La carrière soliste de Gisèle Magnan débute réellement en 1982[1]. Saluée par Le Monde de la musique comme «l’une des meilleures pianistes de sa génération»[5], elle s’impose vite sur la scène française et internationale[6].
Pianiste engagée et mère de quatre enfants[6], Gisèle Magnan souffre du fossé qui se creuse entre la musique classique et le grand public[7]. Pour rendre cet art accessible au plus grand nombre, elle crée, en compagnie du claveciniste-compositeur Pierre-Alain Braye-Weppe, Les Concerts de poche en 2002[8]. L’association, qui a pour but d’emmener de grands artistes de la musique classique, du jazz et de l’opéra dans les campagnes et les quartiers, commence véritablement ses activités en 2005. Elle organise des ateliers de pratique musicale et des concerts (le violoniste Augustin Dumay, les pianistes Jean-Marc Luisada et Michel Dalberto, etc.), dans des salles des fêtes et des maisons de quartier. En 2007, Gisèle Magnan met fin à sa carrière de concertiste pour se consacrer pleinement au développement des Concerts de Poche, dont le siège social est installé à Féricy, en Seine-et-Marne.
Attachée à la transmission[9], Gisèle Magnan continue d’accompagner de jeunes pianistes comme Thomas Enhco[10] ou Jonathan Fournel. Elle anime également des ateliers à la Sorbonne, ou au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, où on l’invite aussi régulièrement à participer aux différents jurys. Elle a été nommée au grade chevalier de l’ordre national du Mérite en , et est nommée chevalier des Arts et des Lettres en , par le ministre de la culture.
Discographie
Beethoven, Sonate no31 opus 110, 32 variations en ut mineur, Sonate no21 opus 53, Adda, 1989 Choc du Monde de la Musique[11]
Brahms, Variations et fugue sur un thème de Haendel opus 24, Klavierstücke opus 118, Adès, 1995
Notes et références
12"Les vrais débuts de Gisèle Magnan", Le Monde, 15 mai 1988
↑Emission de Danièle Cohen-Lévinas, France Musique, 10 juin 1986