Gouvernement Ribot IV

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Le quatrième gouvernement Alexandre Ribot est le gouvernement de la Troisième République en France du 9 au . Ses sous-secrétaires d’État sont nommés le seulement.

Président de la République Raymond Poincaré
Formation
Faits en bref Président de la République, Président du Conseil ...
Gouvernement Ribot IV

Troisième République

Description de cette image, également commentée ci-après
Le Premier ministre, Alexandre Ribot, en 1914.
Président de la République Raymond Poincaré
Président du Conseil Alexandre Ribot
Formation
Fin
Durée 3 jours
Composition initiale
Coalition FR - PRD - PRRRS - RI
Représentation
Chambre des députés
145  /  602
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Alexandre Ribot est appelé pour la quatrième fois de sa carrière à former un gouvernement dans un contexte compliqué pour le président de la République Raymond Poincaré. En effet, les élections législatives de 1914 ont donné à la gauche (dans sa pluralité) une potentielle majorité absolue, si elle parvient à s'unir. Cette majorité pourrait vouloir abroger la loi des Trois ans, à quelques mois de l'éclatement de la Première Guerre mondiale. Pour éviter cela, le radical Léon Bourgeois propose alors au président de la République, qui dispose du pouvoir de nomination des présidents du Conseil, le nom d'Alexandre Ribot. La présidence de la République espère que ce dernier sera capable de s'attirer les faveurs des radicaux modérés. Le gouvernement est présenté le . Le , Alexandre Ribot prononce à l'Assemblée nationale la déclaration du ministère. Il est renversé le jour même[1].

Composition

Davantage d’informations Portefeuille, Titulaire ...
Portefeuille Titulaire Parti
Président du Conseil Alexandre Ribot FR
Ministres
Ministre des Affaires étrangères Léon Bourgeois PRRRS
Ministre de la Guerre Théophile Delcassé RI
Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts Arthur Dessoye PRD
Ministre de l'Intérieur Paul Peytral PRRRS
Ministre de la Justice Alexandre Ribot FR
Ministre de la Marine Émile Chautemps PRRRS
Ministre de l'Agriculture Adrien Dariac PRD
Ministre des Finances Étienne Clémentel PRRRS
Ministre des Travaux publics Jean Dupuy PRD
Ministre du Commerce, Industrie, Postes et Télégraphes Marc Réville RI
Ministre des Colonies Maurice Maunoury RI
Ministre du Travail et de la Prévoyance sociale Jean-Baptiste Abel PRD
Sous-secrétaires d’État
Sous-secrétaire d’État à l'Intérieur Joseph Le Cherpy PRD
Sous-secrétaire d’État à la Guerre Alfred Margaine PRRRS
Sous-secrétaire d'État à la Marine, chargé de la Marine marchande Charles Guernier PRD
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Politique projetée

Le gouvernement Ribot IV est l’un des plus courts de l’histoire de France. C’est un ministère à tonalité modérée, mais avec la participation de plusieurs radicaux de poids, dont Léon Bourgeois.

Dans sa déclaration à la chambre du , le président du Conseil rappelle sa volonté de maintenir la loi des Trois ans et l'alliance avec la Russie. Il propose le rétablissement de la situation financière au moyen d'un emprunt, et explique vouloir la discussion au Sénat de l'instauration de l'impôt sur le revenu. Alexandre Ribot déclare son attachement à l'école laïque et à la recherche d'un accord entre l'Assemblée nationale et le Sénat en vue d'une réforme électorale[1].

Fin du gouvernement et passation des pouvoirs

L’accueil de son discours à la Chambre est très violent. Interpelé par des députés de gauche, Ribot se défend en faisant allusion, semble-t-il, à des informations au sujet de la préparation par l'Allemagne d'une guerre contre la France. Le député socialiste Marcel Sembat, pensant qu'il s'agit-là d'une manœuvre destinée à intimider la Chambre, dénonce ce qu'il perçoit comme étant une tactique grossière. Les bancs socialistes clament alors, à l'attention d'Alexandre Ribot, qui a 72 ans : "Au Père-Lachaise !"[1].

Les députés de gauche font alors voter une résolution donnant la priorité à la discussion de l'ordre du jour, et privant de ce fait le cabinet Ribot de vote de confiance. Le gouvernement est donc renversé le jour même de sa présentation à l'Assemblée nationale[1].

Le , Raymond Poincaré nomme René Viviani à la présidence du Conseil des ministres, et le charge de former le gouvernement Viviani I.

Notes et références

Voir aussi

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