Giuseppe Palizzi

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Nationalités
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française (à partir du )Voir et modifier les données sur Wikidata
Giuseppe Palizzi
Portrait photographique de Gustave Le Gray.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalités
italienne (jusqu'au )
française (à partir du )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Académie des beaux-arts de Naples
Activité
Période d'activité
Famille
Palizzi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Filippo Palizzi
Nicola Palizzi
Francesco Paolo Palizzi (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Mouvements
Maître
Genre artistique
Influencé par
Distinction
Œuvres principales
Béliers (d), Le Printemps, "Les troupeaux du fermier se plaisent dans les champs..." (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Giuseppe Palizzi
Signature dans son dossier de Légion d’honneur.
Sépulture au Père-Lachaise.

Joseph Palizzi, né Giuseppe Palizzi le à Lanciano et mort le à Paris 9e, est un artiste peintre français de naissance italienne.

Excellent peintre paysagiste romantique et animalier, proche de l'école du Pausilippe, il a surtout composé des scènes pastorales avec des groupes d’animaux[1].

Séjour en France

Destiné au barreau, Giuseppe Palizzi, ainé de sa fratrie, fils d’un fonctionnaire de la sous-préfecture de Vasto, n’a pu se livrer à sa passion pour les arts qu’à l’âge de vingt-trois ans[1]. Ayant quitté les Abruzzes pour Naples, il fréquente l'Académie des beaux-arts, où il obtient des succès, sous la direction d'Anton Sminck Pitloo puis de Gabriele Smargiassi. En 1837, il s'établit à Naples en compagnie de son frère Filippo. En 1839 et 1841, il expose à la Biennale Borbonica des paysages historiques dans un style romantique.

Venu s'établir en France, en 1844, il entre en contact avec Corot et Courbet. Exposant dès l'année suivante au Salon, il retourne à Naples en 1854, 1859 et 1866.

Avec Alberto Pasini, c'est l'un des premiers peintres italiens à peindre dans la forêt de Fontainebleau. Il se lie d'amitié avec Jean-François Millet, Narcisse Díaz de la Peña, Théodore Rousseau et Charles Jacque, peintres de l'école de Barbizon.

Il invite ses frères, Filippo, Nicola et Francesco Paolo (it) sont également peintres. à venir le rejoindre en France. Filippo et Nicola répondent à l'invitation ; Paolo reste à Naples, bientôt suivi par Nicola. En 1856, chargé par l’État de peindre les mérinos et les brebis de la bergerie de Rambouillet, il s’impose aux Salons avec des tableaux de formats inhabituels[2].

Vers la fin des années 1860, il signe, à Grez-sur-Loing, un bail de dix années avec l'aubergiste Chevillon, pour une autorisation de construire un cabanon-atelier sur le terrain de boules de l'auberge. L'atelier est la plupart du temps occupé par son frère Filippo. Giuseppe s'installe à Marlotte, au « Bocage », no 2 rue Palizzi, puis au no 100 de l'actuelle rue Gambetta, dans ce qui sera la « villa Palizzi ». Les deux frères sont surnommés « les peintres des ânes et des chèvres », car ils en glissent dans tous leurs tableaux. Filippo réalisait le portrait de ses petites amies accompagnées d'une chèvre[3]. Dévalisée, elle est démolie à la fin XIXe siècle[4],[5].

Les trois frères Filippo, Nicola et Giuseppe Palizzi se retrouvent à la « Gobba », petit atelier construit par Giuseppe, avec l'autorisation de l'administration forestière sur le terrain des Ventes à la Reine, sur la route de la Gorge aux Loups, à proximité de la mare aux Fées où, dans ses Souvenirs, Dominique Isengrain affirme que « les séances de pose y étaient plus langoureuses que laborieuses, que les soirées y étaient torrides et avinées, que les rires et les cris, et les chansons napolitaines et paillardes s'entendaient de loin[6] ».

Parmi les invités à la Gobba, Georges Gassies se souvient que s'y trouvaient Charles-Olivier de Penne et le marchand de tableaux Louis Adolphe Beugniet accompagné de son fils[7]. Giuseppe et Filippo partageaient volontiers leur bourse, mais également leur signature, pour la bonne raison que Giuseppe était plus coté en France et Filippo en Italie.

Dans les années 1870, Giuseppe Palizzi abandonne le style romantique. La guerre franco-prussienne, la mort de Nicola, en 1870, puis le départ de son frère Francesco Paolo pour Naples, puis sa mort quelque temps après, marquent pour Palizzi un changement dans sa vie et son travail.

Il a occupé des ateliers à Paris au no 14 de la rue Neuve-Fontaine-Saint-Georges (devenue rue Fromentin); dans la rue d'Amsterdam ; au no 69 du boulevard de Clichy et au village de Passy. Mort à Paris le , il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, après une cérémonie religieuse à l'église de la Sainte-Trinité de Paris le , dont le deuil est conduit par son frère Filippo[8].

Giuseppe étant le seul à être resté en France, la villa Palizzi à Marlotte a ensuite été vendue aux enchères par le notaire de Montigny. Après la mort de Giuseppe, c'est le peintre Octave Alfred Saunier (d) (1842-1889), qui loua l'année suivante l'atelier la Gobba, avant sa disparition et la démolition du cabanon.

Collections publiques

En France
En Italie

Illustrations

  • L'Illustration du , illustration d'un article sur le domaine de Rambouillet.

Salons

  • 1845 : Paysage historique
  • 1848 : il obtient une médaille de deuxième classe
  • 1849 : La Vallée de Chevreuse
  • 1874 : La Forêt
  • 1880
  • Salon des artistes français :
    • 1881
    • 1882 : Entrée de clairière
    • 1888 : Intérieur de bergerie
    • 1887 : Le Lancer d'un relais de chien

Expositions

Galerie

Réception critique

« Je vois chez Palizzi des aquarelles de lui, très lumineuses, très violentes, très brillantes. Il me dit leur donner leur dernier éclat avec des couleurs chinoises, dont il a une boîte, qui donnent à tous ses tons comme un glacis de fraîcheur et de richesse, inconnu à nos couleurs d'Europe[17]. »

« Giuseppe Palizzi avait laissé des peintures humoristiques dans la salle-à-manger de l'auberge Chevillon à Grez, à la suite d'un long séjour en 1865 pour rétablir sa santé. Il fut si bien soigné qu'il se remit très vite et il dit à Madame Chevillon : « Mon premier tableau sera pour vous, je vais vous peindre une enseigne ! ». Cette enseigne est restée célèbre, elle représentait une table bien servie avec un cochon qui s'en fourre jusque-là tant la cuisine est bonne[18]. »

« Palizzi faisait la loi à Grez, une loi urbaine, supérieure, sa mémoire était riche en anecdotes, sur les grands hommes d'autrefois, son esprit fertile en théories; sceptique, calme et d'aspect vénérable ; et cependant, sous ces dehors, tout agité de superstition italienne, son œil recherchant des présages, et l'ensemble de ses manières concourant à lui donner l'apparence d'un bossu[19] »

 Robert-Louis Stevenson

« Chez Monsieur Palizzi, un grand sentiment du paysage et une véritable puissance de coloriste[19]. »

Distinctions

Médigraphie

Notes et références

Liens externes

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