Francesca Albanese

juriste italienne, rapporteure spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens From Wikipedia, the free encyclopedia

Francesca Paola Albanese, née le à Ariano Irpino (Campanie), est une juriste et chercheuse italienne, spécialisée en droit international et droits humains. Depuis le , elle est la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens.

PrédécesseurMichael Lynk (en)
Nom de naissanceFrancesca Paola Albanese
Date de naissance (48 ans)
Lieu de naissanceAriano Irpino (Campanie, Italie)
Faits en bref Fonctions, Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens ...
Francesca Albanese
Illustration.
Francesca Albanese en 2025.
Fonctions
Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens
En fonction depuis le
(3 ans, 10 mois et 23 jours)
Prédécesseur Michael Lynk (en)
Biographie
Nom de naissance Francesca Paola Albanese
Date de naissance (48 ans)
Lieu de naissance Ariano Irpino (Campanie, Italie)
Nationalité Italienne
Diplômée de Université de Pise
Université d'Amsterdam
École des études orientales et africaines
Profession Juriste en droit international

Image illustrative de l’article Francesca Albanese
Fermer

Biographie

Origine et formation

Francesca Albanese naît le 30 mars 1977 à Ariano Irpino, dans la région de Campanie, en Italie du sud[1],[2].

Elle est titulaire d’un « diplôme complet en droit » (« laurea magistrale » en « giurisprudenza »), diplôme italien de second cycle (5 ans) donnant accès aux professions juridiques, obtenu à l’université de Pise[3],[4],[5], ainsi que d’un master en droits humains délivré par la School of Oriental and African Studies de l'université de Londres[3],[4],[5]. Elle poursuit un doctorat en droit international des réfugiés à la faculté de droit de l'université d'Amsterdam[6].

Chercheuse et conseillère en droits humains

Chercheuse affiliée jusqu'en décembre 2025[7] à l'Institut pour l'étude des migrations internationales (en) de l'université de Georgetown, elle est conseillère principale sur les migrations et les déplacements forcés auprès de l'organisation à but non lucratif Arab Renaissance for Democracy and Development (ARDD)[6] et chercheuse à l'Institut international d'études sociales (en) de l'université Érasme de Rotterdam[8] où elle a cofondé le Réseau mondial sur la question de la Palestine (GNQP), une coalition de professionnels et d'universitaires renommés engagés en Israël et en Palestine ou sur cette question[6].

Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés

En mars 2022, Francesca Albanese est nommée rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, pour un mandat de trois ans, avec prise de poste au [9],[10]. Elle est la première femme à occuper ce poste[11]. Son travail de rapporteuse est bénévole (pro bono), et depuis le génocide à Gaza elle s'y consacre à plein temps, laissant de côté l'enseignement[12]. Elle est reconduite à ce poste le 4 avril 2025[13].

Dans son premier rapport en date du , Francesca Albanese recommande que les États membres de l'ONU élaborent « un plan pour mettre fin à l'occupation coloniale israélienne et au régime d'apartheid »[14]. Le rapport conclut :

« Les violations décrites dans le présent rapport mettent en évidence la nature de l'occupation israélienne, à savoir un régime intentionnellement acquisitif, ségrégationniste et répressif conçu pour empêcher la réalisation du droit du peuple palestinien à l'autodétermination[15]. »

Durant la guerre à Gaza depuis 2023, Francesca Albanese appelle à un cessez-le-feu immédiat, avertissant que « les Palestiniens courent le grave danger d'un nettoyage ethnique de masse »[16]. Elle déclare également que la communauté internationale doit « prévenir et protéger les populations des crimes d'atrocité », et que « la responsabilité des crimes internationaux commis par les forces d'occupation israéliennes et le Hamas doit également être immédiatement recherchée »[16],[17],[18].

En , Francesca Albanese reçoit le prix international Stefano Chiarini (it) (en italien : Premio Internazionale Stefano Chiarini) en reconnaissance de son travail journalistique sur la Palestine et le Moyen-Orient[19],[20].

En , lors de la 30e réunion de la 53e session ordinaire du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, Francesca Albanese présente un rapport accusant Israël de transformer la Cisjordanie en une prison à ciel ouvert. Le rapport indique que depuis 1967, plus de 800 000 Palestiniens, dont des enfants de douze ans, ont été arrêtés et détenus par les autorités israéliennes. Lors d'un briefing avec les journalistes, Francesca Albanese déclare : « Il n'y a pas d'autre façon de définir le régime qu'Israël a imposé aux Palestiniens — qui est un apartheid par défaut — qu'une prison à ciel ouvert ». Israël n'était pas présent lors de la présentation mais a rejeté les conclusions[21],[22],[23].

Le , Francesca Albanese publie un rapport intitulé Anatomie d'un génocide[24] : elle y affirme qu’il existe des « motifs raisonnables » de croire qu’Israël a commis plusieurs actes de génocide dans la bande de Gaza[25],[26]. Elle se dit victime de nombreuses menaces depuis le début de sa mission d’élaboration d’un rapport sur la guerre israélienne contre Gaza[27].

Nomination controversée et soutiens internationaux

La nomination en mars 2022 de Francesca Albanese au poste de rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés lui vaut à la fois un soutien international et de vives critiques[28].

Israël et ses alliés lui reprochent notamment d'anciennes déclarations qu'ils considèrent comme antisémites : par exemple, au moment de la Guerre de Gaza de 2014, elle avait décrit les États-Unis comme « subjugués par le lobby juif »[29]. Elle a ensuite reconnu un « choix des mots inapproprié », ayant voulu désigner les lobbys pro-israéliens aux États-Unis[29]. Elle déclare qu'elle n'est pas antisémite et que sa critique d'Israël (en) est liée à l'occupation des territoires palestiniens. En , soixante-cinq spécialistes de l'antisémitisme, de l'Holocauste et des études juives (en) lui apportent leur soutien et déclarent : « Il est évident que la campagne contre [Albanese] ne vise pas à combattre l'antisémitisme actuel. Il s'agit essentiellement d'efforts visant à la réduire au silence et à saper son mandat en tant que haut fonctionnaire de l'ONU chargé de rendre compte des violations des droits de l'homme et du droit international commises par Israël »[29].

En , une déclaration de 116 organisations de défense des droits humains et de la société civile, d'institutions universitaires et de groupes salue les « efforts inlassables de Mme Albanese pour protéger les droits de l'homme dans les TPO [Territoires palestiniens occupés] et pour sensibiliser aux violations quotidiennes alarmantes des droits des Palestiniens »[30].

L'International Legal Forum, réseau d'avocats pro-israéliens financé par le Ministère des affaires stratégiques (en) israélien[31], appelle à la démission de Francesca Albanese, l'accusant de « justifier le massacre, le viol, la torture et l'enlèvement d'Israéliens , y compris de femmes et d'enfants »[32]. En réponse, Amnesty International Italie publie, le 2023, une lettre de soutien signée par des dizaines de groupes de défense des droits, de députés, de juristes et d'universitaires italiens. Le , trois anciens titulaires du poste exhortent publiquement l'ONU à défendre Francesca Albanese et déclarent qu'elle a été « la cible d'attaques calomnieuses » et « personnelles ». Le « 3 mai », Francesca Albanese tweete qu'elle a « vu trop de morts [de Palestiniens], trop d'arbitraire, zéro responsabilité » et qu'elle avait été accusée de s'être attaquée à ces abus[33].

En , après la publication par Francisca Albanese et Christian Elia du livre J'accuse[34], le centre Simon-Wiesenthal appelle les Nations unies à « destituer Francesca Albanese, à évaluer les dommages qu’elle a causés, y compris son incitation implicite à la haine et à la violence, et d’enquêter sur ses activités. »[35],[36].

Le gouvernement israélien lui interdit le 12 février 2024 l'entrée sur son territoire, l'accusant d'antisémitisme à la suite d'un message où elle déclarait que « les victimes du 7 octobre n'ont pas été tuées à cause de leur judaïsme, mais en réaction de l'oppression d'Israël »[37]. Pour rappel, Israël interdit l'entrée à tous les rapporteurs spéciaux pour les territoires palestiniens depuis 2008[37].

À la suite de la publication du rapport de Francesca Albanese en octobre 2024 sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés, l'ambassade d'Israël auprès de l'ONU à Genève demande sa démission dans les termes suivants : « Selon sa représentation du monde rempli de haine, l'État d'Israël n'a aucune raison historique d'exister, aucun droit de défendre sa population, et l'attaque du 7 octobre et le sauvetage des otages ne sont qu'une excuse utilisée par Israël »[38].

Fin -début , plusieurs États (États-Unis, Israël, Pays-Bas, Argentine, Hongrie), 42 députés de la coalition gouvernementale française et plusieurs organisations pro-israéliennes (dont UN Watch, le Congrès juif mondial, l'Anti-Defamation League, l'American Jewish Committee et le CRIF) s'opposent au renouvellement de son mandat[39], qui est tout de même acté par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies le [40], ce qui prolonge ses fonctions jusqu'en 2028[41].

Sanctions américaines

Les États-Unis annoncent en juillet 2025 des sanctions inédites contre Francesca Albanese, l'accusant d'« activités partiales et malveillantes », « d’antisémitisme décomplexé » et de « soutien au terrorisme »[42]. Francesca Albanese avait présenté en juillet au Conseil des droits de l’homme des Nations unies un rapport dans lequel étaient étudiés « les mécanismes des entreprises qui soutiennent le projet colonial israélien de déplacement et de remplacement des Palestiniens ». En février, elle avait également dénoncé un projet d’occupation de la bande de Gaza et de déplacement de sa population, annoncé par Donald Trump, comme « illégal » et « complètement absurde »[43]. Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, appelle Washington à lever ses sanctions contre Francesca Albanese et à cesser « les attaques et les menaces » à l'encontre des personnes nommées par l'ONU ou par la Cour pénale internationale[44].

En décembre 2025, l'Université de Georgetown retire Francesca Albanese de sa liste de chercheurs affiliés et supprime sa biographie de son site internet[45]. Anna Maria Mayda, directrice de l'Institut pour l'étude des migrations internationales déclare à ce propos le 26 décembre 2025 : Francesca Albanese « n'est plus affiliée avec l'université de Georgetown. [...] Il est interdit par la loi fédérale aux institutions des États-Unis d'affilier des personnes soumises à des sanctions américaines »[7], se référant ainsi aux sanctions annoncées par Donald Trump contre Francesca Albanese[42].

Appel à la démission par les gouvernements français et allemand

En , les gouvernements français et allemands appellent à la démission de Francesca Albanese en lui reprochant à tort d'avoir déclaré, lors d'un forum en visioconférence, qu'Israël était « l'ennemi commun de l'humanité »[46]. L’accusation, lancée par le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barrot, fait suite à un montage vidéo partagé sans vérification sur les réseaux sociaux par la députée Caroline Yadan, le CRIF, de nombreux médias français et israéliens et « largement diffusé par les défenseurs du gouvernement israélien » selon Le Monde[47],[48]. Cette citation tronquée déforme une intervention de l’experte onusienne alors qu'elle explique avoir « condamné comme l'ennemi commun le système qui ne permet pas d'amener en justice et d'amener à une cessation des crimes d'Israël »[49],[47]. Les propos complets de Francesca Albanese en question sont ceux-ci :

« Le fait qu’au lieu d’arrêter Israël, la plupart des pays du monde l’aient armé, lui aient fourni des excuses politiques, un parapluie politique ainsi qu’un soutien économique et financier, est un défi. Le fait que la plupart des médias dans le monde occidental amplifient le discours pro-apartheid, le narratif génocidaire, est un défi. Et en même temps, c’est aussi une opportunité. Car si le droit international a été poignardé en plein cœur, il est également vrai que jamais auparavant la communauté internationale n’a connu les défis auxquels nous sommes tous confrontés. Nous qui ne contrôlons pas de vastes capitaux financiers, ni les algorithmes, ni les armes, constatons désormais qu’en tant qu’humanité, nous avons un ennemi commun et que le respect des libertés fondamentales est la dernière voie pacifique, le dernier outil pacifique dont nous disposons pour recouvrer notre liberté[48]. »

Le , dans une tribune au journal Le Monde, un collectif d'universitaires en droit international s’inquiète des conséquences de l’affaire pour l’institution onusienne : « En appelant publiquement à la démission d’une experte indépendante sur la base d’affirmations infondées, comme l’a fait le ministre des affaires étrangères, les autorités françaises fragilisent les mécanismes onusiens, en contribuant à la diffusion d’une fausse information et en créant un climat d’hostilité susceptible de mettre en danger la sécurité personnelle de la rapporteuse spéciale. »[50],[51] Le lendemain, dans une lettre ouverte en soutien à Francesca Albanese, plus de 150 personnalités, dont une centaine d’ex-diplomates, ministres et ambassadeurs, accusent le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot de « désinformation »[52]. Malgré cela, le , lors du dîner du CRIF, le premier ministre Sébastien Lecornu maintient la demande de démission de la rapporteuse de l'ONU, en raison de la présence de représentants de l'Iran et du Hamas lors du forum, ainsi que de son emploi du terme « génocide »[53]. Obtenir cette démission semble toutefois peu probable en raison des soutiens dont bénéficient Francesca Albanese au sein du Conseil des droits de l’homme, et de la crainte de nombreux pays de créer un précédent et de fragiliser encore davantage les titulaires des postes de rapporteurs spéciaux de l’ONU, déjà soumis à de multiples pressions[51]. Le , tout en maintenant sa critique politique, Jean-Noël Barrot reconnaît l'irrévocabilité du mandat de rapporteur spécial, celui-ci relevant du Conseil des droits de l'homme[54].

Rapport « Anatomie d’un génocide »

Francesca Albanese en 2024.

Son rapport intitulé « Anatomie d’un génocide » distingue trois actes de génocide qui auraient été commis contre les Palestiniens, et qui comptent parmi les cinq actes inscrits dans la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948[55] : le meurtre direct des membres du groupe ; les dommages physiques ou psychiques causés aux membres du groupe ; « la soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle »[56].

Le rapport évoque aussi un « nettoyage ethnique » de Gaza[57]. Des civils qui, obéissant aux ordres d'évacuation, s'étaient déplacés vers le sud de la bande de Gaza, ont été néanmoins tués[55]. Ce constat, associé aux propos de dirigeants israéliens planifiant le déplacement massif de Palestiniens hors de Gaza et le remplacement de ces habitants par des colons israéliens, « conduisent raisonnablement à déduire que les ordres d’évacuation et les zones de sécurité ont été utilisés comme des outils génocidaires pour parvenir à un nettoyage ethnique », selon le rapport[55].

Les autorités israéliennes ayant affirmé leur respect du droit international humanitaire dans leur conduite de la guerre, Francesca Albanese déclare que l’État hébreu a « invoqué ce droit comme un « camouflage humanitaire » afin de légitimer la violence génocidaire qu’il déploie à Gaza[58] ». Le rapport accuse les dirigeants israéliens d’avoir dans les faits traité « un groupe entier » comme s'il était « terroriste » ou « soutenant le terrorisme », pour « transformer ainsi tout et tout le monde en cible ou en dommages collatéraux »[55].

Le rapport recommande aux États de mettre en place un embargo sur les armes contre Israël, d'instaurer un cessez-le-feu à Gaza, et de protéger l'enclave palestinienne en y envoyant une force internationale[58]. Il recommande aussi de poursuivre le soutien financier à l'UNRWA. L'Union européenne est appelée à suspendre son accord d'association avec Israël[59].

Pertes humaines

Concernant le premier acte de génocide présumé, le rapport fait état en de « plus de 30 000 morts, 12 000 disparus (sous les décombres) et 71 000 blessés graves[58]. 70 % des personnes tuées à Gaza sont des femmes et des enfants, selon les chiffres du ministère de la santé du Hamas[56] ». Quant aux 30 % de morts restants — des hommes — Israël n'a pas fourni les preuves permettant d'établir que ces victimes masculines étaient armées[56]. Le rapport invoque le blocus de la bande de Gaza pratiqué par Israël qui a entraîné des morts dues à la famine. Il se réfère aux bombardements de la bande de Gaza qui ont conduit au largage, dans les premières semaines de la guerre, de l'équivalent de deux bombes nucléaires[56].

Atteintes à l'intégrité physique ou mentale

Le blocus de la bande de Gaza par Israël a mis en danger la santé des Palestiniens, en raison de l'absence d'approvisionnement en médicaments et en désinfectants[56]. Des opérations sans anesthésie ont dû être pratiquées, y compris des amputations sur des enfants[56].

Des milliers d'hommes et de jeunes garçons palestiniens ont été emprisonnés par Israël selon le rapport ; ces détentions se sont accompagnées dans un grand nombre de cas de mauvais traitements, d'actes de torture, qui ont provoqué des « incapacités à long terme », et parfois la mort[56].

Conditions de vie devant entraîner la destruction du groupe

Priver un groupe des moyens de se perpétuer  même sans porter atteinte directement aux membres du groupe  constitue un acte de génocide[56]. Relèvent de ce type d'action, selon le rapport, les destructions dans les opérations militaires israéliennes des hôpitaux, des terres agricoles, du bétail, des équipements de pêche, des moyens de télécommunication, des établissements d'enseignement et du patrimoine culturel palestinien[56].

Le rapport relève des déclarations publiques de responsables israéliens comme celle du ministre de la Défense israélien, Yoav Gallant, qui avait assumé le le fait qu'un « siège complet » de Gaza tel qu'il le mettrait en œuvre signifiait qu'il n'y aurait « pas d'électricité, pas de nourriture, pas d'eau, pas de carburant », ou le propos semblable d'Israël Katz, alors ministre de l'Énergie, le [56].

Le rapport de Francesca Albanese a été « élaboré à partir des données provenant d'organisations présentes à Gaza et d'entretiens avec des experts et des civils », puisqu'elle n'est pas autorisée par Israël à se rendre dans l'enclave palestinienne[56].

Les autorités israéliennes ont nié l'ensemble des faits évoqués dans le rapport, ou ont fourni des justifications fondées sur les nécessités imposées par le terrain, et accusé Francesa Albanese de chercher à délégitimer l'existence d'Israël[55].

Vie privée

Francesca Albanese est mariée et mère de deux enfants[6]. Son mari, Massimiliano Cali, est économiste à la Banque mondiale, dont le siège est à Washington. Une de leur fille est de nationalité américaine. À la suite de l'interdiction par Donald Trump faite à elle même et sa famille de séjourner sur le territoire américain, et du gel de ses avoirs, elle dénonce « des méthodes mafieuses », déplorant que sa famille en paie le prix[12].

Selon l'ONG pro-israélienne UN Watch, son mari ayant été conseiller économique auprès de l'Autorité palestinienne, Francesca Albanese se trouverait en situation de possible « conflit d'intérêts »[60]. Massimiliano Cali reçoit toutefois le soutien d'un ensemble d'universitaires israéliens et internationaux, dont Adam Tooze, Amos Goldberg, Naomi Klein, Omer Bartov, ou Thomas Piketty, pour qui la campagne de dénigrement a pour but de « délégitimer et de réduire au silence Mme Albanese »[61].

Publications

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI