Ghassan Alian est né à Shefa Amr[2]. Lui et son épouse Shirin ont trois enfants[3].
Alian est officier dans l’infanterie et les parachutistes et commandant en chef de la brigade Golani[1]. Il est le premier non-juif à commander une brigade[1],[4] et le second officier druze une brigade d’infanterie israélienne, le premier étant Imad Fares, commandant de la brigade Guivati[5]. C’est le troisième druze général dans l’armée israélienne[6].
Il participe au conflit de 2006 opposant Israël au Hezbollah. Après avoir été blessé à la tête, il retourne au combat pour ne pas manquer à son unité.
Ghassan Alian a commandé auparavant le bataillon Duchifat, une unité de réserve de la brigade Alexandroni[5] et de la brigade territoriale Menashe près de Jénine en Cisjordanie[2]. Il a suivi sa formation d’officier en même temps que Naftali Bennett, ministre de l’Industrie, du Commerce et du Travail, qui soutient sa nomination à la tête de la brigade Golani en l’appelant «un frère»[2]. Avant cette nomination, Alian a longtemps servi à divers postes dans la brigade et l’a commandé en second[2]. En , Benny Gantz, chef d’état-major, le nomme[5].
Ghassan Alian est blessé le durant des affrontements de nuit dans le nord de la bande de Gaza dans la guerre de Gaza de 2014, d’une blessure légère à l’œil[1].
Le , il obtient le grade d’alouf (général de brigade), et le , il est nommé à la tête du Coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (occupés)[7],[8].
Guerre de Gaza (depuis 2023)
Après l’attaque d’octobre 2023 du Hamas et le début de la guerre de Gaza, il est responsable de l’interruption de la fourniture de l’eau, de l’électricité et du carburant aux premiers jours de la guerre de Gaza[9]. Lui-même affirme que «les animaux humains doivent être traités ainsi. Il n’y aura ni eau, ni électricité, il n’y aura que la destruction. Vous avez voulu l’enfer, vous aurez l’enfer.» Il annonce par ailleurs que tout habitant de Gaza s’approchant à moins d’un kilomètre de la frontière israélienne «met sa vie en danger»[10],[11],[12].
En , la fondation Hind Rajab (FHR) presse le gouvernement italien d’arrêter Ghassan, alors en voyage à Rome, pour des accusations de génocide et de crimes de guerre. La demande est également soumise à la Cour pénale internationale. La FHR l’accuse d’avoir dirigé le blocus total de Gaza après le , utilisant la famine comme arme de guerre en coupant l’eau, l’acheminement de vivres et de fournitures médicales, et d’avoir pris pour cibles les hôpitaux et les infrastructures indispensables. L’Italie nie sa présence dans la délégation du ministre des Affaires étrangères israélien, Gideon Saar, Israël affirmant qu’il visite Rome séparément[13],[14]. La rapportrice spéciale des Nations unies, Francesca Albanese, soutient sur X (ex-Twitter) les efforts de FHR pour que Alian réponde de ses crimes. À propos de son départ imminent d’Italie, elle relève le besoin d’un réseau judiciaire international plus fort pour arrêter rapidement les suspects de crimes de guerre[15],[16],[17].
↑en anglais: The citizens of Gaza are celebrating, instead of being horrified," Alian said in the video. "With such human beasts, we will deal accordingly. Israel has imposed a complete blockade on Gaza. You will not have electricity or water, just destruction. You want hell, you'll get hell., citation retenue par le rapport d’Amnesty international de décembre 2025, cité par Arno Rosenfeld, «Amnesty International says Israel is committing genocide in Gaza», Christian Century, février 2025, volume 142, no2.