Giovanni Villani

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Naissance
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Giovanni Villani
Statue de Giovanni Villani par Gaetano Trentanove au Nouveau Marché de Florence
Biographie
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Œuvres principales
Cronaca di Partenope (d), Nova CronicaVoir et modifier les données sur Wikidata

Giovanni Villani (v. 1276-1348) est un marchand, écrivain, chroniqueur et homme politique florentin de la fin du XIIIe et du début du XIVe siècle.

Giovanni Villani serait né avant 1276 dans une famille vraisemblablement originaire des alentours de Florence, de tradition récente mais apparentée à une grande famille de la ville, et liée à la compagnie des Buonaccorsi, dont son oncle, Mando del Bellincia, est codirecteur en 1307. Aucune information ne nous est parvenue sur la formation intellectuelle de Giovanni durant ses jeunes années.

Veuf vers 1320 après un premier mariage, il épouse alors une fille de la puissante famille des Pazzi. On se rend compte que par le biais de la politique matrimoniale menée par Villano, son père, c’est l’ensemble de la famille qui se lie au monde des affaires : ainsi la sœur, Lapa, épouse-t-elle Pietro di Mando del Bellincia, leur cousin et fils dudit codirecteur des Buonaccorsi, alors que Matteo, le frère cadet, épouse Lisa di Monte de la maison des Buondelmonti. Les deux autres frères sont quant à eux facteurs pour le compte des Peruzzi. Ainsi, bien que d’extraction modeste et grâce à l’ingénieuse stratégie matrimoniale menée par leur père, Giovanni et ses frères arrivent rapidement à faire partie intégrante de la haute classe marchande florentine. Giovanni œuvre dans un premier temps pour la compagnie des Peruzzi, comme ses frères Filippo et Francesco, et pour qui il se rend à Bruges entre 1301 et 1307 ; puis dans un second temps il entre chez celle des Buonaccorsi, où il rejoint son frère Matteo. Les relations entretenues avec ce dernier semblent très fortes et les deux familles restent liées longtemps après sa mort. À partir des années 1310 et son retrait de la compagnie des Peruzzi, Giovanni s’établit de manière apparemment fixe à Florence et y commence une carrière politique, occupant successivement divers offices communaux, notamment celui de membre du collège des prieurs (1317, 1321, 1328). La famille entière jouit visiblement d’une solide réputation guelfe, comme en témoignent les actes des procès pour gibelinisme attentés vainement à Matteo.

C’est à peu près à la même époque, vraisemblablement dans la troisième décennie du siècle, qu’il commence la rédaction de la Nuova Cronica, contrairement d’ailleurs à ce qu’il annonce lui-même. La carrière politique de Giovanni commence cependant à décliner après 1331. Chargé d’un office financier entre 1327-1328, il est en effet responsable du prélèvement des taxes destinées à payer les lourdes charges du duc de Calabre et s’attire à ce titre le ressentiment de certains de ses concitoyens : accusés de malversations, il n’est innocenté qu’après de longues années de procès. Il pâtit également de la vague de faillite, touchant une à une les compagnies florentines. Il n’occupe alors que quelques charges communales mineures (envoyé contre sa volonté comme otage à Ferrare en 1341).

Il meurt en 1348, victime d'une épidémie de peste. Matteo, son frère, poursuit alors la rédaction de la chronique (pour la période 1348-1363), imité par son neveu, Filippo (1363-1364)[1].

Le point de vue de l'historien

Notes et références

Voir aussi

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