Gouvernement Andréas Papandréou II

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Gouvernement Andréas Papandréou II
(el) Κυβέρνηση Ανδρέα Παπανδρέου 1985

IIIe République hellénique

Description de cette image, également commentée ci-après
Le Premier ministre Andréas Papandréou.
Président de la République Khrístos Sartzetákis
Premier ministre Andréas Papandréou
Élection 3 juin 1985
Législature IVe
Formation
Fin
Durée 4 ans et 27 jours
Composition initiale
Parti politique PASOK
Ministres 14
Femmes 1
Hommes 13
Représentation
Parlement
161  /  300
Drapeau de la Grèce

Le gouvernement Andréas Papandréou II (en grec moderne : Κυβέρνηση Ανδρέα Παπανδρέου 1985) est le gouvernement de la République hellénique entre le et le , sous la IVe législature du Parlement.

Il est dirigé par le socialiste Andréas Papandréou, à nouveau vainqueur des élections législatives à la majorité absolue. Il succède au gouvernement Papandréou I et cède le pouvoir au gouvernement de coalition du conservateur Tzannís Tzannetákis après que le PASOK a perdu sa majorité aux élections de 1989.

Formation

Dirigé par le Premier ministre socialiste sortant Andréas Papandréou, fils de l'ancien chef de l'exécutif Geórgios Papandréou, ce gouvernement est constitué et soutenu par le Mouvement socialiste panhellénique (PASOK). Seul, il dispose de 161 députés sur 300, soit 53,7 % des sièges du Parlement.

Il est formé à la suite des élections législatives anticipées du 3 juin 1985.

Il succède donc au gouvernement Papandréou I, également constitué et soutenu par le seul PASOK.

Au cours du scrutin, le PASOK totalise 45,8 % des voix, recul d'environ deux points par rapport aux élections de 1981, qui lui accorde une nette majorité absolue malgré la perte de 11 députés. Au pouvoir entre 1974 et 1981, la Nouvelle Démocratie (ND) refait une partie de son retard en totalisant 40,8 % des suffrages et 126 parlementaires.

Papandréou et son équipe de 13 ministres, au sein de laquelle il exerce personnellement la direction du ministère de la Défense nationale et du ministère de la Grèce du Nord, sont assermentés au palais présidentiel d'Athènes par le président de la République Khrístos Sartzetákis le , deux jours après le scrutin. Il s'agit alors d'une équipe provisoire, dans l'attente d'une réforme de la structure de l'exécutif, qui intervient le [1],[2].

Succession

Le , à dix semaines des élections législatives, le banquier Giórgos Koskotás, incarcéré aux États-Unis, accuse Papandréou de corruption. Selon lui, le Premier ministre et de hauts fonctionnaires auraient ordonné le transfert des fonds d'entreprises publiques vers la Banque de Crête, propriété de Koskotás, et auraient perçu en échange une partie des intérêts devenant revenir aux sociétés d'État. Niant toute implication, le chef de l'exécutif survit à une motion de censure puis procède, le , à un important remaniement ministériel marqué par le départ de son bras droit Ménios Koutsógiorgas[3],[4],[5].

Lors du scrutin législatif, la ND devance le PASOK mais échoue à remporter la majorité absolue, à six sièges près. Elle s'associe alors la coalition de gauche radicale Synaspismós (SYN) et constitue un gouvernement sous l'autorité de Tzannís Tzannetákis afin d'écarter provisoirement Papandréou du pouvoir, réaliser quelques réformes et organiser de nouvelles élections.

Composition

Références

Voir aussi

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