Maurice Berteaux

homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Henri Maurice Berteaux, né le à Saint-Maur-des-Fossés[1] et mort accidentellement le à Issy-les-Moulineaux[2], est un homme politique français.

Président du ConseilErnest Monis
GouvernementMonis
PrédécesseurAristide Briand (par intérim)
Faits en bref Fonctions, Ministre de la Guerre ...
Maurice Berteaux
Illustration.
Maurice Berteaux, par Nadar.
Fonctions
Ministre de la Guerre

(2 mois et 25 jours)
Président Armand Fallières
Président du Conseil Ernest Monis
Gouvernement Monis
Prédécesseur Aristide Briand (par intérim)
Successeur François Goiran

(11 mois et 28 jours)
Président Émile Loubet
Président du Conseil Émile Combes
Maurice Rouvier
Gouvernement Combes
Rouvier II
Prédécesseur Louis André
Successeur Eugène Étienne
Député français

(17 ans, 7 mois et 5 jours)
Élection 3 septembre 1893
Réélection 8 mai 1898
27 avril 1902
6 mai 1906
24 avril 1910
Circonscription Seine-et-Oise
Législature VIe, VIIe, VIIIe, IXe et Xe (Troisième République)
Groupe politique RRRS
Prédécesseur Jean Hély d'Oissel
Successeur Émile Laurent
Président du Conseil général de Seine-et-Oise

(3 ans)
Prédécesseur Laurent Amodru
Successeur Émile Aimond
Conseiller général de Seine-et-Oise

(7 ans)
Prédécesseur Charles-Philippe Maréchal
Successeur Hugues Le Roux
Maire de Chatou

(20 ans)
Prédécesseur Edmond de Panafieu
Successeur Eugène Rochefort
Biographie
Nom de naissance Maurice Henry Berteaux
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Maur-des-Fossés (France)
Date de décès (à 58 ans)
Lieu de décès Issy-les-Moulineaux (France)
Sépulture Cimetière des Landes de Chatou (Yvelines)
Nationalité Française
Parti politique RRRS
Profession Agent de change
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Député-maire radical de Chatou en banlieue ouest parisienne, il est plusieurs fois ministre de la Guerre et l'un des artisans de la rénovation de l'armée française avant la Première Guerre mondiale.

Biographie

Issu d'une famille bourgeoise fortunée, Maurice Berteaux fait de brillantes études au lycée Charlemagne (4e arrondissement de Paris).

En 1879, à 27 ans, il succède à son beau-père dans la charge d'agent de change.

Franc-maçon actif au Grand Orient de France, Maurice Berteaux fréquente assidûment la loge de Saint-Germain-en-Laye. Par la suite, une loge maçonnique, la loge Maurice-Berteaux, portera son nom[3].

Maire de Chatou à partir de 1891, député de Seine-et-Oise en 1893, président du conseil général de Seine-et-Oise en 1908, Maurice Berteaux, à 56 ans, devient une personnalité marquante et influente de la banlieue ouest-parisienne de la Belle Époque. Il était notamment intervenu activement en 1904 pour empêcher la démolition du château de Maisons-Laffitte.

Spécialiste des questions militaires et financières, ardent républicain et laïque convaincu, il contribue, après l'affaire Dreyfus, à défendre et à consolider une Troisième République encore fragile.

Ministre de la Guerre puis président de la Commission de l'Armée, il participe à l'œuvre de rénovation de l'institution militaire entreprise par la Troisième République en prévision de « la revanche » sur l'Empire allemand qui a annexé le Nord de la Lorraine (Moselle) et l'Alsace en 1871. Son action pour assurer l'égalité de tous devant le service militaire et pour développer le rôle social de l'Armée aura permis, peu de temps avant la Grande Guerre, la mise en place d'une armée qui s'identifie à la Nation.

Il milite et participe activement à l'éducation populaire au sein de la Ligue de l'enseignement fondée par Jean Macé. Avec Jean Jaurès, il fait adopter une loi sur la prise en charge des accidents du travail favorable aux ouvriers et employés des chemins de fer. Il était également partisan de l'impôt sur le revenu progressif, de la séparation des Églises et de l'État (votée en 1905) et de la réduction du temps du service militaire.

Cortège funèbre de Maurice Berteaux sur l'avenue des Champs-Élysées, en 1911.

Il meurt accidentellement le , à l'âge de 58 ans, sur le terrain d'aviation d'Issy-les-Moulineaux, lors de la course d'aviation Paris-Madrid, alors que l'aviateur Louis Émile Train, sur un monoplan de sa conception, tente un atterrissage d'urgence qui finit de manière catastrophique sur le groupe des personnalités qui avait envahi la piste[4].

La tombe de Maurice Berteaux au cimetière des Landes à Chatou (Yvelines).

Il repose dans l'ancien cimetière de Chatou (cimetière des Landes)[5].

Principaux mandats et fonctions

Décorations

Hommage et postérité

Dans de nombreuses communes d'Île-de-France des voies portent son nom, comme à Paris avec la rue Maurice-Berteaux. Jusqu'à l'indépendance du pays en 1962, la commune algérienne d'Ouled Hamla se nommait Berteaux.

Le sculpteur Charles Maillard est l'auteur du monument en hommage à Maurice Berteaux, ministre de la Guerre et maire de Chatou, qui est inauguré en 1922 à Chatou[6]. En Antarctique, le cap Berteaux porte son nom[7].

Notes et références

Voir aussi

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