Germaine Boy
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Germaine Yvonne Suzanne Boy |
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Marie Latruffe-Colomb, Émile Cagniart, Abel Chancel (d), Édouard Cuyer, Mathilde Delattre, Marthe Bougleux |
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| Distinctions |
Germaine Boy, née le à Paris dans le 10e arrondissement et morte le à Colombes, est une peintre et professeur de dessin française.
Formation et expositions
Germaine Yvonne Suzanne Boy est la fille d'Edmond Simon Boy, fabricant de papier et photographe[1], et de Louise Léonie Joignaux[2]. Elle réside au 5 rue Lebouteux dans le 17e arrondissement en 1906, au 96 rue des Bois de Colombes à La Garenne-Colombes en 1911.
Élève de Marie Latruffe-Colomb et de Marthe Bougleux (miniaturistes), de Mathilde Delattre (aquarelliste), d'Émile Cagniart (paysagiste), d'Édouard Cuyer (anatomiste dont elle suit probablement l'enseignement à l'Ecole nationale des arts décoratifs), d'Abel Chancel[3] et d'Étienne[4], elle expose aquarelles et bois peints aux Salons de 1904 à 1924[5]. Elle obtient en 1906 le 1er prix du concours général de dessin de la ville de Paris[6]. Sociétaire des artistes français en 1907[7], elle y reçoit la même année une mention honorable[8], et une médaille de troisième classe en 1911[9]. Elle reçoit en 1910 le prix Ocampo (prix d'art décoratif du salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs). En 1915, elle reçoit un prix de la Société d'encouragement à l'art et à l'industrie[n 1],[10]. Dans les salons ses œuvres décoratives et d'ornement sont remarquées, aux côtés de celles d'Isabelle Onslow. Ses aquarelles, souvent présentées sur panneaux, évoluent dans le style de l'Art nouveau[3].
Enseignement
Elle enseigne dès 1911 à la mairie de Paris. En 1917, elle est professeur spécial d'aquarelle à l'école municipale de commerce pour jeunes filles de la rue d'Abbeville (10e arrondissement)[11] et par ailleurs, de 1919 à 1938 au moins, enseigne l'aquarelle à l'école municipale de dessin et d'art appliqués à l'industrie, rue Duperré, 9e arrondissement (anciennement école professionnelle Élisa Lemonnier)[12]. Sa présence se raréfie dans les Salons dans les années 1920. En 1926, elle est nommée officier d'Académie et en 1938 chevalier de la Légion d'Honneur, en qualité d'enseignante[13]. Dans les années 1960, elle habite au 15 rue de Berne dans le 9e arrondissement de Paris, chez la directrice de l'école de la rue Duperré[3].
École de Savièse
Germaine Boy fait partie des artistes rattachés à l'École de Savièse, et des quelques femmes qui le sont. Elle passe de nombreux séjours estivaux en Valais (Suisse) à partir des années 1910 et jusqu'au milieu des années 1960 ; Isabelle Onslow l'y accompagne dès les années 1920[3]. Elle y peint sur le motif, et fréquente les artistes liés à ce contexte. Elle y travaille principalement à l'aquarelle et à la gouache. Elle s'attelle à dépeindre la ruralité, les costumes et les traditions de cette région, majoritairement à travers des représentations féminines[14].
Elle meurt à Colombes à l'âge de 86 ans[2]. Elle est inhumée le dans le caveau familial du cimetière du Père-Lachaise[13].
Salons
Salon des artistes français
- 1904[3] ;
- 1905 Poissons, projet de frise décorative (n ° 4771)[3] ;
- 1906 Roses et lilas (n° 1874, aquarelle), Chardons argentés (n°1875, aquarelle) et Frise décorative[15] ;
- 1907 Frise décorative (mention honorable, arts décoratifs)[8] ;
- 1908 Chrysanthèmes (aquarelle)[16] ;
- 1909[3] ;
- 1910 Le Malheur (n° 5104, panneau décoratif) et Canards sauvages (n° 5105, panneau décoratif)[17] ;
- 1911 Roses blanches (n° 2102, aquarelle), Cygnes (n° 5029, panneau décoratif) et n° 5030 (panneau décoratif), (3e médaille, arts décoratifs)[9] ;
- 1912 Coin d'atelier (n° 2098, aquarelle)[3] ;
- 1913 Papavers (n° 2046, aquarelle), Etude (n° 2047, aquarelle), Dindons (n° 5203, panneau décoratif) et Petite Saviesanne (n° 5204, panneau décoratif) (bois pyrogravés et peints)[18] ;
- 1913[3] ;
- 1914 Savièse (n° 5505, panneau décoratif) et Pavots (n° 5506, panneau)[19] ;
- 1920 Un paravent (n° 4168)[20] ;
- 1921 Un paravent (n° 4752)[21] ;
Salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs
Salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs [4] :
- 1906 paravent, frise céramique (poissons) et dessus de porte, arts décoratifs, et aquarelles de fleurs et fruits[22] ;
- 1907 Les paons blancs, panneau décoratif, et Un coin de cellier, Fleurs et vieux livres et Œillets blancs, aquarelles[3] ;
- 1908 aquarelles de fleurs, Puits à pierres, plaine de Houilles, peinture, Dessus de bibliothèque (triptyque) et Frise décorative;
- 1909 (prix Ocampo, art décoratif)[3] ;
- 1910 Banquette d'atelier[23] ;
- 1911 Aquarelles de fleurs, peinture, et Vent du Large et Le malheur, aquarelles sur panneaux[3] ;
- 1912 Étagère, panneau décoratif, deux aquarelles, Étude de Normandie et Étude à Tournon (Var), peintures[3] ;
- 1913 Un coin d'atelier, Papavers et deux études, aquarelles et Chouettes, art décoratif[24] ;
- 1914 Trois aquarelles, et Dindons, Petite Saviésanne et Evolène [3], panneaux d'art décoratif (pyrogravure coloriée)[25] ;
- 1917 Étude de Saviésannes (Suisse), aquarelle[3] ;
- 1918 La Forclaz, près Évoline (Suisse), aquarelle[3] ;
- 1919 Panneau décoratif et aquarelle[3] ;
- 1921 Panneau décoratif, Paysage, aquarelle et Illustrations, gouache[26],[3] ;
- 1922 Frise, Savièse (Suisse), tempera et panneau, arts décoratifs[3].
Autres expositions
Exposition industrielle internationale de Toulouse
- 1908[3].
Salon du Syndicat des artistes femmes peintres et sculpteurs d'Enghien-les-Bains
- 1909 Village de St-Côme de Fresné (peinture)[27].
Salon de la Société des artistes décorateurs
Postérité
Expositions rétrospectives

- du au , exposition L'Art Nouveau, la Révolution décorative à la Pinacothèque de Paris[3]: Vent du Large
- du au , École de Savièse et artistes (re)connues, Savièse, Espace d'exposition de la collection communale[28].
- depuis le , Saisons. Sélection d'œuvres d'artistes rattachés à l'École de Savièse, Savièse, Espace d'exposition de la collection communale[29],[30].
- du au , Germaine Boy. Entre Paris et le Valais, Savièse, Espace d'exposition de la collection communale[31].
Chanson
En 2023 l'auteure-compositrice-interprète valaisanne Milla[32] crée une chanson dédiée à Germaine Boy et Isabelle Onslow, intitulée Le Vent du Large[33], célébrant leurs séjours réguliers et leur attachement à la région et ses habitants, en s'inspirant de l'œuvre éponyme (1911) de la première et des poèmes de la seconde[3].
Collections
- Municipalité de Savièse[34]
- Sion, Musée d'art du Valais[35]