Gordon Parks

photographe et cinéaste américain From Wikipedia, the free encyclopedia

Gordon Parks est un photographe, réalisateur, romancier, essayiste, journaliste et militant noir américain, né le à Fort Scott, Kansas, et mort le à New York.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Evergreen Cemetery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Gordon Roger Alexander Buchannan Parks
Faits en bref Naissance, Décès ...
Gordon Parks
Gordon Parks, lors d'une manifestation pour les droits civiques, à Washington en 1963
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Evergreen Cemetery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Gordon Roger Alexander Buchannan Parks
Nationalité
Formation
Central High School (en)
Ricker College (en)
Storm King School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Genevieve Young (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Gordon Parks, Jr.
Toni Parks (d)
David Parks (en)
Leslie Parks (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Mouvement
Réalisme social (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Représenté par
Galerie Jack Shainman (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
Distinctions
Liste détaillée
Films notables
Fermer

Ses œuvres les plus connues sont ses photo-reportages pour le magazine Life ainsi que l'un de ses films, Les Nuits rouges de Harlem (Shaft).

Biographie

Gordon Parks en 1984.

Gordon Parks est né à Fort Scott dans le Kansas, dernier d'une famille de quinze enfants[1]. Ses parents, des maraîchers[2], sont Sarah Ross Parks et Andrew Jackson Parks[3] . Il perd sa mère à l'âge de quinze ans[4]. Il emménage alors à Saint Paul dans le Minnesota, chez l'une de ses sœurs Maggie Lee[5]. Découragé par la ségrégation raciale, il abandonne ses études secondaires[6] pour exercer divers métiers, dont celui de pianiste[7].

En 1937, alors qu'il est âgé de 25 ans, il commence sa carrière de photographe à Chicago, où il devient photographe de mode et de personnalités.

En 1942, il reçoit une bourse de photographie de la Fondation Julius Rosenwald. La même année il réalise un photo-reportage pour la section photographique de la Farm Security Administration[8] dont le projet consistait à faire un bilan objectif des conditions de vie et de travail des Américains ruraux[9]. La même année, il réalise une série de photographies ayant pour sujets la femme de ménage Ella Watson et sa famille, laquelle marque un tournant dans sa carrière[10]. Après la guerre, il collabore, comme photographe et photo-reporter[11] avec la Standard Oil Company[12], les magazines[13],[14] Fortune, Life[15],[16], Vogue[17],[18], Glamour et Ebony[19]. En 1952, il réalise un reportage photographique sur le Studio Harcourt.

Gordon Parks est le premier photographe noir ayant travaillé pour le magazine Life pour lequel il a réalisé des reportages sur la ségrégation raciale et les inégalités aux États-Unis, se concentrant sur les relations raciales, la pauvreté, les droits civiques et la vie urbaine.

En 1962, il épouse Elizabeth Campbell, fille du dessinateur E. Simms Campbell ; ils divorcent en 1973[20].

En 1963, il publie ses mémoires sous le titre de The Learning Tree / Les sentiers de la violence[21].

Parks meurt d'un cancer[22] le [23] à New York, à l'âge de 93 ans[24]. Il est enterré à l'Evergreen Cemetery[8] de Fort Scott dans le comté de Bourbon (Kansas).

Son fils Gordon Parks Jr. est également réalisateur, entre autres, de Superfly (1972).

Archives

À sa mort, ses archives sont déposées à la Gordon Parks Foundation[25].

En 2006, s'ouvre le Gordon Parks Museum à Fort Scott[26].

En 2014 le High Museum of Art[27] fait l'acquisition de 14 clichés de Gordon Parks[28].

Expositions

Expositions individuelles

  • 2023 : « Gordon Parks & Contemporaries through the lens », The Denison Museum, Granville, Ohio, du 16 janvier au 29 mars 2023[29], [30]

Expositions collectives

Filmographie

Comme réalisateur

Comme acteur

Comme compositeur

Comme scénariste

Comme producteur

Publications

Liste non exhaustive.

  • Flash Photography, éd. New York: Grosset & Dunlap, 1947
  • The Learning Tree, éd. Fawcett Books, 1963
  • A Choice of Weapons, éd. Minnesota Historical Society Press, 1966
  • Gordon Parks: A Poet and His Camera, éd. Penguin Putnam, 1968
  • Born Black, 1971, (ISBN 9780397006908)
  • Gordon Parks: Whispers of Intimate Things, éd. Viking Press, 1971
  • To Smile in Autumn, éd. W. W. Norton & Company, 1979
  • Shannon, éd. Little Brown and Company, 1981
  • Voices in the Mirror: An Autobiography, éd. Broadway Books, 1990
  • Arias in Silence, éd. Little Brown and Company, 1994
  • Gordon Parks Half Past Autumn: A Retrospective, éd. Bulfinch Press, 1997
  • A Star for Noon, éd. Bulfinch Press, 2000
  • The Sun Stalker, éd. Ruder-Finn Press, 2003
  • Eyes With Winged Thoughts, éd. Atria Books, 2005
  • A Hungry Heart, éd. Washington Square Press, 2005
  • (en) Gordon Parks, A Harlem Family 1967, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation/The Studio Museum in Harlem, , 112 p. (ISBN 978-3-86930-602-5, présentation en ligne).
  • (en) Peter W. Kunhardt, Jr. (ed.) et Paul Roth (ed.), Gordon Parks : Collected Works, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation, , 1084 p. (ISBN 978-3-86930-530-1, présentation en ligne).
  • (en) Gordon Parks, The Making of an Argument, Göttingen, Steidl, , 136 p. (ISBN 978-3-86930-721-3, présentation en ligne).
  • (en) Gordon Parks, Segregation Story, Göttingen, Steidl/High Museum of Art, , 120 p. (ISBN 978-3-86930-801-2, présentation en ligne).
  • (en) Gordon Parks, Back to Fort Scott, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation, , 144 p. (ISBN 978-3-86930-918-7, présentation en ligne).
  • (en) Michal Raz-Russo, Jean-Christophe Cloutier, Matthew S. Witkovsky (intro.) et John F. Callahan (intro.) (préf. Peter W. Kunhardt, Jr., Douglas Druick), Invisible Man : Gordon Parks and Ralph Ellison in Harlem, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation/The Art Institute of Chicago, , 168 p. (ISBN 978-3-95829-109-6, présentation en ligne).
  • (en) Peter W. Kunhardt, Jr. (ed.) et Paul Roth (ed.), Gordon Parks : Collected works, study edition, Göttingen, Steidl, , 1084 p. (ISBN 978-3-95829-262-8, présentation en ligne).
  • (en) Peter W. Kunhardt, Jr. (ed.) et Felix Hoffmann (ed.), Gordon Parks I am You : Selected works, 1942-1978, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation/ C/O Berlin, , 288 p. (ISBN 978-3-95829-182-9, présentation en ligne).
  • (en) Gordon Parks, The Flavio Story, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation, , 304 p. (ISBN 978-3-95829-344-1, présentation en ligne)[31].
  • (en) Peter W. Kunhardt, Jr. (ed.) et Philip Brookman (ed.), Gordon Parks : The New Tide, Early Work 1940–1950, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation/National Gallery of Art, , 352 p. (ISBN 978-3-95829-494-3, présentation en ligne).
  • (en) Peter W. Kunhardt, Jr. (ed.), Paul Roth (ed.) et April Watson (ed.) (préf. Kareem Abdul-Jabbar), Gordon Parks, Muhammad Ali, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation/Nelson-Atkins Museum of Art, , 216 p. (ISBN 978-3-95829-619-0, présentation en ligne).
  • (en) Nicole Fleetwood, Bryan Stevenson, Peter W. Kunhardt, Jr. (ed.) et Sarah Hermanson Meister (ed.), Gordon Parks : The Atmosphere of Crime, 1957, Göttingen, Steidl/The Gordon Parks Foundation/The Museum of Modern Art, , 120 p. (ISBN 978-3-95829-696-1, présentation en ligne).

Récompenses et distinctions

Notes et références

Voir aussi

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