Gilles Poux
personnalité politique française
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Gilles Poux, né le à Capdenac-Gare (Aveyron), est un homme politique français, membre du Parti communiste français. Il est maire de La Courneuve de 1996 à 2026.
| Gilles Poux | |
Gilles Poux en 2012. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de La Courneuve | |
| – (29 ans, 4 mois et 24 jours) |
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| Réélection | 11 mars 2001 16 mars 2008 23 mars 2014 26 mai 2020 |
| Prédécesseur | James Marson |
| Successeur | Aly Diouara |
| Vice-président de Plaine Commune | |
| – (15 ans) |
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| Président | Patrick Braouezec |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Gilles Poux |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Capdenac-Gare (Aveyron) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PCF |
| Profession | Technicien industriel |
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Biographie
Gilles Poux est élève au lycée polyvalent de Decazeville (Aveyron). Il participe au mouvement lycéen de 1975 contre la réforme Haby. À la même période, il prend part aux manifestations du Larzac, contre la décision d'y agrandir le camp militaire[1].
De 1976 à 1978, il prépare et réussit un BTS technique à Marseille. Il étudie ensuite à l’université de Toulouse II – Le Mirail en 1979, puis à Nanterre en 1980. Il devient responsable de l’Union des étudiants communistes (UEC)[1].
De 1980 à 1981, il satisfait à ses obligations militaires à Provins (Seine-et-Marne)[1].
Le , il est embauché comme technicien à l'usine Babcock (aujourd'hui devenue friche industrielle) à La Courneuve. Salarié, il prend des responsabilités syndicales. Parallèlement, il s'investit dans la vie politique locale en devenant de 1988 à 1995, secrétaire de la cellule du PCF de La Courneuve[1].
Parcours politique
Conseiller municipal de La Courneuve à partir de 1989 sur une liste d'union de la gauche conduite par James Marson, il devient premier adjoint au maire le , délégué aux travaux et aux marchés publics. Le il prend la succession de James Marson et devient maire[2],[3].
En 2001, Gilles Poux conduit la liste d'union de la gauche à La Courneuve, qui est élue au premier tour avec 57,47 % des suffrages exprimés. Il est réélu maire le [4].
Il fait organiser un référendum d'initiative locale le pour permettre aux habitants de sa ville de faire le choix définitif d'adhésion à la communauté d'agglomération Plaine commune. Ouvert aux résidents étrangers de la ville, le vote est contesté par le préfet, mais le conseil municipal valide le choix des Courneuviens[5]. Il devient vice-président de Plaine commune le , date d'entrée de la ville dans l'intercommunalité créée en l'an 2000[6]. Il accélère et amplifie le renouvellement urbain commencé par son prédécesseur au milieu des années 1980. Depuis , et l'adhésion à Plaine commune, il est le vice-président chargé du Renouvellement urbain et de la Politique de la Ville[1].
En 2006, il est à l'origine d'un référendum d'initiative locale sur le droit de vote et d'éligibilité aux élections locales des résidents étrangers dans la commune le , lui aussi contesté par le préfet de Seine-Saint-Denis, à la suite d'un mouvement lancé par Saint-Denis[7],[8].
Gilles Poux crée de nouveaux évènements dans la ville : la fête de la ville (première édition lors de la Coupe du Monde de football de 1998), « La Courneuve Plage » (à partir de 2005)[9], « Un dimanche à la campagne » (à partir de 2006)[10].
À plusieurs reprises, il manifeste aux côtés des salariés de la commune. En particulier, il refuse la fermeture annoncée de l'usine Alstom-Rateau en 2003 et soutient les salariés en grève. Avec eux, il obtient que les suppressions d'emplois soient limitées et le site de La Courneuve préservé[11],[12],[13]. Avec d’autres maires de gauche, il prend des arrêtés anti-expulsions et anti-coupures d’électricité sur le territoire de la ville.
En 2004, Le Canard enchaîné le met en cause en affirmant qu'il a bénéficié d'une attribution de logement social en à l'OPHLM de La Courneuve (Office public municipal) alors que ses revenus ne le rendaient pas éligible à ce type de logement[14]. Gilles Poux fait remarquer qu'à l'instar des élus communistes, il reverse ses indemnités d’élu à son parti et ne garde que l’équivalent de son salaire de technicien et que, de ce fait, il remplit les conditions pour habiter dans un logement social[1].
Gilles Poux doit accueillir en 2005 (à la suite du décès par balle du petit Sid Ahmed le ), le ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy, qui annonce qu'il veut « nettoyer la cité au Kärcher ». Après s'être d'abord félicité des avancées dues aux efforts conjoints de la préfecture et des services municipaux[15], il dénonce par la suite des engagements non tenus de la part de l’État[16].
Le PCF l'investit fin pour être candidat à la succession de Muguette Jacquaint pour les élections législatives dans la 3e circonscription de la Seine-Saint-Denis[17],[18]. Arrivé en troisième position avec 17,99 % des voix, derrière Daniel Goldberg et le candidat de droite, il ne peut se maintenir au second tour[19].
En , il est réélu maire au second tour devant la liste socialiste menée par Stéphane Troussel et la liste de droite menée par Kamel Hamza[20]. Il est renouvelé dans ses fonctions de vice-président de Plaine commune, dont il est un des huit délégués au comité du Syndicat des eaux d'Île-de-France[Quoi ?]. Il est élu, le , vice-président du SEDIF[21]. En contradiction avec un appel lancé par Patrick Braouezec et qu'il cosigne[22] demandant un retour de la distribution de l'eau en régie directe par le SEDIF, il préconise le de reconduire une gestion déléguée à un opérateur privé[23],[24].
Le , il annonce que sa ville porte plainte auprès de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité pour « discrimination territoriale »[25].
Aux élections cantonales de mars 2011, dans le canton de la Courneuve, il se présente face au socialiste Stéphane Troussel. Il obtient 32 % des voix au premier tour contre 47 % des voix au sortant, en faveur duquel il se désiste au second tour[26].
Lors des élections législatives de juin 2012, il est le suppléant de Marie-George Buffet. Bien que devancée dans trois villes sur quatre, dont La Courneuve, elle arrive en tête du premier tour et bénéficie ensuite du désistement de la candidate socialiste[27].
En 2013, Gilles Poux demande l'expulsion d'un campement de Rroms, laquelle est effectuée en à la suite d'une ordonnance d'évacuation prise par le tribunal saisi : « Une commune comme la nôtre, qui compte 53 % de logements sociaux, ne peut plus gérer les bidonvilles », déclare le maire de La Courneuve, ajoutant qu'« Il faut trouver une réponse globale, politique, au niveau national, voire international »[28],[29].
En 2014, il doit faire face au décès accidentel de sa fille unique, à l'âge de 31 ans[30].
Il parraine la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle de 2017[31].
Candidat à un nouveau mandat aux élections municipales de 2020, il conserve sa fonction, la liste qu'il mène remportant l'élection dès le premier tour avec 64,42 % des voix[32].
Il annonce qu'il ne veut pas se représenter aux élections municipales de 2026 et apporte son soutien à son adjointe Nadia Chahboune[33].
Publications
- [PDF] Comment reprendre pied dans le débat sur la sécurité ?, in Revue du Projet, no 1, , p. 12
- Préface, in Jean-Louis Beau, Muguette. Une femme, une voix, un combat, La Courneuve, éditions Art. Aux reflets du temps, 2015, 145 pages
- La Courneuve. Redonner du sens, entretien avec le maire Gilles Poux (propos recueillis par Catherine Foret), in Catherine Foret (coordination et rédaction), Travail de mémoire et requalification urbaine, guide « Repères pour l'action », Les éditions de la Délégation interministérielle à la ville, , 180 p., pp. 16-19
- Raymond Pansini, Ligne 152 : La Courneuve (Seine) — 4 routes : terminus, chroniques de La Courneuve des années 1940-1950, autoédité, 2020, 28 p.