouest au cantonnement Leavenworth dans le Kansas actuel, puis retourne dans l'Est en 1831[8].

Village arikara peint par Catlin en 1832 au cours de sa remontée du Missouri à bord du Yellow Stone.
Le chef mandan Máh-to-tóh-pa (en) peint par Catlin en 1832.

En 1832, il entreprend un voyage dans le haut Missouri, avec pour objectif d'atteindre Fort Union à la frontière actuelle entre le Dakota du Nord et le Montana[8]. Il embarque le sur le Yellow Stone, un bateau à vapeur de l'American Fur Company qui fait la liaison entre Saint-Louis et les différents postes de traite établis le long de la rivière Missouri, et profite du voyage pour peindre les paysages qu'il rencontre[9]. Lorsque le bateau s'échoue sur un banc de sable, Pierre Chouteau, l'un des dirigeants de l'American Fur Company, décide de partir à pied avec 20 hommes pour rejoindre Fort Pierre situé à 320 km de là[10]. Catlin choisit de l'accompagner et ils atteignent Fort Pierre une semaine plus tard[10]. Là, il esquisse de nombreux portraits des Sioux campant aux alentours du poste de traite, se concentrant sur les visages et prenant note des vêtements, coiffures et objets qu'il intégrera à la toile une fois rentré dans l'Est[10]. D'abord méfiants, les Amérindiens sont ensuite convaincus par l'un de leurs chefs qu'il s'agit d'une « bonne médecine »[11]. Catlin reprend ensuite son voyage à bord du Yellow Stone et atteint Fort Union en [12]. Il réalise des portraits des Pieds-Noirs qui visitent le fort puis après quelques semaines, décide d'embarquer à la mi- avec deux Franco-canadiens sur une pirogue pour accomplir le voyage de retour jusqu'à Saint-Louis[13]. Ils s'arrêtent longuement chez les Mandans et il s'attache à documenter leur culture[14]. Ils visitent ensuite les Hidatsas avant de reprendre leur voyage, s'arrêtant régulièrement pour peindre les paysages[15]. Catlin et ses compagnons arrivent finalement à Saint-Louis en , après une halte au cantonnement Leavenworth où il réalise des portraits des Iowas, Kaws, Missouris, Omahas, Otos et Pawnees venus commercer avec les Blancs[16]. Il retourne ensuite dans l'Est où il achève ses peintures esquissées au cours de son voyage, puis les présente à Pittsburgh, Cincinnati et Louisville[16].

Comanches rencontrant les dragons américains. Peinture de George Catlin.

En 1834, le secrétaire à la Guerre Lewis Cass l'autorise à accompagner le brigadier-général Henry Leavenworth dans une expédition visant à établir des relations avec les Comanches dans le Sud-Ouest[17]. Partie en de fort Gibson (en) dans l'actuel Oklahoma, l'expédition parcourt des centaines de kilomètres dans la région de la rivière Rouge avant de rencontrer un groupe de Comanches qui les accompagnent jusqu'à leur village[18] après leur avoir fait une démonstration de leurs talents équestres. Catlin réalise plusieurs peintures des chefs et de leur vie quotidienne avant de tomber gravement malade, comme une grande partie des membres de l'expédition[19]. Après avoir laissé les hommes malades dans un camp à proximité du village comanche, le colonel Henry Dodge poursuit l'expédition tandis que Catlin, après une courte convalescence décide de repartir seul jusqu'à Saint-Louis[20],[19]. Au cours du voyage, près de 150 hommes sur les 500 au départ sont morts, dont le général Leavenworth[20].

Au début de 1835, Catlin et son épouse se rendent à La Nouvelle-Orléans où il expose ses peintures et donne des conférences sur les Amérindiens[21]. Ils remontent ensuite le Mississippi jusqu'à Fort Snelling dans le Minnesota où il peint des portraits des Ojibwés[21].

Peinture de la carrière de Pipestone par Catlin.

L'année suivante, Catlin entreprend un dernier voyage dans l'Ouest afin de voir la carrière de Pipestone où les Amérindiens extraient une pierre rouge, plus tard appelée catlinite, qu'ils utilisent pour fabriquer les fourneaux de leurs calumets[21].

Œuvre

Notes et références

Voir aussi

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