George Cavendish (écrivain)
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George Cavendish (1497 - vers 1562) est un écrivain anglais, connu en tant que biographe du cardinal Thomas Wolsey[1]. Son livre Thomas Wolsey, Late Cardinall, his Lyffe and Deathe est considéré comme la « source majeure sur la vie de Wolsey » par l'Oxford Dictionary of National Biography. Cet ouvrage décrit également, de façon détaillée, la vie de cour au début du XVIe siècle ainsi que les événements politiques des années 1520, dont notamment la procédure de divorce d'Henri VIII et Catherine d'Aragon.
George Cavendish est né en 1497[1]. Il est le fils aîné de Thomas Cavendish (décédé en 1524), qui était un haut fonctionnaire financier à la Cour de l'Échiquier, et d'Alice Smith de Padbrook Hall, Suffolk. Il est également l'arrière-petit-fils de Sir John Cavendish dont les ducs de Devonshire et les ducs de Newcastle ont hérité du patronyme de Cavendish. George, courtisan et écrivain anglais, époux de Margery Kemp, nièce et héritière de Sir Thomas More est le frère de William Cavendish, deuxième époux de Bess de Hardwick. Il est probablement né au domaine familial de Cavendish, dans le Suffolk, avant de résider à Londres, avec sa famille, dans la paroisse de St Albans où son père meurt en 1524[2].
Carrière
George Cavendish entre au service du cardinal Wolsey en tant que Gentleman Usher, et reste à son service jusqu'à la mort de celui-ci en 1530. Il a pour mission d'assister le cardinal à tout moment et est responsable des divertissements somptueux qu'affectionne Wolsey[1]. Pendant cette période, Cavendish est souvent loin de chez lui, de sa femme, de ses enfants[2]. Il côtoie Anne Boleyn lors de ses débuts à la cour d'Henri VIII, en 1522, et soutient qu'elle est restée vierge jusqu'à son mariage, malgré les rumeurs contraires propagées par les milieux catholiques. Par contre, il ne lui a jamais pardonné sa haine farouche envers le cardinal Wolsey et son hostilité au Pape.
Cavendish est dévoué corps et âme aux intérêts de Wolsey. Sa position lui permet de satisfaire sa passion de « voir et de fréquenter des étrangers, en particulier des hommes d'honneur et de pouvoir ». Il reste fidèle à Wolsey lors de sa disgrâce et se montre, à cette occasion, un « serviteur loyal » et courageux. À la mort du cardinal, Cavendish est convoqué par le conseil privé pour être interrogé sur les derniers actes et paroles de Wolsey. Son témoignage est empreint de tant de franchise et de dignité naturelle qu'il obtient les applaudissements du conseil, pourtant hostile à Wolsey, qui salue son courage d'avoir su rester « un serviteur juste et diligent »[2]. Ayant refusé une position de Gentleman Usher auprès d'Henri VIII[1], il se retire dans son domaine de Glemsford en 1530[2] pour vivre de ses rentes. Il n'a alors que trente ans.