Au moment de la défaite française en , le croiseur se trouve au port d'Alger. Il rejoint Toulon le avec la 4edivision de croiseurs restés fidèles au gouvernement de Vichy.
Les sécessions des territoires d'Afrique noire par les FFL de la France libre constituées au Tchad et au Cameroun incitent le gouvernement de Vichy à envoyer à Dakar la 4edivision de croiseurs ou Force Y constitué, outre la Gloire, de ses Sister ships Montcalm et Georges Leygues. Les navires franchissent sans encombre le détroit de Gibraltar tenu par les Anglais et arrivent à Dakar le . Le , la Gloire tente de rejoindre Libreville en Afrique-Équatoriale française. Cette région est depuis le ralliée à la France libre mais elle n'est n'est pas encore totalement sous contrôle des FFL. Le croiseur est intercepté par une Task Force constituée des croiseurs lourdHMASAustralia et HMSCumberland qu'il ne peut distancer à cause de problèmes de machines. Les unités de la Royal Navy le reconduisent sous escorte jusqu'à Casablanca. La Gloire ne participe pas à la bataille de Dakar du 23 au . Après avoir subi des travaux de carénage à Casablanca, il participe aux opérations de sauvetages auprès du paquebotLaconia en coulé par le sous-marin allemand U-156.
Après le débarquement allié en Afrique du Nord (opération Torch) et l'invasion de la zone sud par les Allemands (opération Anton) en , la Gloire rejoint les forces françaises combattantes. Avec l'ensemble des croiseurs de 4edivision basés à Dakar, elle est modernisée dans les chantiers navals de Philadelphie à partir de . Les croiseurs de la division participent ensuite aux patrouilles anti-runner de blocus des navires allemands opérant au centre et au sud de l'Atlantique jusqu'au .
En , la Gloire appuie le débarquement allié sur Anzio (opération Shingle) puis assure le transport de plusieurs unités françaises vers l'Italie et la Corse. Après un carénage à Alger d'avril à , elle participe au débarquement de Provence en (opération Dragoon). Jusqu'à la fin de la guerre, elle fournira des appuis feu aux forces alliées sur les côtes italiennes et françaises contre des objectifs terrestres
Après-guerre
Après guerre le croiseur effectue trois missions en Indochine avant d'être mis en réserve le . il est démantelé en .
Alain Boulaire, La Marine française: De la Royale de Richelieu aux missions d'aujourd'hui, Quimper, éditions Palantines, , 383p. (ISBN978-2-35678-056-0)