Gilles Bloch
From Wikipedia, the free encyclopedia
Université Paris-Diderot (doctorat) (jusqu'en )
École polytechnique
| Président Muséum national d'histoire naturelle | |
|---|---|
| depuis le | |
| Président Institut national de la santé et de la recherche médicale | |
| - | |
| Président Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé | |
| depuis | |
| Président ComUE Université Paris-Saclay (d) | |
| - | |
Dominique Vernay (d) | |
| Directeur Direction des sciences du vivant du CEA (d) | |
| - | |
| Directeur général de la recherche et de l'innovation | |
| - | |
Ronan Stéphan (d) | |
| Directeur Agence nationale de la recherche | |
| - | |
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Formation |
Université Pierre-et-Marie-Curie (doctorat) (jusqu'en ) Université Paris-Diderot (doctorat) (jusqu'en ) École polytechnique |
| Activité |
| Directeur de thèse | |
|---|---|
| Distinctions |
Gilles Bloch, né le à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, est un polytechnicien, docteur en médecine et chercheur en biophysique moléculaire français, spécialiste du métabolisme musculaire et cérébral. Directeur général de la Recherche et de l'Innovation (DGRI) au ministère de la Recherche entre 2006 et 2009, il a également occupé les postes de président de l'université Paris-Saclay entre 2015 et 2018, puis président de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) entre 2019 et 2023, et depuis 2023 président du Muséum national d'Histoire naturelle.
Études
Gilles Bloch est né à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe[1] le [2],[3].
Il intègre l’École polytechnique en 1981[4],[5]. Il entreprend ensuite des études de biophysique et de médecine : il est à ce titre titulaire d’un doctorat en biophysique moléculaire obtenu 1989[6] à l'université Pierre-et-Marie-Curie, et d’un doctorat en médecine obtenu en 1991 à l'université Paris-Diderot[7].
Il dispose aussi de l'Habilitation à Diriger les Recherches[8],[9],[3].
Parcours professionnel
En 1989, il intègre le laboratoire de spectroscopie RMN in vivo du Service hospitalier Frédéric-Joliot (SHFJ) au sein du Commissariat à l'Énergie atomique (CEA), département de biologie. Il participe au développement des tout premiers éléments de médecine nucléaire in vivo. Il y travaille jusqu'en 1997 et devient un spécialiste du métabolisme musculaire et cérébral. Durant cette période, son postdoctorat le conduit à l'université Yale, au sein du laboratoire de Robert Shulman (en), un des piliers de la résonance magnétique nucléaire[8].
À partir de 1997, il est nommé chef de laboratoire au Service hospitalier Frédéric-Joliot à Orsay (1997-2000), puis chef du segment « médecine nucléaire et imagerie fonctionnelle » ; il est nommé directeur adjoint de la direction des Sciences du vivant du CEA en 2001[2].
Il quitte le CEA en , pour rejoindre en tant que « conseiller » le cabinet de Claudie Haigneré qui vient d'être nommée ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles technologies. En , lorsque Haigneré quitte le gouvernement, Gilles Bloch devient directeur-adjoint du cabinet de François d'Aubert, nouveau ministre chargé de la Recherche[2].
Lors des débats précédant le vote de la loi no 2004-800 du relative à la bioéthique, il déclare « Pas question en effet pour la France d'importer des cellules qui auraient été produites dans des conditions non éthiques. La loi précise ainsi que ces cellules doivent avoir été obtenues dans le respect des principes fondamentaux prévus au code civil : libre consentement, gratuité, inviolabilité du corps, anonymat. Elles ne pourront pas non plus provenir d'un embryon créé pour la recherche, possibilité qui reste interdite par la loi. »[10].
En , François d'Aubert choisit Gilles Bloch comme premier directeur de la nouvelle Agence nationale de la recherche (ANR), dont l'objet est de financer la recherche publique et la recherche « partenariale » en France[1]. Présentant un premier bilan au bout de neuf mois, Gilles Bloch se félicite du bon fonctionnement de l'agence[a],[12]. Gilles Bloch reconnaît des « erreurs de jeunesse »[13], dans un bilan qui sera remis en cause par la publication du rapport La recherche sans qualités : un audit indépendant de l'Agence nationale de la recherche de Marc Flandreau[14].
En , il est nommé directeur général de la Recherche et de l'Innovation[3] (DGRI) au ministère de la Recherche, alors occupé par Gilles de Robien, au sein du gouvernement Villepin. Gilles Bloch est ainsi un acteur important de l'organisation de la recherche en France, organisation qui repose sur[15] :
- l’orientation : définition des grandes politiques nationales (création de la Direction de la stratégie, du Haut Conseil de la science et de la technologie) ;
- la programmation : traduction des objectifs en programmes de recherche (création des agences fusionnées depuis dans Oséo) ;
- la réalisation : création des outils mis à disposition des opérateurs pour, notamment, faire émerger des leaders de dimension mondiale, construire des stratégies locales et renforcer le partenariat avec les entreprises.
Il œuvre en particulier pour l'insertion des jeunes docteurs dans le milieu des entreprises[16]. En , lors de la mise en place du gouvernement Fillon I, Valérie Pécresse, nouvelle ministre de la Recherche, confirme Gilles Bloch à son poste de DGRI. Il confie à Jean-Pierre Alix une mission sur l'intégrité scientifique, qui conduit à un rapport rendu en [17]. Le , il quitte son poste à sa propre demande[18].
Il est alors nommé à la tête de la direction des Sciences du Vivant, l'une des cinq directions du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA)[19],[20].
Gilles Bloch a présidé le groupement d'intérêt scientifique « Infrastructures en biologie, santé et agronomie » (GIS-IBiSa) créé en et dont les membres sont l'INSERM, le CNRS, l'INRA, le CEA, l'INRIA, l'Institut National du Cancer (INCa), la Conférence des présidents d'université (CPU), et les deux directions DGRI et DGESIP du ministère de l'Enseignement Supérieur de la Recherche[21]. Il est vice-président de la « fondation FondaMental » fondée par Valérie Pécresse, une fondation de coopération scientifique spécialisée dans les maladies mentales, qu'il a présidée en 2011[22].
Le , Gilles Bloch est élu président de l’Université Paris-Saclay[23] par le Conseil d’administration de la ComUE, succédant à Dominique Vernay qui occupait ce poste depuis . il devient dans le même temps président de la Fondation de Coopération Scientifique Paris-Saclay qui coordonne l’opération campus et le projet Idex.
Le , Gilles Bloch est nommé Président de l’Inserm[24]. Il prend ses fonctions le [25]. Le , le président de la République Emmanuel Macron choisit le professeur Didier Samuel, doyen de la faculté de médecine de Paris-Saclay, pour lui succéder à la tête de l'Inserm.
Le , Gilles Bloch est nommé président du Muséum national d'Histoire naturelle[26] par Emmanuel Macron.