Originellement spécialisée dans la presse satirique, Decaux en diversifie la production éditoriale, avec une prédilection pour les ouvrages destinés au grand public, allant toutefois de la vulgarisation et de la littérature jeunesse aux livres d'art, en passant par les guides et les dictionnaires.
Il est le premier éditeur à croire au talent de Jean Richepin en éditant, en 1876, sa Chanson des gueux. Pour cette «mauvaise action», il est condamné à 500 francs d'amende, comme Jean Richepin et l'éditeur Debons, le , par la 9e Chambre du tribunal correctionnel de la Seine[réf.nécessaire].
Avec l'éditeur Dreyfous, il encourage Albert Robida à pratiquer l'eau-forte et la lithographie, ce dernier illustrant notamment les Œuvres de Rabelais en 1885. Il fonde avec Robida, La Caricature, en 1880, qu'il édite jusqu'en 1904[3].
En 1890, malade, il laisse en partie sa succession à Montgredien — dont il fut le témoin de mariage le à Paris 10e — via la société Montgredien & Cie pour le domaine historique, le siège déménage au 8 rue Saint-Joseph. En 1896, Montgredien va s'associer à Jules Tallandier pour le domaine populaire, ce dernier reprenant, en succession, l'ensemble sous son nom en [4].
Decaux meurt en 1914 au no17Bquai du Havre à Rouen[5] et est inhumé à Saint-Pierre-du-Vauvray où il s'était fixé vers 1902[6]. Paul Margueritte écrivit de lui en 1919: «Georges Decaux était un novateur, un des esprits les plus actifs de la Librairie»[7].
↑Philippe Brun, «Robida, Albert», dans Dictionnaire encyclopédique du Livre, t.3, Paris, Cercle de la Librairie, , 1088p. (ISBN978-2-7654-0987-8), p.580.
↑Jacques Jourquin, «Tallandier», dans Dictionnaire encyclopédique du Livre, t.3, Paris, Cercle de la Librairie, , 1088p. (ISBN978-2-7654-0987-8), p.810.