Georges Tabouis
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | Paris |
|
|---|---|---|
| Décès | (à 91 ans) Bayeux |
|
| Origine | ||
| Arme | Infanterie | |
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1888 | |
| Commandement | 1er bataillon de chasseurs à pied 13e division d'infanterie |
|
| Conflits | Première Guerre mondiale Bataille de France (Seconde Guerre mondiale). |
|
| Faits d'armes | Prise du 1er drapeau Allemand par son bataillon le lors de la bataille de Saint-Blaise-la-Roche | |
| Distinctions | Grand officier de la Légion d'honneur. | |
| Famille | fils, Maurice Tabouis général de brigade (1900-1975). | |
| modifier |
||
Georges-Antoine-Marie Tabouis est un général de division français, né le à Paris et mort le à Bayeux.
Né au 4 rue Drouot à Paris (9e arrondissement), fils de Charles-Louis (1816-1902) et Marie Herminie Maugean. Marié le avec Anne-Marie de Brunville (1874-1929)[1], il est le père de Jacques (1895-1964)[2], Maurice (1900-1975) et André Tabouis (1906-1974), ces deux derniers furent eux aussi généraux, le premier étant colonel de hussards pendant la Première Guerre mondiale.
Carrière
Jeunesse et études
Il fait ses études au collège Stanislas de Paris puis intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr entre 1888 et 1890 au sein de la 73e promotion dite « du Grand Triomphe ».
Première Guerre mondiale
Lorsque le 1er conflit mondial éclate il est chef de bataillon commandant le 1er bataillon de chasseurs à pied, c'est sous son commandement que sera capturé, , le premier drapeau pris à l'ennemi lors de la Première Guerre Mondiale[3] (voir le paragraphe fait d'armes). Il est promu lieutenant-colonel à la suite de cet événement. Il est ensuite blessé lors d'un bombardement le à Ablain-Saint-Nazaire.
Il est ensuite envoyé en Ukraine le , où Clemenceau lui confie le rôle de commissaire de la République française le [4] avec pour mission de prendre contact avec le jeune régime séparatiste et de lui assurer le soutien des puissances occidentales (aide en matériel et en conseillers militaires) dans la lutte contre la Russie soviétique[5]. Il se montre peu efficace à ce poste et ne peut empêcher une paix séparée entre l'Ukraine et les Empires centraux et la chute du régime qui est remplacé par un gouvernement communiste. Il entre aussi en conflit avec le représentant du ministère des Affaires étrangères, Jean Pélissier, cette mésentente rend encore moins efficace les négociations entre la France et l'Ukraine. Il demande à rentrer en France avec l'ensemble de sa mission, le gouvernement ukrainien étant devenu soviétique[6].
Il est ensuite affecté comme général commandant la 13e division d'infanterie le . Il occupe ce poste jusqu'au .
Entre-deux-guerres
Pendant la décennie 1930, il est maire de Cornillé (Ille-et-Vilaine)[7].
En 1935, il est promu grand officier de la Légion d'honneur[8].
Seconde Guerre mondiale
Placé en 1939 dans la 2e section, il ne reprend pas d'activité militaire pendant la Seconde Guerre mondiale.
Retraite
A partir de 1930, il se consacre aux Scouts de France, dont il dirigea la province de Bretagne.
Faits d'armes
Le lors de la bataille de Saint-Blaise-la-Roche, à la suite de violents combats, son bataillon s'empare du drapeau du 132e régiment poméranien allemand et capture à l'ennemi 8 canons, 400 prisonniers et une importante quantité de matériel, libérant ainsi la vallée de la Bruche.
Ce fait d'armes vaudra au drapeau des chasseurs la médaille militaire et au bataillon une citation à l'ordre de l'Armée formulée ainsi :
« Sous le commandement du commandant Tabouis a brillamment contribué, le au succès du combat de Plaine Saint-Blaise, au cours duquel il a enlevé à l'ennemi le premier drapeau, ce qui a valu au drapeau des chasseurs l'attribution de la médaille militaire. ».
À la suite de cet événement, le commandant Tabouis sera promu lieutenant-colonel.
États de service
- Élève-officier à Saint-Cyr .
- Elève de 1ère classe le .
- Caporal le
- Sergent le .
- Sous-lieutenant le .
- Lieutenant le .
- Capitaine le .
- Chef de bataillon le .
- Commandant en août 1914.
- Lieutenant-colonel le (le il est blessé lors d'un bombardement).
- Colonel le .
- Général de brigade le .
- Général de division le .
Affectations
- École spéciale militaire de Saint-Cyr entre 1888 et 1890 (73e promotion dite « du Grand Triomphe »).
- Au 1er bataillon de chasseurs à pied en août 1914.
- Blessé lors d'un bombardement le à Ablain-Saint-Nazaire.
- Commissaire de la République française en Ukraine au .
- À la 13e division d'infanterie du jusqu’au .
Décorations
- Chevalier de la Légion d'honneur par décret du
- Officier de la Légion d'honneur par arrêté ministériel du
- Commandeur de la Légion d'honneur par décret du
Grand officier de la Légion d'honneur par décret du .- Croix de Guerre1914-1918,
- Officier d’Académie,
- Officier de l’Ordre du Buste du Libérateur du Vénézuela,
- Officier de Saint Alexandre de Bulgarie,
- Croix de Guerre Tchécoslovaque,
- Grand Croix de Saint Stanislas de Russie avec glaives,
- Grand Officier du Nicham Iftikar de Tunisie,
- Commandeur du Mérite Militaire de Bulgarie,
- Commandeur de l’Aigle Blanc de Serbie avec glaives,
- Commandeur de Saint Wladimir de Russie avec glaives,
- Compagnon de l’Ordre du Bain de Grande-Bretagne.