Girgi Dimitri Sursock

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Girgi Dimitri Sursock
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Famille Sursock (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Girgi Dimitri Sursock (1852-1913), est drogman au consulat général d’Allemagne à Beyrouth[Quand ?]. Il s’illustre dans les carrières littéraire et diplomatique.

Fils de Dimitri Sursock et de Christine née Bustros, Girgi Dimitri Sursock naît à Beyrouth le , marié avec Marie Assad Zahar. La famille Sursock (en) est l’une des familles libanaises les plus notables[N 1], et celle de sa mère ne l’est pas moins ; toutes deux sont de confession orthodoxe. On sait peu de choses sur sa prime jeunesse, sinon que dans sa ville natale il a été l’élève des Jésuites. Il a huit ans au moment des événements de 1860, qui ont ensanglanté le Mont-Liban et la Damascène, et ont conduit les troupes françaises à intervenir pour y rétablir, puis maintenir la paix : c’est l’expédition française en Syrie. Girgi Dimitri Sursock restera marqué par l’empreinte que la France du Second Empire a laissée sur son jeune esprit. Vivant dans un pays arabophone, employé par une administration germanophone, il s’exprime avec autant d’aisance en arabe, sa langue maternelle, en allemand, en français en anglais, et, eu égard à ses responsabilités diplomatiques, en ottoman. Son don pour les langues justifie sa fonction de drogman, c’est-à-dire de chancelier-interprète, auprès du consul général allemand à Beyrouth.

Suivant l’exemple de plusieurs membres de sa famille, et motivé cependant par une recherche intellectuelle et spirituelle personnelles autant que par de fermes convictions humanistes, il est en 1874 initié en franc-maçonnerie. Il est membre de la loge Le Liban, à l’Orient de Beyrouth, dont il sera le « Vénérable » de 1891 à 1913[1]. Prononçant un discours à l’occasion du 45e anniversaire de la loge Le Liban, il exprime toute son admiration pour ses frères maçons qui n’ont pas ménagé leurs forces en vue « d’assister les pauvres, de combattre l’ignorance, la superstition et le fanatisme[2].

Ses fonctions au consulat général alliées à sa facilité à lier amitié favorisent pour lui la fréquentation de personnalités habitant, travaillant ou passant seulement par le Liban. Il tisse autour de lui ce que l'historien Saïd Chaaya a appelé « un réseau par-delà les frontières[3] » apte à promouvoir les diverses disciplines de l’orientalisme, science alors en plein essor, et à éclairer l’action diplomatique. Parmi ses relations les plus solides, on peut nommer Martin Hartmann (de), certainement son ami le plus intime, un temps lui aussi drogman à Beyrouth[4], grand orientaliste, philologue et topographe ; le chevalier Felix von Luschan, professeur de médecine et anthropologue, passionné d’archéologie ; Amin al-Rihani, écrivain et poète, défenseur du nationalisme arabe ; le comte Eberhardt Friedrich von Mülinen, diplomate et orientaliste.

En 1888, le sultan Abdülhamid II accorde à Girgi Dimitri Sursock, qui déjà a été honoré du titre de Bey, l’Ordre de l'Osmaniye (Nishani Osmani), qui récompense les services rendus à l’Empire. Jusqu’à sa mort dans la nuit du [5], alors qu’approche la Première Guerre mondiale, Girgi Dimitri Sursock reste un observateur critique d’un monde, dont il perçoit qu’il s’achemine vers de grands bouleversements.

Œuvre

Notes et références

Bibliographie

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