Gestion du stationnement

From Wikipedia, the free encyclopedia

Signalisation de stationnement réglementé par disque de stationnement en France

Afin de réguler le stationnement sur la voie publique en ville des véhicules à quatre roues, les pouvoirs publics ont mis en place le stationnement réglementé (« zone bleue ») et le stationnement payant.

La gestion du stationnement public est le moyen qui permet de réguler le déséquilibre entre l'offre et le demande de stationnement sur la voie publique.

Le principe de stationnement payant est apparu en France pour la première fois à Bayonne en , il se généralise dans les années 60, on trouve des parcmètres sur le parking de l'aéroport du Bourget depuis 1960[1]. Le stationnement payant sur voirie est installé de manière significative dans certains centres-villes aux alentours de 1967[2], comme à Nice, en [3].

À Paris, le principe du stationnement payant, au moyen de parcs de stationnement gardés et rémunérés, est adopté au Conseil de Paris le [4]. La proposition de mettre en place des parcmètres dans tout Paris est rejetée. Elle sera finalement adoptée en 1971[2] et les parcmètres seront généralisés (on en trouvait déjà de manière isolée, comme ceux placés aux abords de la Gare de Lyon[5]).

Un véhicule qui effectue 20 000 km de déplacement annuel ne circule sur la voie publique que 5 % de son temps. La plupart des véhicules sont donc stationnés environ 95 % à 98 % de leur temps, souvent au domicile ou sur le lieu de travail[6]. Toutefois, lorsque le stationnement n'est pas effectué dans un lieu privé, le stationnement s'effectue parfois sur la voie publique, c'est par exemple le cas à Toulouse où certains parmi les 400 000 véhicules qui vont quotidiennement au centre-ville peuvent utiliser l'une des 21 550 places de stationnement[7].

Chaque ville mène sa propre politique en la matière, dans le cadre de la réglementation propre à chaque pays.

Belgique

La mise en place du stationnement réglementé et du stationnement payant relève des décisions des communes ou intercommunalités concernées.

En France, certaines communes ont fait le choix de décomposer l'offre de stationnement sur voirie en plusieurs zones. Souvent ce zonage comprend trois zones :

  • la zone rouge : le stationnement d'un véhicule est autorisé pour une courte durée à un tarif élevé ;
  • la zone orange : le stationnement d'un véhicule est autorisé pour une durée moyenne ;
  • la zone verte : le stationnement d'un véhicule est autorisé pour de longue durée.

Les zones rouges visent principalement à créer de la rotation dans le stationnement de véhicule dans les centres-villes et la zone commerçante. Les zones vertes, souvent en périphérie des villes, encouragent les automobilistes à y laisser leur véhicule une fois atteint le réseau de transports en commun. À cette fin, il existe dans certaines villes des parcs relais, dont l'accès est parfois gratuit.

Le prix du stationnement est fixé par la commune et dépend des zones (au cœur du centre-ville, à la périphérie) et des types d'installation (voirie, parking couvert, parking à barrière, etc.)

Très souvent, la gestion du stationnement est confiée à une Société d'économie mixte (SEM).

Le stationnement payant a vu émerger de nouveaux systèmes de gestion du stationnement. Les villes associent de plus en plus au classique horodateur (à ne pas confondre avec le parcmètre) des systèmes de stationnement dits "au temps réel", qui permettent de facturer aux usagers le stationnement réellement effectué, à la minute et au centime près.

À l'occasion de la mise en œuvre de la dépénalisation et décentralisation du stationnement payant sur voirie introduite en France par l'article 63 de la loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (MAPTAM), entrant en vigueur le , les collectivités territoriales sont amenées à repenser les modalités de gestion du stationnement sur voirie (tarifs, matériels, contrôle...)[8]

En Belgique, la gestion du stationnement urbain est partagée entre les autorités locales et des prestataires privés. Depuis la fin des années 1960, plusieurs communes ont progressivement externalisé tout ou partie de cette mission, notamment l'installation et la maintenance des horodateurs, ainsi que les services de contrôle ou de paiement numérique.

La commune de Schaerbeek a été la première à installer des horodateurs en 1968[9]. Parmi les opérateurs techniques intervenant dans ces dispositifs, l’entreprise belge Rauwers est active dans l’équipement et la gestion de réseaux de stationnement dans plusieurs villes du pays[10].

Les dispositifs de paiement mobile, comme Yellowbrick, se sont également généralisés dans les années 2010, favorisant la dématérialisation progressive du ticket de stationnement.

Dispositifs techniques

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI