Gnésio-luthérien
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Gnésio-luthérien (du grec γνήσιος [gnesios]: vrai, authentique) est le nom moderne donné à un parti théologique dans les églises luthériennes, opposé aux philippistes après la mort de Martin Luther et avant la Formule de Concorde. De leur temps, ils étaient appelés flaciens par leurs adversaires et eux-mêmes s'appelaient luthériens. Plus tard, on a appelé flacien un adepte du point de vue de Matthias Flacius sur le péché originel, rejeté par la formule de Concorde. Dans un sens plus large, le terme gnésio-luthérien est associé principalement à la défense de la doctrine de la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie.
Après la mort de Martin Luther et l'Intérim d'Augsbourg, en 1548, une scission s'est produite dans l'Église luthérienne allemande entre, d'une part, les gnésio-luthériens, luthériens intransigeants, présents à Magdebourg et à l'université d'Iéna, et, d'autre part, les philippistes, disciples de Philippe Mélanchthon, modérés et prêts à modifier la théologie à partir de l'humanisme dont les controverses ont duré de 1548 (Intérim d'Augsbourg) à 1577 (Formule de Concorde), .
Les gnésio-luthériens respectaient une discipline doctrinale stricte, mais ils s'opposaient aussi avec détermination à ce qu'ils considéraient comme les erreurs de leurs camarades comme Nicolaus von Amsdorf (Amsdorfiens), Matthias Flacius (Flaciens), Poach et d'autres.
Parmi les gnésio-luhériens il y avait Caspar Aquila, Joachim Westphal, Johann Wigand, Matthäus Judex, Joachim Mörlin, Tilemann Hesshus, Johann Timann, Simon Musaeus, Erasmus Sarcerius et Aegidius Hunnius l'Ancien.
En 1574, la volonté d'une union des luthériens allemands pour revenir à la pure doctrine de Luther qui aurait été déviée par les philippistes et les crypto-calvinistes a entraîné le bannissement des philippistes et des crypto-calvinistes de Saxe.