Georges Riberpray
général français
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Georges Riberpray est un général de brigade français, né le à Gaillon dans l’Eure et mort le près de Verdun. Pendant la Première Guerre mondiale, il a notamment commandé la 128e division d'infanterie.
Le général Georges Riberpray. | ||
| Naissance | Gaillon (Eure) |
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| Décès | (à 56 ans) Verdun (Meuse) |
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| Allégeance | ||
| Arme | Armée française Génie militaire |
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| Grade | Général de brigade | |
| Années de service | 1883 – 1917 | |
| Commandement | 10e régiment du génie 128e division d'infanterie |
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| Conflits | Première Guerre mondiale | |
| Faits d'armes | Combats du Bois-le-Prêtre Bataille de Verdun |
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| Distinctions |
Croix de Guerre |
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Biographie
Georges Émile Joseph Riberpray est le fils de Jacques Riberpray, député de Louviers et maire de Gaillon, et de son épouse Clarisse Morel[1]. En 1883, il intègre l’École polytechnique. Il poursuit sa formation à l’École d’application de l’artillerie et du génie à Fontainebleau. Il en sort en 1887 avec le grade de lieutenant. Il commence sa carrière militaire au 3e régiment du génie à Arras, puis est affecté à la compagnie mixte de Toul à la fin de 1890[2].
Dès ses premières années de service, il est reconnu pour son sérieux, sa discipline, son instruction technique poussée et ses qualités physiques. Orienté vers le service d’état-major, il est promu capitaine en 1893 et entre à l’École supérieure de guerre en 1896. Il est ensuite affecté au 6e corps puis au 20e corps. Ses compétences sont saluées en tant que professeur adjoint de fortification[3],[4].
En 1904, il est nommé officier d’ordonnance auprès du général commandant le 9e corps, puis du ministre de la Guerre. En 1905, il est promu chef de bataillon et prend la tête du 20e bataillon du génie à Toul. Il veille au bien-être de ses hommes autant qu'à la rigueur de l’instruction qu’il leur dispense[5].
De retour à l’École supérieure de guerre en 1907, il y est successivement stagiaire, puis professeur adjoint du cours de fortification. Il y développe une pédagogie structurée, axée sur la tactique appliquée sur le terrain. En 1911, il est promu lieutenant-colonel[6]. Il rejoint le cabinet du ministre de la Guerre Maurice Berteaux, puis est nommé chef du 1er bureau de l’État-major de l’armée de terre en 1912[7],[8]. Il prend part aux travaux sur la Loi des Trois ans, prolongeant la durée du service militaire actif, et montre son sens de l'organisation, sa loyauté et sa capacité à valoriser ses collaborateurs[9].
En 1914, au début de la Première Guerre mondiale, il est colonel et prend le commandement du tout nouveau 10e régiment du génie à Toul[10],[2]. Il est l’un des premiers officiers supérieurs du génie directement engagés en campagne. Il prend le commandement de la brigade mixte de Toul, avec laquelle il participe aux Combats du Bois-le-Prêtre[11]. Il reçoit la croix d'officier de la Légion d'honneur en [1],[12].
En , il est promu général de brigade. Il se voit confier le commandement de la 128e division d’infanterie, issue de la brigade mixte de Toul ; il la dirige notamment dans le secteur de Verdun, où il applique ses compétences de fortification et d'organisation du terrain[13]. L'Est républicain cite sa bravoure au feu, sa proximité avec ses troupes, et ses déplacements sur les premières lignes[14].
Le , il inspecte les positions avancées au Bois des Caurrières ; il est mortellement touché par des tirs ennemis[15],[16]. Il avait été proposé pour le grade de général de division quelques semaines auparavant[5].
Dans une citation publiée dans le Journal Officiel du , le général Adolphe Guillaumat, commandant la IIe armée, lui rend hommage[17],[18] :
« Officier général de la plus haute valeur morale et du plus haut caractère, n’ayant jamais connu d’autres soucis que ceux du bien de l’armée et de l’accomplissement de ses devoirs militaires. Adoré de ses officiers et de ses hommes, leur prêchait le mépris du danger en leur donnant chaque jour l’exemple du plus beau courage. Tombé glorieusement le 11 septembre 1917 en visitant, en plein combat et sous le feu de l’artillerie et des mitrailleuses, des régiments de première ligne. »
Il est inhumé au cimetière de Gaillon, aux côtés de ses parents.

Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur (chevalier le 29 décembre 1904, officier le 27 janvier 1915)[19],[12].
Croix de guerre -
Postérité
À Metz (Moselle), l'ancienne caserne allemande des pionniers, construite de 1882 à 1885, porte son nom depuis 1920[20],[21]. À Gaillon, la rue où se trouve sa maison natale porte également son nom[22]. La ville de Gaillon inaugure le monument aux morts en 1923, en présence du Maréchal Joffre. Un médaillon en bronze à l'effigie du général y est apposé[23].
