Georges Lachaud

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Georges Lachaud, dit Lachaud fils, né le à Paris 1er et mort le à Treignac, est un avocat et homme de lettres français.

Faits en bref Naissance, Décès ...
Georges Lachaud
Portrait photographique d’Ernest Eugène Appert.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 51 ans)
TreignacVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Avocat, écrivainVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Louise Ancelot (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Virginie Ancelot (grand-mère)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Fils unique du grand Lachaud, Lachaud fils a reçu sa première éducation de sa grand-mère Virginie Ancelot et de son parrain Alfred de Vigny[1]. La finesse de son esprit et une plume alerte lui ont permis de réussir d’occuper une place distinguée à la fois dans les lettres et au Palais[2]. Sans être un avocat criminel de la taille de son père, qu’il accompagnait lors de la défense du maréchal Bazaine, ses plaidoiries spirituelles et mordantes étaient très goutées et son talent fait de verve et d’esprit mordant lui a valu de nombreux succès[1].

L’élégant Georges Lachaud, toujours soigné, poudré, très voire trop parfumé, fidèle habitué des bals de l’Opéra, en compagnie de Georges Brostrom, consul général de Suède et de Norvège, mais grand travailleur, se voyait pardonner ses petits travers en raison de ses grandes qualités[3]. Partageant habilement son temps entre les salons du grand monde où il était un des causeurs les mieux écoutés, le Palais où il était assidu, l’Opéra, dont il était un des fidèles, et son cabinet de travail, il joignait à infiniment d’esprit et du meilleur, beaucoup de savoir. Il. Aussi a-t-il plaidé avec succès cent causes diverses, gaies ou tragiques[4].

Excellant dans les causes mondaines et parisiennes, il a souvent plaidé pour les journaux, mais les plaidait toutes, légères ou dramatiques, non comme son père, mais en recourant à des moyens si complètement inattendus, des paradoxes si stupéfiants, qu’il obtenait des résultats inespérés[a]. Parmi les nombreux traits d’esprit, un des plus fins, des plus à propos, est celui qu’il a lancé dans une audience de province, où il défendait un de ses amis, injustement accusé d’un délit qu’il ne pouvait même avoir commis. Comme il avait éloquemment retracé le passé honorable de cet ami, le procureur général ayant eu la maladresse de s’écrier avec emphase, au cours de son réquisitoire « Oui, on a voulu faire monter le prévenu au Capitole. — Oh non, interrompit vivement Lachaud, nous savions bien que vous étiez là pour nous en empêcher » Dans la salle, ce fut du délire. Le ministère public n’a pu reprendre la parole, et, cinq minutes après, était prononcé un acquittement était accueilli par des acclamations[3].

Bonapartiste, comme son père, il a été, contrairement à ce dernier, l’un des fidèles et des plus vigoureux polémistes de la période d’opposition bonapartiste consécutive à la chute de l’Empire suivie de la restauration de la République, le [3]. Au Palais de Justice, les principales causes qu’il a plaidées sont celles de Sébastien Billoir, d’Antoine Leandri, de Marc de Montifaud.

Son apparence un peu languide dissimulait les qualités les plus sérieuses d’homme de lettres, à qui l’on doit non seulement des études politiques telles que l’Empire, l’Essai sur la dictature, ou Au pays des blagueurs, contre Léon Gambetta[b], qui témoignent d’une sérieuse connaissance des questions politiques et sociales, mais aussi des romans remplis de féminisme et d’humour, tels que Cabotinage, Vaut mieux en rire, Choses d'amour, Pour de l’argent.

Comme son père également, il a aussi tenté de la politique, en se présentant, en 1876 et 1877, à la députation à Paris, sans mieux y réussir que lui[4]. En 1888, à quarante-et-un ans, l’anémie cérébrale qui le guettait l’a saisi brusquement, au milieu de ses succès de Parisien et de publiciste. Frappé d'une attaque de paralysie, encore jeune, le brillant et spirituel causeur du salon de la princesse Mathilde, a langui, au point de devoir être transporté, vieil enfant presque quinquagénaire, de son domicile du 8, rue de l’Université, dans la maison de son père, dans le berceau de sa famille[5], où il a terminé sa vie, dans un état végétatif[6], avant de s’éteindre dans les bras de sa sœur, Thérèse Sangnier, qui, prévenue à temps et partie en toute hâte pour Treignac, l’avant-veille, a pu recevoir les derniers adieux de son frère[7]. À l’issue de ses obsèques, célébrées à Saint-Thomas-d'Aquin, le , il a été inhumé au cimetière du Montparnasse[8].

Publications

  • Essai sur la dictature. 1re partie, 1875.
  • L'Empire, 2e partie de l'Essai sur la dictature, 1876.
  • Les Bonapartistes et la République, 1877.
  • Nos politiciens, voyage au pays des blagueurs, 1879.
  • Le Prince Napoléon et le parti bonapartiste, 1880.
  • Bonapartistes blancs et bonapartistes rouges, Paris, Édouard Dentu, , 49 p., in-18 (lire en ligne sur Gallica).

Romans

  • Choses d'amour, 1881.
  • Mieux vaut en rire, 1882.
  • Histoire d'un manifeste, 1883.
  • Pour de l'argent, histoire d'hier, 1883.
  • Impitoyable amour, 1885.
  • Oh ! mesdames ! études de tendresse moderne, 1885.
  • Cabotinage, 1886.
  • Histoire d'une âme, 1888.

Notes et références

Liens externes

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