Giulietta e Romeo (Zandonai)
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| Genre | Opéra |
|---|---|
| Nbre d'actes | 3 |
| Musique | Riccardo Zandonai |
| Livret | Arturo Rossato |
| Langue originale |
Italien |
| Sources littéraires |
Giulietta e Romeo, roman de Luigi da Porto Roméo et Juliette, tragédie de William Shakespeare |
| Création |
14 février 1922 Teatro Costanzi à Rome |
Giulietta e Romeo est un opéra en trois actes de Riccardo Zandonai, sur un livret d'Arturo Rossato (it), créé au Teatro Constanza de Rome, le [1], sous la direction du compositeur.
L'oeuvre s'inspire de la pièce Roméo et Juliette de William Shakespeare mais aussi des sources italiennes de la tragédie, notamment le roman de Luigi da Porto, Historia novellamente ritrovata di due amanti, con la loro pietosa morte, intervenuta già nella città di Verona nel tempo del Signor Bartholomeo della Scala qui date de 1531, ou encore les sources postérieures italiennes de Matteo Bandello et de Berto Barbarani. Son attachement à affirmer ses origines italiennes alors qu'il est né dans la région de Trente encore possession de l'empire austro-hongrois, est particulièrement affirmé dans ce choix[2].
Historique
Riccardo Zandonai songe dès 1919 à écrire un opéra sur le thème de Roméo et Juliette et s'adresse d'abord à l'écrivain Giuseppe Adami avec lequel il avait déjà collaboré pour une autre de ses oeuvres, La via della finestra (it). La collaboration dure très peu de temps et Zandonai décide de faire appel au poète Arturo Rosso. Le retard dans la composition de l'oeuvre est ensuite du à une grave maladie qui conduit Zandonai à un long séjour à l'hôpital en 1921. Arturo Rosso poursuit son travail et envoie une grande partie du livret à Zandonai en , tout en lui écrivant : « Carissimo Zandonai, ZandonaiTi ò [sic] mandato, giorni sono, ottanta centesimi di poesia. Spero che l’avrai letta. »[3]. Zandonai écrit alors le au journaliste et ami Nicola D'Atri avec qui il correspond régulièrement sur l'avancée de son travail « Ho trovato il finale di “Giulietta”, degno di tutta l’opera »[3]
La Générale piano a lieu le au Théâtre Constanza de Rome. Le critique musical du Giornale d'Italia en fait état sous le nom de Tristan, en ces termes : « Nella sala del Costanzi nessuno tenta parlare. Parla per tutti il pianoforte attraverso le mani animatrici di Zandonai » [3].
La Première du connait un très grand succès[4]. Les journalistes présents à cette représentation font état de nombreux rappels pour Zandonaï qui dirige son oeuvre. « Le critique Edoardo Pompei rapporte que (...) le public rappelle à huit reprises Zandonai, dès la fin de l’acte I, puis six fois à la fin de l’acte II et à huit reprises à la fin de l’acte III »[5]. de nombreuses critiques émanent cependant de plumes célèbres de l'époque, qui convainquent Zandonai de revoir certains passages au cours de l'été 1923. « Plusieurs partitions autographes, l’une du chœur du « bocoleto de rosa », 19 mesures au début de l’acte III, le finale du chant de Romeo dans l’acte III, le chant de Romeo « Giulietta sono io » au premier acte, le chant du Cantatore et le duo final de l’opéra témoignent de ces changements »[5].
Rôles, tessitures et distribution de la Première
| Rôles | Tessiture | Interprète de la Première |
|---|---|---|
| Giulietta Capuleto | Soprano | Gilda Dalla Rizza |
| Romeo Montecchio | Ténor | Miguel Fleta |
| Isabella, suivante de Giulietta | Mezzo-Soprano | Agnese Porter |
| Tebaldo, il Capuleto | Baryton | Carmelo Maugeri |
| Le chanteur / Un Montecchio | Ténor | Luigi Nardi |
| Gregorio/ un familier de Roméo | Ténor | Nello Palai |
| Sansone | Basse | Mario Pinheiro |
| Bernabò | Baryton | Michele Fiore |
| Une femme | Soprano | Lucia Torelli |
| Un bandit | Basse | Ernesto Besanzoni |
Direction d'orchestre de la Première : Riccardo Zandonai, mise en scène : Romeo Francioli, décors : Pietro Stroppa.