PrésidentGaetano Silvestri Giuseppe Tesauro Alessandro Criscuolo Paolo Grossi Giorgio Lattanzi Marta Cartabia Mario Rosario Morelli Giancarlo Coraggio Lui-même
Ministre pour les Réformes institutionnelles puis chargé du Trésor dans les deux gouvernements successifs de Massimo D'Alema, il retrouve la présidence du Conseil en , pour quelques mois. Il siège ensuite au Sénat de la République à partir de .
Il est actuellement professeur émérite à l'Istituto Universitario Europeo de Fiesole, où il avait enseigné pendant des années. Depuis 2009 il tient des séminaires à l'université Luiss de Rome.
Au XLVe congrès du PSI, à Milan en , Bettino Craxi le choisit comme vice-secrétaire du parti. À peine deux mois plus tard, le , il perd sa place au gouvernement, désormais dirigé par Giulio Andreotti.
Premier gouvernement Amato
Lors des élections générales des 5 et 6 avril 1992, alors que le scandale de corruption et de financement illégal des partis, «Tangentopoli», prend de l'ampleur, il est réélu à la chambre basse mais dans la dix-septième circonscription, en Toscane.
Dans la nuit du 10 au , Giuliano Amato met en place un prélèvement obligatoire de 0,6% sur tous les comptes bancaires italiens, rétroactif sur deux jours. Cette opération permit de faire entrer dans les caisses de l’État en l’espace d’une nuit 30 000 milliards de lires (soit près de 15 milliards d'euros).
Il s'engage alors à ce que tout ministre mis en cause pour corruption quitte son équipe, ce qui entraînera de nombreux départs au cours de son mandat. Toutefois, le , son gouvernement approuve un décret-loi dépénalisant le financement illégal de partis politiques avec effet rétroactif. Ce texte suscite un véritable tollé et le président Scalfaro refuse de le promulguer. Le , Amato remet sa démission, trois jours après l'adoption d'une nouvelle loi électorale par référendum.
À la suite de la défaite de L'Olivier aux élections régionales du , D'Alema démissionne et la coalition au pouvoir désigne Giuliano Amato pour occuper les fonctions de président du Conseil des ministres. Il prend ses fonctions et présente son second gouvernement neuf jours plus tard, le .
Pour les élections générales des 9 et 10 avril 2006, il se présente à la Chambre des députés, dans la douzième circonscription, qui correspond à la Toscane. Revenu à la chambre basse, il est nommé ministre de l'Intérieur par Romano Prodi le suivant. Lorsque, le , L'Olivier se transforme en Parti démocrate (PD), il rejoint cette nouvelle formation, retrouvant une activité partisane après treize ans sans carte d'un parti.
En , il accepte de présider la commission sur l'avenir de Rome voulue par le maire de la capitale italienne, Gianni Alemanno, élu le sous les couleurs du Peuple de la liberté (PDL). La commission pour l'avenir de Rome devrait réunir une quarantaine de membres issus de la société civile, religieuse et politique, sur le modèle de la commission Attali pour «la libération de la croissance», mise en place en France par Nicolas Sarkozy[2]. Toutefois, il doit renoncer, à la suite de déclarations du maire. Celui-ci avait condamné, lors d'une visite à Jérusalem le , «les lois raciales», considérées comme «le mal absolu», mais pas le fascisme, «un phénomène complexe»[3].
Le , Giuliano Amato, dont le nom avait été évoqué au mois d'avril pour la succession du président de la République, Giorgio Napolitano, au palais du Quirinal, est nommé par ce dernier, juge de la Cour constitutionnelle, pour un mandat de neuf ans. Le , il est élu vice-président de la Cour par ses pairs. En 2022, il est à nouveau cité parmi les présentiables pour la succession de Sergio Mattarella[4].
Le , il est élu à l'unanimité président de la Cour constitutionnelle.
Notes et références
↑In Aldo AGOSTI, Il partito provvisorio. Storia del Psiup nel lungo Sessantotto italiano, Roma-Bari, Laterza, 2013, 296 pp.
↑«En cédant à l'ouverture politique, M. Amato déconcerte la gauche italienne», Le Monde, .
↑«M. Amato rompt avec le maire de Rome», Le Monde, .