Jules Ruhfel

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Décès
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BrantômeVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
RouffignacVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Jules Ruhfel
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Biographie
Naissance
Décès
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BrantômeVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
RouffignacVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Grade militaire
Conflit
Distinctions
Archives conservées par
Service historique de la Défense (SHD/ AC 21 P 668244)
Service historique de la Défense - site de Vincennes (d) (GR 16 P 527862)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jules Ruhfel, né le à Strasbourg et mort le à Brantôme, est un résistant français pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est connu pour être un des responsables de la Résistance intérieure en Dordogne fusillé par les Allemands.

Jules Ruhfel est né Allemand, car à sa naissance l'Alsace fait partie de l'Empire allemand à la suite du traité de Francfort. Il est le fils d'un ouvrier alsacien francophile. Il est marié à Hélène Meyer et a une fille[1],[2].

Après ses études, il fait son service militaire au 9e régiment de Zouave au Maroc[1].

En 1936, il est entre comme secrétaire à la Caisse d'épargne de Strasbourg[1].

En , la ville de Strasbourg est évacuée à Périgueux où Jules Ruhfel et sa famille s'établissent. Pendant la campagne de France, il est lieutenant de réserve au sein du 166e régiment d'infanterie de forteresse (RIF). Son unité a reçu l'ordre d'évacuer les ouvrages de la ligne Maginot qu'elle avait sous sa responsabilité et de se diriger vers le Sud pour tenter d'éviter l'encerclement. Son régiment se bat encore deux jours après l'armistice et capitule dans le secteur du Donon avec les honneurs de la guerre[1].

Libéré, Jules Ruhfel ne reste pas en Alsace annexée de fait par les nazis. Il rejoint sa famille à Périgueux et reprend son travail à la Caisse d'épargne. À la suite de la proclamation du statut des Juifs, son beau-frère ne peut plus tenir son commerce à Périgueux. Pour l'aider, Jules Ruhfel, donne son nom à la boutique qui est tenue par son épouse et son beau-frère[1].

En 1941, il adhère au Mouvement Franc-Tireur de Dordogne dont il devient le responsable sous le nom de « Rouffignac ». Début 1943, sous l’égide de Jean Moulin, le mouvement fusionnera avec Libération-Sud et Combat pour créer les Mouvements unis de la Résistance (MUR)[1].

Le , Jules Ruhfel rejoint le groupe « Gisèle » de l'Armée secrète (AS) de Dordogne. Il devient l'adjoint du chef départemental et organise de nombreuses actions contre les Allemands et le régime de Vichy. Il met en place une organisation importante et très efficace. Il est en liaison avec Charles Mangold, « commandant Vernois » et Raymond Kinder, « Kellermann », qui dirige le Noyautage des administrations publiques (NPA) en Dordogne. Ces hommes lui permettent de rester en contact avec les groupes de résistants alsaciens[1].

Le , à la suite de l'arrestation d'un de ses compagnons lors d'une rafle touchant les Alsaciens-Lorrains, la Gestapo l'arrête. Il est conduit à Limoges où il est torturé pendant un mois sans livrer de renseignements aux Allemands[1].

Le , trois officiers allemands sont abattus près de Brantôme par un groupe de résistants FTP. Dans le cadre de la vaste opération de représailles qui s'ensuit, Jules Ruhfel et 25 autres dont Georges Dumas sont fusillés par des éléments de la Légion nord-africaine dirigés par Alexandre Villaplane le au lieu-dit « Les Fontaines noires » à Brantôme[1],[2],[3].

Le , la ville de Strasbourg repliée à Périgueux organise, avec cette dernière, des obsèques officielles, pendant lesquelles les honneurs militaires sont rendus par un détachement des Forces françaises de l'intérieur (FFI). Lors du transfert de sa dépouille, des obsèques officielles sont célébrées le à Strasbourg[1],[2].

Reconnaissance

  • Le , sa fille inaugure un bas-relief sculpté dans le hall de l'hôtel de la Caisse d'épargne de Strasbourg[1].
  • Monument commémoratif en forme de colonne avec les nom des 26 fusillés du 26 mars 1944. Il est situé avenue des Martyrs à Brantôme. Il est sur une terrasse entourée de marche et en fond, il y a des arbres
    Monument commémoratif, située avenue des Martyrs à Brantôme, à la mémoire des fusillés du .
    Son nom figure sur le monument aux morts de Brantôme qui commémore le massacre du et sur une plaque 7 rue de Metz à Périgueux où se réunissaient les chefs des Mouvements unis de la Résistance (MUR).

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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