Georges Kowal

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Naissance
Décès
Nom de naissance
Orkan Kowal
Nationalité
Georges Kowal
Georges Kowal arborant une distinction de guerre.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Orkan Kowal
Nationalité
Formation
Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD)
Activité
Journalisme, Cinéma et Photographie
Famille
Autres informations
Conflit
Distinctions

Georges Kowal, né Orkan Kowal le en Ukraine et décédé le à Thai Binh au Vietnam est un journaliste de guerre et cinéaste naturalisé français.

Il est connu pour avoir été l'un des tout premiers reporters de guerre de l'armée française[1] et a notamment inspiré Pierre Schoendoerffer à faire carrière auprès du service cinématographique des armées[2].

Guerre d'Indochine et mort

Georges Kowal est né en Ukraine occidentale. Motivé et ambitieux, il finit par entrer dans l'armée française et devient sous-officier spécialiste cinématographique de l'armée de l'Air[3].

Arrivé en Indochine française en , Georges est reçu en la qualité de caméraman pour le service cinématographique des armées (SCA)[1]. Ses reportages couvrent de nombreuses batailles et est notamment parachuté à Thaï-Nguyen en 1950. Il participe également aux offensives éclairs de Cho Ben et Hoa-Binh l'année suivante. Toutefois, lors de l'opération Crachin le , il tombe près de Thai Binh[4]. Son corps est retrouvé noyé dans une rizière, caméra à la main, le poids de son matériel l'empêchant de se relever[5]. Son coéquipier, le reporter-photographe Raymond Varoqui, ramènera son corps à Hanoï, le . Son pays d'accueil sera aussi celui qui l'aura vu mourir[6].

« En même temps qu’à ces morts de Corée, il faut donner un souvenir à Georges Kowal, qui filma pour les Actualités les combats d’Indochine. Ces jours derniers, Monsieur Letourneau épinglait sur sa poitrine la Croix de guerre, quelques jours après Kowal tombait la caméra à la main, près de Thái Bình. Un héros et un martyr du métier de chasseur d’images. Les Actualités purent refléter les phases essentielles de cette guerre grâce aux cameramen du Service Cinématographique des Armées (…). Une fois encore, ses opérateurs surent moissonner au jour le jour, dans les rizières comme dans la jungle, les images qui témoignaient pour l’Histoire. Plusieurs d’entre eux payèrent de leur vie leur courage sur les lieux de combat : l’opérateur Kowal, en 1952, et son camarade Perreau, en 1954. Leur collègue François Charlet fut blessé au pied, tandis que le cameraman André Lebon perdait une jambe au cours de la bataille de Dien-Bien-Phu. »[7]

Filmographie

Prix, distinctions et hommage

Références

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