Globalstar seconde génération
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| Organisation | Client : Globalstar, Inc ; maître d'œuvre : Thales Alenia Space |
|---|---|
| Programme | Constellation de satellites de télécommunication |
| Domaine | Télécommunications |
| Constellation | 48 |
| Lancement | à partir de l'automne 2010 |
| Lanceur | Soyouz |
| Durée de vie | 15 ans |
| Masse au lancement | 700 kg |
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| Localisation | 6 satellites dans 8 plans orbitaux inclinés de 58 degrés à 1 414 km d'altitude |
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Globalstar seconde génération est la constellation de seconde génération des satellites Globalstar.
Elle est déployée à partir du troisième trimestre 2010[1].
Ces 48 satellites (dits GB2), destinés à remplacer ceux de première génération, déjà en orbite circulaire inclinée à 52 degrés, à une altitude de 1 414 km, sont lancés par grappe de six par huit fusées Soyouz à partir du nouveau pas de tir du Centre spatial guyanais, en 2010-2011.
La réalisation des satellites a été attribuée à Alcatel Alenia Space[2], devenue Thales Alenia Space (TAS), dans l'établissement de Cannes.
Ces satellites de seconde génération sont plus gros : 700 kg au lieu de 440 kg et ont une durée de vie prévisionnelle de 15 ans au lieu de 7,5 ans.
La vitesse de transmission des données passe de 9,6 kb/s à 1 Mb/s dans le sens descendant et 256 kb/s dans le sens montant.
Le projet représente 621 M€ pour les 48 satellites, soit 13 M€ pièce et 40 M€ pour le déploiement.
Ce programme subit des premières vicissitudes dues à la crise financière de 2007-2009, obligeant la Coface à intervenir garantissant un prêt bancaire de 574 M€ permettant de terminer la constellation[3]. Finalement, en , Globalstar, Inc obtient le financement complet de sa constellation permettant la signature d’un avenant au contrat initial précisant notamment les nouvelles conditions de production et le calendrier de livraison des satellites pour permettre un démarrage des lancements de la constellation dès 2010[4],[5].
Le , Globalstar commande six satellites supplémentaires à Thales Alenia Space, pour un montant de 149,9 M€, devant être lancés en 2015[6].
Avec une masse au lancement d’environ 700 kg et une puissance en fin de vie de 1,7 kW, chaque satellite est équipé de 16 répéteurs dans les bandes C à S et 16 récepteurs dans les bandes L à C.
Ils offrent en outre une plate-forme pour des services améliorés et la mise en place de solutions innovantes.
Le module de service, basé sur la plateforme EliteBus[7] assure :
- un contrôle d'attitude trois-axes, au moyen d'un jeu de 4 roues à réaction, de générateur de couples magnétiques et d'un jeu de 4 moteurs-fusées de 1 Newton de poussée. La détermination d'attitude est fournie par des senseurs terrestre infrarouge (IRS, pour InfraRed Sensor) et solaires grossier (CSS pour Coarse Sun Sensor) et fin (FSS pour Fine Sun Sensor).
- un positionnement précis sur orbite grâce à un équipement de navigation GPS .
- une puissance électrique fournie par un générateur solaire avec des cellules photovoltaïques à l'arséniure de gallium et des batteries Lithium-Ion.
Ces nouveaux satellites sont produits à l'échelle de l'Europe, notamment sur plusieurs sites de Thales Alenia Space :
- en France, notamment
- à Cannes, maître d'œuvre du programme, fabricant les sous-systèmes thermiques, les structures, le câblage, la propulsion et réalisant l'intégration mécanique des satellites avant leur envoi à Rome pour l'intégration finale et les essais ; et responsable des services d’assistance technique pour les lancements et le contrôle en orbite des satellites ;
- à Toulouse : les charges utiles
- en Italie, notamment à L'Aquila (diverses unités électroniques) ; à Turin (une partie des panneaux structurels) ; à Milan (calculateurs de bord et une partie des récepteurs GPS) ; à Rome antennes en bande L et l'intégration finale et les essais de la série des satellites
- en Espagne, à Madrid : diverses unités électroniques.