Gouvernement De la Espriella
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Le gouvernement De la Espriella est le gouvernement de la république unitaire de Colombie à partir du dont le président est Abelardo de la Espriella élu le 21 juin 2026. Il succède au gouvernement Petro.
| Président | Abelardo de la Espriella |
|---|---|
| Vice-président | José Manuel Restrepo Abondano |
| Élection | 21 juin 2026 |
| Législature | Xe |
| Formation | |
| Durée | 1 jour |
| Coalition | CD-PCC-PUG-CR-MSN-Mira-PDC-CC-CITREP (11 membres du sur 16) |
|---|---|
| Ministres | 18 |
| Femmes | 9 |
| Hommes | 9 |
| Chambre des représentants |
|
|---|---|
| Sénat de la République |
|
Contexte
Election présidentielle de 2026
L'élection présidentielle de 2026 voit s'affronter Iván Cepeda issu du parti présidentiel Pacte Historique, Paloma Valencia issu du parti Centre Démocratique et un candidat "outsider", Abelardo de la Espriella. Homme d'affaire et avocat proche des courants libertariens[1]. Il crée en 2025 son mouvement Defenseurs de la Patrie dans l'objectif de remporter les élections. Il défend durant sa campagne un rapprochement avec les Etats-Unis et plaide pour un non compromis avec les cartels de drogue colombiens en totale opposition avec le président en exercice Gustavo Petro. Il est vivement critiqué pour ses propositions radicales inspirées de plusieurs alliés de la région comme Nayib Bukele (dont il tire des inspirations sur la réforme de la justice) et Javier Milei ou encore Donald Trump[2]. Il crée la surprise lors du premier tour en arrivant devant le candidat de la formation sortante avec 43,74% des voix et loin devant Paloma Valencia, pourtant donnée en tête dans les sondages qui réalise un score de 6,92% (le plus bas du parti)[3]. Malgré des critiques méprisantes du candidat en tête sur l'orientation sexuelle du collistier de la candidate, celle-ci apporte, après Iván Duque, son soutien au candidat[4].
Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2026, le candidat d'extrême droite Abelardo de la Espriella s'impose avec 49,66% des voix face au candidat de gauche Iván Cepeda. Malgré des contestations quant aux résultats, l'autorité électorale concède trois jours plus tard la victoire au candidat antisystème[5],[6].
Abelardo de la Espriella succède à Gustavo Petro, président d'alternance élu en 2022[6].
Formation
Investiture
Six jours avant l'investiture d'Abelardo de la Espriella, un camion piégé explose à Cúcuta près de la frontière avec le Venezuela[7]. Le président élu réagit sur les réseaux sociaux en affirmant "condamner avec la plus grande fermeté l'attentat terroriste lâche perpétré à Cúcuta contre notre police nationale". Cet évènement intervient alors que le président élu a formulé le souhait d'organiser son investiture dans le sud-ouest du pays, région touchée par les affrontements entre organisations de trafiquants de drogue et guérilléros[8]. Le gouvernement sortant de Gustavo Petro a toutefois mis en garde sur de potentiels actes terroristes durant la cérémonie d'investiture à Cali[9]. Près de 11 000 policiers et militaires sont mobilisés par le ministère de l'Intérieur sur recommandation du président sortant[10].
Le 7 août 2026, Abelardo de la Espriella est officiellement investi président de la république. Plusieurs délégations et personnalités sont présentes parmi lesquelles de nombreux soutiens du candidat : Javier Milei (président de l'Argentine), José Antonio Kast (président du Chili), Daniel Noboa (président de l'Equateur). Des délégués officiels de la maison blanche sont également présents. Le président de la FIFA Gianni Infantino, proche du président Donald Trump et figure très critiquée dans le monde politico-sportif est présent à la cérémonie[11].
Formation d'une coalition au Congrès
Lors de l'installation du Congrès le 20 juillet 2026, plusieurs partis de droite au centre ont affiché leur soutien au gouvernement De la Espriella : le Centre Démocratique, Changement Radical, le Parti social d'unité nationale, Creemos Colombia, le Mouvement indépendant de rénovation absolue et le Mouvement de Salut National (proche soutien du candidat durant la campagne aux présidentielles)[12],[13]. Toutefois cette majorité, loin d'être absolue, se montre très fragile. Lors de l'élection du président du Sénat, le candidat Alfredo Deluque proposé par le président élu et membre du parti de la U a été battu par le candidat proposé par le Centre Historique avec le soutien du Pacte Historique. Le gouvernement de De la Espriella repose sur un socle parlementaire relativement faible et variable, son mouvement Défenseurs de la Patrie n'ayant pas proposé de candidat aux législatives de 2026, notamment en raison de la certification de parti politique obtenue juste après les élections présidentielles[14],[15],[16].
Formation d'un gouvernement
Dans les jours qui suivent, Abelardo de la Espriella annonce par la voix de son vice-président les noms de plusieurs ministres désignés dont Rodrigo Lara Restrepo au ministère de l'intérieur[16]. Une très grande partie de ses membres sont issus des rangs du parti présidentiel et de son soutien, le Mouvement de salut national. Presque un tiers des ministres sont indépendants et/ou issus des partis composant la coalition parlementaire au congrès (Changement radical, Creemos Colombia...).
Dix-huit ministres sont nommés, répartis de manière égale entre neuf hommes et neuf femmes.