Giuseppe Antonio Borgese

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Décès (à 70 ans)
Fiesole (Toscane, Italie)
Activité principale
Langue d’écriture italien
Giuseppe Antonio Borgese
Description de cette image, également commentée ci-après
Giuseppe Antonio Borgese (détail, 1904) par Giovanni Costetti.
Naissance
Polizzi Generosa (Sicile, royaume d'Italie)
Décès (à 70 ans)
Fiesole (Toscane, Italie)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture italien
Genres

Œuvres principales

Giuseppe Antonio Borgese (Polizzi Generosa, - Fiesole, ) est un poète, romancier, nouvelliste, dramaturge et critique italien. Antifasciste virulent d'inspiration libérale-risorgimentale[C'est-à-dire ?], opposé au marxisme, il est proche des positions de Carlo Sforza et Gaetano Salvemini. Germaniste passionné, il est aussi, par son mariage avec Elisabeth Mann, le gendre de l'écrivain Thomas Mann.

Giuseppe Antonio Borgese fait ses études universitaires à Florence, puis, en 1903, cofonde la revue Leonardo[1], et de 1904 à 1906, prend la direction de la revue Hermes.

Pendant l'entre-deux-guerres, il devient un des jeunes écrivains intellectuels parmi les plus brillants d'Italie. À la fois poète, romancier, nouvelliste et critique averti, il enseigne également la littérature allemande et l'esthétique aux universités de Turin, de Rome et de Milan.

Son premier roman, Vie de Filippo Rubè (1921), est un classique de la littérature italienne : l'avocat Filippo Rubé, petit-bourgeois italien humilié après la Première Guerre mondiale, livre sa rancœur dans un monologue intérieur  qui est aussi celui de sa classe sociale  où se perçoit un discours si peu réflexif qu'il permet de comprendre comment l'humiliation d'un groupe de petits propriétaires a facilité l'avènement du fascisme. En 1927, le recueil de nouvelles Les Belles marque l'apogée de sa carrière d'écrivain.

Au début des années 1930, son refus d'accepter la dictature fasciste contraint Borgese à s'exiler aux États-Unis. Il y écrit des pamphlets accusateurs sur les dérives du fascisme, notamment dans Goliath : la marche du fascisme (1937), une condamnation courageuse rédigée dans un style percutant, mais dont l'analyse ne parvient pas à percer les causes historiques de la montée du régime fasciste.

En esthétique, Borgese s'oppose à la pensée de Benedetto Croce et se lance à la recherche d'une approche plus personnelle de l'art. Son essai sur Gabriele D'Annunzio (1909) s'attache aux aspects psychologiques et idéologiques du texte littéraire.

Œuvre

Notes et références

Voir aussi

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