Georges-Louis de Berghes
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| Georges-Louis de Berghes | ||||||||
Théodore-Edmond Plumier, Georges-Louis de Berghes, prince-évêque de Liège, 1728 (plume et crayon sur papier ; 40 × 28,5 cm), Liège, cabinet des Estampes et des Dessins. | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | Bruxelles |
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| Père | Eugène de Berghes (d) | |||||||
| Mère | Florentine Margareta van Renesse van Elderen (d) | |||||||
| Ordination sacerdotale | ||||||||
| Décès | (à 81 ans) Liège |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | ||||||||
| Dernier titre ou fonction | Prince-évêque de Liège | |||||||
| Prince-évêque de Liège | ||||||||
| – (†) | ||||||||
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Georges-Louis de Berghes, né le à Bruxelles et mort le à Liège, est prince-évêque de Liège de 1724 à 1743.

Il naît dans la famille de Glymes et est le fils d'Eugène de Berghes, 2e comte de Grimberghen, et Florentine Marguerite de Renesse-Warfusée (1620-1665). Son grand-père est René II de Renesse, 1er comte de Warfusée. Son frère est Philippe François de Berghes, 1er prince de Grimberghen.
Il abandonne vite la carrière militaire au service de l'Espagne, poussé par sa vocation religieuse qui le conduit au sacerdoce. Tonsuré à 16 ans, il entreprend des études ecclésiastiques à Louvain et est admis au sein du chapitre cathédral de Liège en 1695. Élu en 1724 prince-évêque de Liège à l'âge de 60 ans, il reste 20 ans au pouvoir jusqu'en 1743. Autoritaire, il s'efforce de rendre au pays sa grandeur.

Préoccupé du sort de ses sujets, il légifère dans de nombreux domaines de la vie économique et sociale : commerce, routes, navigation, justice, etc. En 1727, son projet d'hôpital général tente d'apporter une solution globale à la misère omniprésente. En 1734, un violent incendie dévaste l'aile méridionale du palais des princes-évêques. De 1735 à 1739, l'architecte Jean-André Anneessens (nl) (fils de François Anneessens) reconstruit en style classique la longue façade où alternent tuffeau de Maastricht et calcaire de Meuse. Le fronton courbe montre les armoiries du prince. Georges-Louis de Berhges a laissé le souvenir d'un prélat bon et généreux.

Très pieux, en 1742, il lègue par testament sa fortune aux pauvres de la cité de Liège, soit plus d'un million de florins, une somme considérable - un florin est alors le salaire quotidien d'un ouvrier qualifié.
Ses exécuteurs testamentaires chargent Guillaume Evrard, en accord avec le chapitre cathédral, de l'exécution de son mausolée. Il se trouvait dans le chœur de la cathédrale Saint-Lambert de Liège mais il a disparu pendant sa destruction lors de la révolution liégeoise. Il n'en subsiste que le portrait en médaillon du prince-évêque et les deux putti en marbre blanc. Son mausolée fut reconstitué en 2002 dans le cloître de la cathédrale Saint-Paul de Liège, à quelques mètres de celui de François-Charles de Velbrück.
