Georges Dumas (résistant)
résistant français
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Georges Dumas est un résistant français, né le à Limoges (Haute-Vienne), exécuté sommairement le à Brantôme (Dordogne).
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Georges Louis Auguste Julien Raymond Dumas |
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Ville de Limoges (d) |
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Biographie
Fils d'un ouvrier-pâtissier et concierge d'une salle de spectacle à Limoges[1], Georges Dumas épouse en 1921 Élisabeth Lecanuet (1900-1965[2]). Le couple a deux fils, Roland[3], né en 1922 et futur homme politique, député et ministre, et Jean, né en 1926[4].
Georges est fonctionnaire des impôts, détaché à la mairie de Limoges pour gérer les régies des services publics municipaux et y diriger les services de l'octroi[5].
Pendant l'Occupation, il sauve la vie d'Henri Sandler, qui deviendra président de la communauté juive de Limoges[3]. Il a aussi aidé la famille Guterbaum qui avait trouvé refuge dans une ferme de Saint-Priest-sous-Aixe. C'est son fils Roland qui leur porte du ravitaillement à vélo[6].
Socialiste, membre de l'Armée secrète pendant l'Occupation, Georges Dumas est arrêté, sur dénonciation d'une personne qui sera exécutée à la Libération[7], par la Gestapo du chef August Meier, le , comme chef régional du Noyautage des administrations publiques (NAP). Il est interné à la prison de Limoges.
Le , trois officiers supérieurs allemands sont abattus dans les environs de Brantôme par un groupe de résistants FTP. En représailles, Georges Dumas et vingt-quatre autres otages dont Jules Ruhfel sont extraits de la prison de Limoges. Ils sont fusillés le par des éléments de la Légion nord-africaine, dirigés par Alexandre Villaplane et sous la responsabilité de Henri Lafont, dans une carrière de Brantôme au lieu-dit « Les Fontaines noires », près de l’embranchement des routes de Nontron et d’Angoulême[8]. Un jeune domestique de ferme présent sur les lieux est également fusillé avec eux.
Après la Libération, Roland Dumas identifie le cadavre de son père, exhumé de la fosse commune et placé dans un cercueil dans le cimetière de Brantôme sur l'initiative du maire, notamment grâce à sa cravate dont le fossoyeur avait coupé un bout qu'il avait conservé afin de permettre son identification[9]. Georges Dumas est réinhumé ensuite dans le cimetière de Louyat à Limoges.
À Brantôme, près de l’embranchement des routes de Nontron et d’Angoulême, une stèle commémore les vingt-six exécutés du .
Marqué par la mort de son père, son fils Jean Dumas, qui avait été maquisard pendant l'Occupation, se suicide en 1983 en se jetant dans la Vienne le jour anniversaire de la mort de son père[4].
Distinctions
Décorations
Georges Dumas a reçu les décorations suivantes :
Chevalier de la Légion d'honneur par décret du [10] ;
Médaille de la Résistance française avec rosette, à titre posthume par décret du [11].
Reconnaissance
Georges Dumas obtint le titre de Juste parmi les Nations, pour avoir aidé à mettre à l’abri Simone Nathan, une amie de lycée de sa fille et soutenu Henri Sangler, président de la communauté juive de Limoges[3].
Par ailleurs, il est reconnu « Mort pour la France »[3].
Hommages
À Jérusalem, une plaque l’honore et un arbre a été planté dans le jardin des Justes[3]. En , l'arbre planté en son souvenir dans le Jardin des Justes à Jérusalem est arraché par des fanatiques juifs reprochant à son fils Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, de rencontrer Yasser Arafat[12].
Une avenue de Limoges porte son nom depuis le . C'est une décision du maire Georges Guingouin[13]. Elle s'appelait auparavant avenue du Pont-Neuf[14].