Ghomrassen
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Son nom viendrait de la racine berbère ghom signifiant « tribu » ou « chef », comme pour la tribu des Ghumrassen. Un mythe raconté par les habitants de Ghomrassen indique que le nom de la ville provient de deux mots, Ghom Rassi (نغم راسي), attribués par l'un des sept frères originaires de la région de Seguia el-Hamra (nord du Sahara occidental) qui seraient des immigrées arrivés au XVe siècle au sein de la confédération des Ouerghemma.
Ce frère se serait installé à l’emplacement de la future Ghomrassen, qu’il aurait ensuite fondée, tandis que ses frères se seraient dispersés (selon la légende) dans le sud-est du pays pour former des groupes de population de la région. Enfin, Tarhouni se serait établi en partie en Libye et aurait fondé la ville de Tarhounah[4],[5],[6].
Géographie

La ville, située à près de 500 kilomètres au sud de la capitale Tunis et entourée de montagnes, est construite à l'emplacement d'une ancienne oasis. La majeure partie des puits d'irrigation, ainsi que l'oasis, ont disparu avec le développement urbanistique de la ville.
La température moyenne y est de 22 °C et la pluviométrie annuelle varie entre 88 et 157 millimètres.
Administrativement, la ville est divisée en plusieurs secteurs ou imadas, dont l'autorité est incarnée par les omdas, qui peuvent être aussi bien urbains que ruraux.
La ville est décomposée en plusieurs quartiers : Ennasr, où se trouve le nouvel hôpital, une école primaire et une mosquée parfois considérée comme la plus luxueuse de la ville, Ennakhil, le quartier où se trouve le Lycée du ainsi qu'une mosquée, El Anouar, un quartier résidentiel situé au nord de la ville, et El Jadid.
Ksar Boughali se trouve au pied de la mosquée Ibn Arafa.
Histoire
À proximité de Ghomrassen, on peut toujours observer des traces préhistoriques dans des grottes ornées de peintures rupestres datant du Néolithique.

Dans cette région de Tataouine, traversée par le Limes Tripolitanus[7], de nombreux vestiges de l'occupation romaine sont encore visibles.
On remarque particulièrement ceux du camp de Talalati (Ras El Aïn Tlalet), au sud, ou du fort de Ras El Oued Gordab[8], au nord-est.
- Vue de Ghomrassen vers 1900.
- Vue des environs de Ghomrassen vers 1900.
- Plan du castellum (fort) de Ras Oued el Gordab, en 1904.
Enfin, des fossiles de dinosaures ont été mis au jour dans les environs du village d'Oued El Khil.
Politique
| Maire | Parti | Début de mandat | Fin de mandat | Remarques |
|---|---|---|---|---|
| Aoun Allah Achâach | Indépendant | Désigné à la suite de la révolution de 2011[9]. | ||
| Mohsen Rouabeh | Indépendant | Désigné en sa qualité de délégué de la ville[10],[11]. | ||
| Ali Zaïdi | Indépendant | Désigné en sa qualité de délégué de la ville[12]. | ||
| Oulfa Guedidi | Ennahdha | 8 mars 2023 | Élue après les élections municipales tunisiennes de 2018[13]. |
Économie
L'économie de la ville est basée sur l'agriculture et les apports financiers des immigrants.
Dotée d'une importante superficie agricole, la région est riche en oliviers, en cultures potagères, en particulier celle de l'asperge destinée à l'exportation, ainsi qu'en production de viande rouge et de lait. Par ailleurs, la majeure partie des habitants travaillent en dehors de la région, notamment au nord de la Tunisie, en France, au Canada mais aussi en Allemagne, en Italie, aux États-Unis ou au Moyen-Orient. Leur apport en devises (spécialement en euros) constitue une bonne partie du capital destiné au développement économique de la ville (spécialement sur le marché immobilier).
La confection de beignets appelés f'taier ainsi que plusieurs autres pâtisseries (makroud, zlabia, youyou, m'kharak, etc.) sont la spécialité des habitants de Ghomrassen. Ce métier de ftayri (الفطائري) est pratiqué depuis des siècles à travers la Tunisie voire le monde entier. Même les célèbres gâteaux au miel de Béja (zlabia) ont été introduits et fabriqués dans la ville par les habitants originaires de Ghomrassen qui y ont ajouté des spécificités et des produits de la ville de Béja (ajout du beurre rance appelé smen) et servi dans de petits pots en terre cuite pour en faire les beignets les plus célèbres de Tunisie.