Gerardus Johannes Mulder
chimiste néerlandais
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Gerardus Johannes Mulder (Gerrit Jan Mulder) (, Utrecht - , Bennekom) est un chimiste organicien néerlandais.
| Recteur de l'université d'Utrecht (d) |
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| Enfant |
Eduard Mulder (d) |
| A travaillé pour |
Université d'Utrecht ( - |
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| Maître |
Nicolaas Cornelis Fremery (d) |
| Distinctions |
Membre d'honneur du Physikalischer Verein (d) () Chevalier de l'ordre du Lion néerlandais |
Ueber die Zusammensetzung einiger thierischen Substanzen (d) |
Biographie
Après ses analyses chimiques effectuées sur le blanc d'œuf en 1835[1], il fut le premier, avec son article Sur la composition de certaines substances animales[2], à utiliser le terme de « protéine » en 1838, ainsi que le lui avait suggéré Jöns Jacob Berzelius, lors de leurs correspondances[3]. Dans la même publication, il avance une théorie selon laquelle toutes les protéines, animales et végétales, comportent un radical commun (dont il donne la formule C40 H62 N10 O12) et se distinguent par un nombre variable d'atomes de phosphore et de soufre ; ces protéines se forment dans les plantes et se retrouvent dans les animaux sans changement majeur[4].
Il montra en 1838 avec Jobat que caféine et théine étaient une seule et même molécule.
À partir de 1841, il fut professeur de chimie à l’université d'Utrecht. Il s'est intéressé aux applications de la chimie à l'agriculture[5], à la chimie du vin et à celle de la bière. Il a animé, seul ou avec d'autres savants, les revues Bijdragen tot de natuurkundige Wetenschappen, Natuur- en scheikundig archief, Bulletin des sciences physiques et naturelles en Néerlande, Scheikundige onderzoekingen gedaan in het laboratorium der Utrechtsche Hogeschool.
En 1844, il détermine la composition chimique d'un résidu de sang séché, un pigment rouge dépourvu de fer, qu'il nomme « hematine », renommé « hématoporphyrine » par Felix Hoppe-Seyler en 1871 et finalement porphyrine[6].
Son autobiographie Levensschets parut après sa mort[7].
Distinctions
En 1850, il fut élu membre étranger de l'Académie royale des sciences de Suède. Il était également, entre autres distinctions, membre correspondant de l’Académie royale des sciences de Prusse depuis 1845, membre de l’Académie royale néerlandaise des arts et des sciences, membre honoraire de la Société de physique de Francfort.
Décoration
Chevalier de l'ordre du Lion néerlandais ()